Edito
 

Le crime

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le 02.11.17 | 12h00 Réagissez


Pour les Palestiniens, c’est la Nakba, et c’est véritablement la catastrophe qu’ils vivent depuis exactement un siècle. Un mot lourd de signification sur la notion même d’injustice, puisque cette situation dure encore. Il y a effectivement 100 ans aujourd’hui que la Grande- Bretagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Lord Arthur Balfour, s’est engagée dans un processus de spoliation et de négation des droits de tout un peuple, et lui substituer une autre population venue d’autres contrées. C’était le 2 novembre 1917, en pleine Première Guerre mondiale, et avant même que l’armée britannique ne pose le pied en Palestine, peu après l’accord de Sykes Picot de 1916 sur le partage du Moyen-Orient envisagé dès 1915, et cinq années avant que la SDN (Société des nations), ancêtre de l’ONU, n'attribue en 1922 à la Grande-Bretagne, le statut de puissance mandataire. Encore que cela ne signifie en aucun cas la négation des droits des populations locales. Rien ne semble avoir été laissé au hasard, jusqu’à la décision de Londres de renoncer au statut en question, en 1947, et l’adoption la même année par l’Assemblée générale de l’ONU de la triste résolution 181 portant partage de la Palestine. Une totale injustice, commise en totale violation de la Charte des Nations unies qui devait promouvoir la paix après deux Guerres mondiales. Autant de dates et autant de faits pour situer, en attendant d’en parler, toute l’injustice générée par un système de domination dans les relations internationales. Avec des effets souvent inattendus, comme ceux que produit la situation au Proche-Orient. Beaucoup en parlent, et tous rapportent ce qui n’est rien d’autre qu’une cruelle désillusion, mais aussi le début d’une ère d’instabilité, laquelle, quoi que l’on dise, allait s’étendre à travers le monde par une espèce de cercles concentriques.

D’ailleurs, les principaux soutiens d'Israël ont fini par le reconnaître et parlent même, désormais, de menace sur leurs intérêts et leur propre sécurité. Tout s’explique, alors que les Palestiniens n’ont jamais renoncé à leurs droits nationaux. Ils en sont à leur troisième soulèvement, défiant l’occupant, allant jusqu’à s’opposer à leurs leaders dans certains de leurs choix. Ils l’avaient fait savoir dès 1987, puis en 1993 lors de la conclusion de l’accord dit d’Oslo, fort justement d’ailleurs, Israël reniant dès 1995 ses propres engagements. Portée par différentes formes de lutte, y compris armée, la question palestinienne se heurte toujours à une certaine opposition, ou du moins un sérieux black-out, celui-ci n’étant bien entendu pas dénué de calculs politiques. Une espèce de carcan dont la Direction palestinienne entend se défaire en parvenant à faire admettre l’Etat de Palestine au sein des instances internationales, et mener donc une autre forme de combat qu'Israël et ses alliés n’ont pas réussi à étouffer. Finis donc les tapes sur l’épaule et les sourires crispés fortement médiatisés, mais sans le moindre impact. Les Palestiniens se battent pour leurs droits et contre l’injustice. Et rien d’autre.
 

Mohammed Larbi
 
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