Edito
 

La victoire du pyromane

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le 10.12.17 | 12h00 Réagissez


Le locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, a atteint son objectif : il a allumé un incendie planétaire qui n’est pas près de s’éteindre. En décidant le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Al Qods (Jérusalem), il savait ce qu’il faisait. Il savait que sa décision, illicite, illégale et injuste, allait enflammer la rue musulmane et que le sang coulerait.

Depuis son accession au pouvoir, il n’avait pas cessé de manifester sa haine pour l’islam, au point de signer un décret interdisant l’accès aux Etats- Unis aux ressortissants de six pays musulmans. Un comportement raciste que même l’extrême droite européenne n’a pas envisagé. Il l’a aussi fait parce qu’il voit que la plupart des dirigeants musulmans, surtout les monarchies pétrolières arabes, réagiront mollement pour ne pas mettre en danger leurs biens personnels en Amérique, surtout leurs fortunes déposées dans les banques de New York et Chicago.

Trump a maintenant des raisons de se réjouir : le sang des Palestiniens a coulé en Cisjordanie et à Ghaza et les premiers martyrs ont été signalés hier. La troisième intifadha a apparemment  commencé. Et cela n’augure rien de bon, ni pour les Palestiniens ni pour les forces de paix israéliennes.

Le président américain a agi contre toute logique et en violation flagrante des décisions des Nations unies et du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient en général et sur Al Qods en particulier. Il a agi seul contre tous et contre les mises en garde, notamment celles de ses alliés occidentaux, même ceux qui n’éprouvent pas de sympathie pour le combat des Palestiniens. Il a créé une «situation inquiétante» qui ouvre la voie à une «escalade violente», selon l’ONU. Donald Trump a mis son pays dans un isolement total.

Il n’a trouvé aucun pays dans le monde pour soutenir sa position, à l’exception d’Israël bien entendu. Il est en train de mener une politique qui nuit aux intérêts mêmes des Etats Unis. En retirant son pays de plusieurs accords internationaux (accord de libre-échange nord- américain, environnement, accord sur les réfugiés et les migrants), il fait perdre une partie de son influence sur les affaires internationales de la première puissance du monde.

D’ores et déjà, le vice-président Pence, qui doit effectuer une tournée au Proche-Orient, est persona non grata dans certains pays, et l’OLP ne veut plus entendre parler, à juste titre d’ailleurs, de négociations israélo-palestiniennes sous l’égide des Etats-Unis. Donald Trump est un homme foncièrement dangereux. Son mépris pour les Noirs américains n’augure rien de bon pour la paix civile américaine. Avec ce qu’il a fait pour Al Qods, rien ne dit qu’il ne déclenchera pas un jour un conflit nucléaire.

Tayeb Belghiche
 
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