Edito
 

La seule solution

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le 31.08.17 | 12h00 Réagissez


C’est un itinéraire bien tracé et suffisamment connu que le secrétaire général de l’ONU a emprunté lors de sa visite au Proche-Orient. Il est en tout cas conforme aux résolutions des Nations unies relatives à ce sujet, en fixant de manière précise la question du droit, et laisser de côté ce qui relève du simple discours auquel plus personne ne prête la moindre attention. C’est tout d’abord le déplacement à Ghaza qui rappelle de ce fait que ce territoire demeure encore et toujours sous occupation israélienne. Et sous blocus israélien depuis dix années qui «étouffe les habitants, détruit l’économie et entrave la reconstruction», selon le constat dressé en juin 2016 par son prédécesseur, Ban Ki-moon.
En ce qui concerne l’approche cette fois, Antonio Guterres est demeuré très près des résolutions internationales, faisant ainsi peu cas des blocages israéliens tendant à le fausser. Il est ainsi demeuré très près de sa réaction en février dernier à la nouvelle loi israélienne sur la colonisation en soulignant très clairement qu’elle était en «infraction avec la loi internationale». Il a alors non seulement affirmé son attachement à la solution dite à deux Etats, mais plus que cela, il a en quelque sorte détruit le discours israélien et de tous ceux qui le soutiennent, en affirmant tout aussi clairement qu'il n'existait pas d'autre solution pour résoudre ce conflit que celle de la création d'un Etat palestinien, une espèce de «plan B» comme il l’a lui-même qualifié. Et encore, puisque les précisions ne manquent en aucun cas, un Etat palestinien tel que défini par les résolutions de l’ONU et non pas une espèce d’entité arbitrairement délimitée, et sans réelle souveraineté, et à laquelle les Palestiniens se sont constamment opposés.

C’est d’ailleurs ce message qui est porté par l’écrasante majorité des membres de l’ONU, aux côtés desquels siège l’Etat de Palestine depuis le 29 novembre 2012. C’est là l’unique manière de rendre justice au peuple palestinien. Quant au reste, c'est-à-dire la colonisation israélienne, il est balayé d’un revers de la main, ainsi que l’avait fait, le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies avec l’adoption d’une résolution réclamant l’arrêt de la colonisation israélienne. Ce qui avait alors fait dire au président palestinien, Mahmoud Abbas, que ce vote «n'a pas résolu le problème palestinien, mais l'a défini». Tout ceci par opposition au discours israélien non seulement jugé irrecevable, mais pris pour ce qu’il est, c'est-à-dire un danger. Les propos de M. Guterres sont clairs en soulignant que la fin de l’occupation israélienne permettrait de garantir la paix et la sécurité. Un état des lieux sans la moindre équivoque, et qui ne laisse pas la moindre place à un quelconque arrangement qui viendrait à être imposé. C’est en réalité, le cadre de l’ONU qui est privilégié avec ce que cela comporte comme base de négociation et de garanties si, bien entendu, Israël mettait fin à son blocage. Le monde appréhende fortement sa persistance. Jusqu’à quand ?

Mohammed Larbi
 
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