Edito
 

La faute au système ?

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 24.07.17 | 12h00 Réagissez


L’été s’annonce particulièrement chaud. Il l’est déjà, si l'on se fie aux températures caniculaires, mais il le serait davantage au regard de récentes déclarations laissant comprendre une remise en cause de certaines situations, qui seraient marquées par une espèce de rupture, ou encore une reprise en main, ou d’actions rendues aussi urgentes qu’absolument nécessaires par la situation économique actuelle. Des contrats seraient au bord de la rupture pour non-respect des engagements auxquels les parties contractantes ont souscrit.

Mais sait-on au moins avec exactitude quelles sont ces clauses et de quelle manière de tels contrats ont été attribués ? La question se pose de la même manière au sujet des factures d’impression impayées et dont le montant est extrêmement élevé. Une telle situation ne s’invente pas, puisqu’elle est ou devrait être portée par une relation contractuelle aux clauses qui seraient claires pour les parties contractantes. Il suffit de payer et dans les délais.

Tout comme les entreprises contractantes se voient imposer des normes et des délais. Mais qu’en est-il sur le terrain ? Dans bien des cas, il y a absence de l’autorité chargée de veiller sur les aspects contractuels et d’encaisser dans les délais ce qui lui est dû. Et quant à ce qu’elle doit, on apprend qu’elle a au moins rempli sa part d’obligations avec de premiers versements, et la levée de contraintes aussi bien financières, avec l’implication des banques, qu’administratives.

Toutefois, le résultat n’est pas toujours au rendez-vous, ou ce qu’on attendait. La réalisation de nombreux projets est ainsi sous-traitée, sans que l’on sache si le soumissionnaire était autorisé à le faire. Et quelles en sont les raisons ? Manque de moyens ou de compétences ? Ou encore trop d’engagements obligeant le soumissionnaire, encore lui, à sous-traiter l’exécution du projet et donc confier l’accomplissement de ces tâches à d’autres parties ?

Ce que ne devrait pas ignorer l’autorité en question. Et pourquoi donc a-t-elle enfreint ses propres règlements, avec des répercussions inévitables, celles-là à de multiples niveaux ? Les plus évidentes, parce que les plus connues, étant les retards dans la livraison des projets attribués. La réalisation de nombre d’entre eux traîne en longueur. Tout ce que le citoyen en retient, c’est leur durée excessivement longue, oubliant leur date d’attribution.

Ainsi en est-il de tronçons de l’autoroute Est-Ouest ouverts à la circulation, puis fermés à cause de défauts et faisant l’objet de réfections. Des travaux de réhabilitation ont bien été lancés il y a des années de cela, mais l’usager se heurte encore et toujours aux mêmes contraintes. Qui paiera pour ces malfaçons et ces retards ? Autant de questions qui se posent avec insistance, mais les réponses tardent à venir. En tout état de cause, cela coûte cher au pays. Et même trop.

Mohammed Larbi
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie