Edito
 

L’action inaugurale

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le 30.08.17 | 12h00 Réagissez


Le cours inaugural devant porter sur l’écocitoyenneté, décidé par le ministère de l’Education nationale à l’occasion de la rentrée scolaire, est l’un des rares motifs d’espérance dans cette conjoncture politique et sociale lourde d’incertitudes et de confusion.

Quand les aînés refusent de s’amender, notamment ceux en charge des destinées du pays, il ne reste plus qu’à focaliser l’attention sur les jeunes générations, sur lesquelles pèseront à l’avenir les défis de renouveau national et de construction de meilleures perspectives de développement. Ayant fait face à de nombreux débordements des milieux conservateurs ainsi qu’à des tensions socioprofessionnelles dans son secteur, la ministre de l’Education nationale garde néanmoins le cap et se déclare mobilisée pour une «école citoyenne et de qualité». L’insistance sur le principe de citoyenneté prend une forte résonance dans un contexte général où les maîtres-mots sont l’allégeance, la déraison et l’obscurantisme. Le retour au rationnel, à la vie réelle, est particulièrement salutaire pour réhabiliter certains repères emportés par la tourmente nationale.

L’initiative visant à susciter une prise de conscience sur «le droit à un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer» va cependant intervenir à un moment où l’échec de l’action publique est retentissant dans ce domaine. Les élèves vont, à l’occasion, apprendre que la pollution qui sévit dans l’espace public n’est pas une fatalité et qu’il est possible de l’éradiquer à travers un comportement, des initiatives et une bonne gestion de la cité. Il ne sera pas possible d’expliquer ou d’exposer aux écoliers l’échec des différentes administrations dans la mission de préservation de l’environnement et d’hygiène publique, mais il ne sera pas indiqué de mettre seulement en cause un incivisme ravageur. Il est notoire que l’Etat ne s’est pas montré, jusqu’ici, entreprenant dans le secteur de l’environnement, oubliant d’encourager la mise en place d’une industrie de traitement et de recyclage des déchets.

On a vu, notamment en Kabylie, que ce sont de simples citoyens qui ont recréé un espace de vie sain, enrayant toute pollution par une dynamique de propreté pilotée par les comités de village.
Au cours inaugural dans les écoles devrait faire écho une action inaugurale dans les nouvelles APC qui émaneront des prochaines élections locales. Une conscientisation des élus locaux au sujet de la protection de l’environnement s’impose, puisque l’expérience a montré que l’installation des bacs à ordures dans les villes ou les villages est négligée par de nombreux exécutifs communaux. L’urgence est particulièrement signalée au sein des assemblées de wilaya, disposant de moyens plus conséquents et d’un champ d’intervention adapté à des initiatives d’envergure. Le dossier commande de rompre avec le confort, l’inanité et les onéreuses journées d’études ou autres colloques, même accompagnés d’une multitude d’ateliers. Le véritable atelier est à ciel ouvert et où s’affairent déjà de simples villageois. La promotion de l’écocitoyenneté va de pair avec la consécration de la démocratie participative.

Djaffar Tamani
 
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