Edito
 

Gouvernance locale à la rescousse

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le 17.01.18 | 12h00 Réagissez


Près de deux mois après les dernières élections locales, il était nécessaire de prévoir une rencontre pour préciser les missions des Assemblées communales et de wilaya dans le contexte de crise économique que traverse le pays.

Si la léthargie et l’indécision qui sévissent dans les hautes sphères du pouvoir débordaient sur les collectivités territoriales, l’impasse pourrait être considérée comme fatale. Il est donc opportun de penser à prendre le pouls des responsables en charge des collectivités locales et convenir d’une feuille de route pour tenter d’inverser cette tendance à la récession et la paupérisation.

Les P/APW et les P/APC seront réunis demain à Alger sous la présidence du ministre de l’Intérieur pour «examiner les axes stratégiques relatifs au développement local durable». Plus succinctement : conjurer la crise.

Dans les traditions administratives du pays, les réunions sont souvent considérées comme contre-productives ou inopérantes, mais il est des moments où des rencontres solennelles s’imposent pour permettre aux responsables d’«habiter» leurs fonctions, de réaliser que le travail commence après la victoire électorale.

Les concepteurs de cette démarche ne sont pas seulement en quête d’une relance économique, mais d’une reconstruction de la confiance avec les citoyens. Elle se construit, en effet, à la base. Les tragiques épisodes d’immolations devant les bureaux des maires, enregistrées ces dernières années, avaient éclaboussé jusqu’aux plus hautes autorités du pays.

Aussi, les récentes manifestations contre les dispositions de la loi de finances en vigueur dans le pays peuvent en réalité être endiguées en réglant de simples problèmes dans la vie courante au niveau des collectivités concernées. En appelant la gouvernance locale à la rescousse, les dirigeants réclament, concomitamment des maires et des P/APW, la relance et la stabilité.

Pour ce faire, il est des instruments incontournables, sans lesquels la double démarche centrale et locale serait condamnée à l’échec. Maintes fois proclamé, le renforcement des prérogatives des élus locaux n’a toujours pas connu de traduction concrète.

Ployant sous les nouvelles charges de travail retirées à l’administration de daïra, comme l’établissement des documents officiels biométriques, les Assemblées communales attendent toujours les dispositions juridiques qui leur permettraient d’assumer leur nouvelle mission de moteur du développement. La même daïra garde toujours la haute main sur la moindre délibération des structures élues.

Un projet de loi avait été annoncé en juillet dernier par l’actuel ministre de l’Intérieur, sous le gouvernement Tebboune, à l’effet de «réunir les codes communal et de wilaya en un seul texte juridique». Il est naturellement attendu de cette nouvelle loi, si les dirigeants joignaient le discours à la méthode, d’octroyer plus de pouvoir de décision aux collectivités territoriales, notamment dans l’installation des investissements et la constitution de ressources propres à travers la fiscalité locale.

Les derniers développements de la vie nationale, avec les initiatives gouvernementales recadrées par la Présidence, constituent cependant un mauvais signal au sujet de la volonté de décentralisation.

Djaffar Tamani
 
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