Edito
 

Commentaire : Le salut ne viendra plus du pétrole

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le 12.06.17 | 12h00 Réagissez


Ceux qui continuent à nourrir encore le doux rêve d’une remontée spectaculaire des prix du pétrole devraient être bien déçus. Le séisme diplomatique qui a secoué la semaine dernière la région du Golfe n’a guère eu d’effets sur la situation du marché pétrolier mondial. Londres, comme New York ne répondent désormais plus… Quand bien même certaines anticipations, sans doute trop alarmistes, leur font déjà «miroiter» le risque d’une guerre globale au Moyen-Orient pour les inciter à spéculer allègrement sur une possible rupture des approvisionnements.

En règle générale, faut-il le rappeler, des tensions géopolitiques aussi graves que celles qui viennent d’éclater entre les richissimes pétromonarchies du Golfe ne manquent jamais de menacer la production et l'exportation mondiales de pétrole et d’engendrer par la même d’inévitables flambées des prix.

Pas ce coup-ci ! Après un tout petit frémissement aussi léger qu’éphémère en tout début de semaine, les cours pétroliers mondiaux ont vite fait de retrouver leur évolution naturelle de ces trois dernières années, stagnant sensiblement en deçà des 50 dollars le baril pour la référence absolue qui est le brent et même encore plus bas pour le WTI coté sur le marché new-yorkais.

C’est que la crise diplomatique au Moyen-Orient, impliquant de surcroît l’Iran, a davantage fait naître des craintes sur le devenir de l’accord de limitation de la production engagé par l’OPEP, que sur l’éventualité d’une rupture des approvisionnements et donc d’une contraction significative de l’offre de brut.

A l’évidence, le nouvel ordre énergétique mondial est officiellement amorcé. De nouvelles variables de régulation autres que celles influentes par le passé, de nouveaux acteurs majeurs autres que les pétromonarchies du Golfe et une nouvelle réalité des prix moins réjouissante pour les pays pétroliers bouleversent ainsi profondément la physionomie du marché énergétique mondial.

Rendu morose depuis la mi-2014 par la persistance structurelle de surplus d’offre, le marché du brut lorgne et réagit en effet davantage en fonction des évolutions du secteur du schiste américain que selon les sempiternelles péripéties géopolitiques des pays de l’OPEP et du Moyen-Orient. Aussi, comme le laissent entrevoir les prévisions et analyses pétrolières les moins pessimistes, le baril de pétrole devrait rester durablement bas et son prix, quoi qu’il en soit, demeura sans doute confiné dans une fourchette de 50 à 60 dollars pendant encore très longtemps.

La conjoncture présente et celle à venir étant ainsi si défavorables, il y a donc fort à craindre que les politiques actuelles de resserrements budgétaires ne puissent guère suffire à terme à éviter à l’Algérie le risque d’une très grave crise économique et sociale. Pas plus d’ailleurs que son tout nouveau modèle de croissance économique, tel que présenté du moins dans son actuelle consistance.

Akli Rezouali
 
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