Edito
 

Le wahhabisme sur le banc des accusés

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le 03.02.18 | 12h00 Réagissez


L’argent de la famille des Al Saoud ne fait-il plus d’effet ? Jusque-là, les Saoudiens ont réussi à imposer leurs points de vue sur la scène internationale grâce à leurs pétrodollars qui les aidaient à corrompre la plupart des décideurs de ce monde, au point qu’ils sont devenus intouchables et qu’ils échappent à toute sanction alors qu’il y a beaucoup à dire à leur sujet.

Deux avocats britanniques viennent d’annoncer qu’ils demanderont la suspension de l’Arabie Saoudite de la Commission des droits de l’homme de l’ONU, à la demande, précisent-ils, des familles de plus de 60 personnes «arrêtées arbitrairement, détenues ou disparues», depuis septembre 2017.

Dans ce but, ils ont remis Conseil, dont le siège est à Genève, un rapport «fournissant des preuves que ces arrestations violent le droit saoudien et international», visant les militants des droits de l’homme, les dissidents politiques et ceux exerçant simplement leur liberté d’expression et «s’inscrivant dans une tradition bien étudiée d’abus commis par les autorités saoudiennes».

Avant les deux avocats, Amnesty International et Human Rjghts Watch avaient effectué la même démarche. A la suite d’un vote scandale, la Commission des droits de l’homme avait introduit en son sein le loup dans la bergerie en désignant les wahhabites parmi ses membres.
A l’époque, tout le monde avait estimé qu’un tel résultat n’avait été obtenu que parce que Riyad avait soudoyé surtout les délégations du tiers-monde dont la pauvreté rend vulnérables à la corruption beaucoup de ses représentants.

Face au tollé soulevé, la Belgique s’était publiquement excusée auprès de ses citoyens. Il est utile de rappeler que le gouvernement de Bruxelles avait officiellement accusé l’Arabie Saoudite d’être responsable des attentats terroristes qui avaient ensanglanté Bruxelles en 2014. C’était la première fois qu’un pays occidental désignait les Saoudiens dans le développement du terrorisme islamiste.

Jusque-là, leurs fabuleuses richesses et leur pétrole leur épargnaient d’être pointés du doigt pour leur responsabilité dans cette violence planétaire. Même les Etats-Unis ont cherché à protéger la famille Al Saoud en bloquant une partie du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 11 Septembre 2001. Le rapport avait mis en lumière l’implication des Al Saoud dans ce crime. Pour rappel, 17 des 19 terroristes qui avaient fait exploser les quatre avions étaient des Saoudiens.

L’Arabie Saoudite est aujourd’hui la honte de l’humanité. C’est un pays où les libertés individuelles et collectives sont inexistantes. Faisant une lecture éhontée du Coran et de la charia, des wahhabites ont imposé une barbarie unique en son genre au malheureux peuple de l’Arabie Saoudite, un peuple qui vit dans une misère totale alors que ses dirigeants se vautrent dans l’opulence et la luxure, surtout en Europe et aux Etats-Unis.

Un jour ou l’autre, quand ils n’auront plus de pétrole, il faudra créer un autre tribunal de Nuremberg afin de les juger pour crimes commis contre l’humanité par le wahhabisme, un avatar du nazisme.

La loi de l’argent a fait que l’Arabie Saoudite soit membre du Conseil des droits de l’homme. Il faut espérer que l’Assemblée générale de l’organisation prenne ses responsabilités et l’en expulse. Elle l'avait déjà fait contre, malheureusement, un autre pays, la Libye, lorsque El Gueddafi avait envoyé ses chars contre la ville de Benghazi. Ce ne sera que justice rendue aux victimes du terrorisme wahhabite.

 

Tayeb Belghiche
 
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