Edito
 

Les bases du règlement

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le 24.12.17 | 12h00 Réagissez


Le vote à l’ONU contre la décision américaine concernant la ville d’Al Qods a marqué ces derniers jours l’actualité internationale. Un vote remarqué par le nombre de voix en faveur du texte soumis à l’Assemblée générale. Autant dire à ce sujet que le droit et la justice l’ont remporté sur toute autre considération, mais également sur les menaces.

Autant les amis et même les alliés ont pris leurs distances avec une décision qui pourrait être lourde de conséquences pour la paix et la sécurité internationales. Mais qu’en sera-t-il pour la suite, car il devrait bien y en avoir une, et justement les Palestiniens ne comptent pas s’arrêter à ce vote pour avoir envisagé ce cas de figure dès le début de cette décennie lorsqu’ils se sont retournés vers les institutions internationales, principalement l’ONU, afin non seulement de siéger en leur sein, mais les impliquer dans cette bataille que mène un Etat membre occupé.

C’est bien de cela qu’il s’agit puisque l’ONU est forte de ses résolutions prévoyant toutes la création d’un Etat palestinien aux frontières internationalement reconnues, et pas celles issues d’un arrangement conclu dans un cadre restreint. Et cette notion renvoie au processus de négociation qui a abouti aux accords dits d’Oslo conclus en 1993, et qui prévoyaient la création d’un Etat palestinien.

L’approche telle qu’envisagée par les Palestiniens est encore plus précise dans tout ce qui touche aux droits nationaux de leur peuple, alors que cette notion de solution dite à deux Etats, aisée à énoncer il est vrai, mérite cependant d’être constamment explicitée au sujet de ces mêmes droits. Il ne s’agit pas d’arrangements, mais de la stricte application des résolutions de l’ONU, notamment la batterie de textes adoptés par le Conseil de sécurité, aussi clairs et précis les uns que les autres.

Autant de positions qui ont amené les Palestiniens à dire dernièrement qu’ils n'accepteront «aucun plan» de paix proposé par les Etats-Unis au Proche-Orient après leur reconnaissance d’Al Qods comme capitale d'Israël. Ce sont là les propos du leader palestinien Mahmoud Abbas, qui a souligné que «les Etats-Unis se sont disqualifiés eux-mêmes», alors que, semble-t-il, les Américains préparent un plan de paix pour la région qui pourrait être dévoilé durant les prochains mois.

De quelle paix pourrait-il s’agir, et là, il s’agit principalement des conditions pour y aller ? Jusque-là, rappelle-t-on, toutes les initiatives engagées depuis plus d’un quart de siècle, principalement la conférence internationale de Madrid en 1991, en ont verrouillé le cadre en retenant comme base de règlement les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, adoptées au lendemain de la guerre de Juin 1967.

Israël a bien tenté de les défaire en lançant sa politique de colonisation fermement dénoncée il y a une année par le Conseil de sécurité. Tout est donc clair. C’est à la communauté internationale de défendre un de ses membres. Elle a déjà montré toute sa détermination. C’est un bon signe.
 

Mohammed Larbi
 
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