Edito
 

Des limites clairement établies

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 31.05.17 | 12h00 Réagissez


En ce qui concerne le conflit sahraoui, on se demande de plus en plus souvent à quoi joue l’Europe, le Maroc cherchant, quant à lui, à bloquer le processus de paix engagé par l’ONU. Une telle question revient avec insistance après les menaces pesant sur le respect des lois rendues par ses propres institutions.

Et là, il s’agit de l’arrêt rendu le 21 décembre dernier par la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne), qui a normalement fixé les limites géographiques de la coopération entre le Vieux continent et le royaume du Maroc. De très sérieuses menaces pèsent en effet sur cette décision rendue pourtant par une instance européenne et qui n’a rien fait d’autre que rappeler des règles de droit liées à la question du Sahara occidental, établies depuis bien longtemps par l’ONU sans la moindre opposition. C'est-à-dire qu’il s’agit d’un territoire occupé, et que le Maroc en est l’occupant. Par conséquent, toute action doit s’inscrire strictement dans ce cadre dont la transgression est considérée comme une violation du droit international. En ce sens, l’Europe semble y aller tout droit, cherchant en cela à contourner la décision de la CJUE, au nom d’intérêts économiques que le Maroc considérera comme un appui à son occupation du Sahara occidental.

Le Front Polisario a dévoilé les plus récentes manœuvres, provenant cette fois de la Commission européenne et visant à renégocier l’accord de libéralisation avec le Maroc afin d'inclure des produits provenant des territoires occupés du Sahara occidental, ce qui constitue une violation des résolutions de l’ONU et de l’arrêt de la CJUE excluant justement de cet accord les produits provenant du Sahara occidental. Une ultime manière de fermer la voie aux raccourcis empruntés par des pays européens pour justifier des accords de pêche notamment, soulignant que le Maroc était «une autorité de fait», enrichissant ainsi le langage diplomatique. Ou de faire dans un équilibrisme sans rapport avec la réalité, le peuple sahraoui vivant sous occupation marocaine. C’est en ce sens qu’intervient la démarche de députés européens mettant en garde la Commission européenne contre toute manœuvre visant à confondre le peuple du Sahara occidental avec la population de ce même territoire. Celui-ci a été envahi en 1975, et le royaume croyait pouvoir y substituer une population à une autre par le simple déséquilibre démographique. On sait ce qu’il en est depuis que l’ONU avait infligé une cinglante défaite au Maroc en refusant, à travers une résolution adoptée en 1995, de modifier les critères d’identification du corps électoral sahraoui. Une manière de rappeler que ceux qui ne remplissent pas ces critères ne sont pas des Sahraouis. Donc des occupants. Ou encore des colons. Ce que l’Europe ne peut ignorer au moment où des Etats non européens liés eux aussi au Maroc par des accords dits de libre-échange, en ont exclu les territoires du Sahara oc

Mohammed Larbi
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie