Edito
 

Les batailles de demain se gagnent aujourd’hui

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le 12.02.18 | 12h00 Réagissez


La solennité qui a marqué ce week-end la tenue du congrès du Rcd (Rassemblement pour la culture et la démocratie), rehaussée par la présence d’un large aréopage du pôle de l’opposition démocratique, préfigure-t-elle d’une mobilisation de ce camp qui peine à se rassembler autour d’un projet politique commun en dépit des initiatives successives ? A entendre les interventions des invités à la séance d’ouverture du congrès du Rcd qui se rejoignent toutes sur le fond : l’état des lieux du pays, l’impasse politique, l’échec des politiques économiques et la nécessité d’un renouveau global dans le système de gouvernance du pays, il serait certes présomptueux d’affirmer que ce congrès aura été celui de l’unité du camp démocratique.

Une unité tant souhaitée par les représentants de cette mouvance mais toujours contrariée par des vents contraires qui ont empêché le projet d’aboutir. Mais la grand-messe du RCD aura eu incontestablement le mérite de battre le rappel des forces démocratiques dans une conjoncture politique particulière précédant l’élection présidentielle de 2019, même si des absences remarquées sont à relever, qu’il s’agisse de personnalités ou de représentants des formations politiques se revendiquant de l’opposition démocratique. Les défections du FFS, de Mouloud Hamrouche, de Soufiane Djilali et d’autres personnalités du camp démocratique ne sont certainement pas le fruit du hasard, une simple omission dans l’établissement de la liste des invités ou une absence due à une question d’indisponibilité.

C’est là le signe que le chemin de la construction du pôle démocratique est encore long et ardu. Et que les effluves de la rencontre historique de Zéralda qui a réussi, pour la première fois dans l’histoire de cette mouvance, la prouesse de réunir l’opposition autour d’une plateforme politique commune, n’ont pas survécu aux égoïsmes partisans et aux ambitions de leadership de personnes. Bien que l’ex-leader du Rcd, le Dr Saïd Sadi, qui a quitté officiellement le parti pour se consacrer à «d’autres combats», ait fustigé les «janissaires de la politique» qui ont les yeux rivés sur le prochain scrutin présidentiel et auxquels il oppose une vision de bâtisseur de l’Algérie moderne, dans son développement et dans sa construction démocratiques, il demeure que cet enjeu électoral était bien présent dans les esprits et dans les discours des différents intervenants au congrès du Rcd.

Tout comme d’ailleurs l’appel au rassemblement des forces démocratiques qui est la raison d’être de ce parti et qui prend une connotation particulière dans la conjoncture présente, marquée par les fortes inquiétudes qui hantent le pays et son devenir. Les allocutions du Dr Sadi et du président du Rcd, Mohcine Belabbas, convergent d’ailleurs pour rappeler que les combats et les victoires à l’actif des forces du progrès et de la modernité n’ont été rendus possibles que grâce à la mobilisation de «l’Algérie qui avance».

Comment fédérer l’ensemble des énergies du camp démocratique sans exclusion autour d’un projet consensuel commun, articulé autour d’objectifs à court, moyen et long termes ? Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, a ouvert le débat en proposant de réfléchir à une candidature unique pour la prochaine élection présidentielle. Les batailles existentielles de demain dans lesquelles le Dr Sadi affirme inscrire son nouveau combat se mènent et doivent se gagner aujourd’hui. L’histoire n’attend pas, elle s’écrit au présent.

Omar Berbiche
 
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