Edito
 

Monde en guerres

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le 31.12.17 | 12h00 Réagissez


Il est encore des régions dans le monde comme en Afrique, où des peuples n’ont jamais connu le moindre jour de paix. Comme le Sud-Soudan, le dernier-né des Etats africains, conséquence du démembrement du Soudan à la suite d’une guerre civile qui a ravagé ce pays depuis son indépendance. C’est toute la panoplie des conflits, avec au bout comme enjeu, le pouvoir et le pillage des ressources, ce qui ne peut être accompli sans aide extérieure.

Au mieux, dira-t-on, car ce sont aussi des guerres par procuration ou par groupes interposés. Et dire que l’on croyait que le monde s’acheminait, après la fin de la guerre froide, vers un état de paix qui allait mettre fin à d’autres situations, mais autant dire des aventures qui s’achèvent sur les routes de l’exil, sinon en mer. Ceux qui y recourent sont appelés des migrants, des clandestins, et traités comme tels, sans recherche des causes qui ont amené des millions de personnes à quitter leurs terres et à se couper de leurs racines. C’est justement ce monde de guerres qui broie les plus faibles et rappelle que les promesses sont ce qu’elles sont et rien d’autre. Cela s’est vérifié dès la fin de la guerre froide avec, croyait-on, celle des blocs, et donc l’avènement d’un monde meilleur. Et là, les promesses n’ont pas manqué en direction de l’Afrique notamment. Comme cette décennie pour le développement décrétée par l’ONU, ou ce nouveau discours séduisant au départ, mais qui s’est révélé fondamentalement faux.

Ceux qui le tenaient s’engageaient à encourager les échanges et à en finir avec l’aide qui n’a jamais rien permis en termes de développement bien entendu. Ceux-là ont ruiné certaines économies africaines en subventionnant les actions de leurs opérateurs. C’est ce qui s’appelle l’échange inégal. Ou encore le partenariat que l’on disait nouveau, aussi bien dans sa conception que dans sa finalité. Il n’en fut absolument rien. Bien au contraire, des politiques menées durant ce dernier quart de siècle ont accentué le sous-développement en Afrique, mais aussi les guerres et autres crises qui ont cette particularité de se dérouler dans des espaces géographiques réputés pour leurs ressources naturelles, certaines d’entre elles étant rares. Bien sûr que cela suscite des convoitises, et même plus que cela lorsque l’offre est bien inférieure à la demande. Guerres commerciales alors ? Certainement pas au regard de l’impact sur les populations, ciblées et contraintes à la fuite d’abord, et l’exode ensuite. Voilà donc les véritables raisons de ce flux migratoire qui semble tant menacer le monde à force d’être pointé du doigt, et qui alimente tant de discours haineux et xénophobes.

On traite alors des effets et non pas des causes pourtant connues et avérées. Comme si alors il fallait une cause pour expliquer certains échecs. Comme pour toutes les situations où l’être humain se retrouve dos au mur, il y a des explications pour tout, et conséquemment des approches autres que la répression dans le cas des conflits, ou alors des centres dits de rétention, mais qui ne sont rien d’autre que de nouvelles frontières. Plutôt dérisoires.

Mohammed Larbi
 
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