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Alimentation animale : Cafouillage autour de la réorganisation des importations

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

Les mesures qualifiées d’urgence décidées par les pouvoirs publics visant à réorganiser l’importation des produits de consommation humaine et animale continuent de susciter la polémique.

Pour l’alimentation animale, dont dépend la survie des cheptels existants, des licences d’importation ont été mises en place et redistribuées à l’idée de récupérer le monopole des opérateurs privés, qui depuis des années assuraient tant bien que mal la distribution des intrants destinés à la fabrication de l’aliment du bétail.

En effet, selon des données rendues publiques, un comité interministériel a décidé récemment d’une importation globale de pas moins de trois millions de tonnes composées essentiellement d’orge, de maïs, de soja et autres composés minéraux vitaminés (CMV), réparties sur 167 opérateurs dont l’office national de l’aliment du bétail (ONAB), chargé pour l’essentiel des deux produits important (maïs et soja, ndlr), détenus dans un passé récent par des importateurs potentiels privés.

L’Office interprofessionnel des céréales (OAIC) est aussi retenu pour l’importation de l’orge. Au regard des remous constatés depuis quelque temps, et ce, par apport à des ruptures des stocks, les éleveurs ont manifesté leurs mécontentement et crainte à travers des actions de protestation signalées dans plusieurs régions du pays, interpellant ainsi les pouvoirs publics afin de prendre les mesures nécessaires pour sauver leurs cheptels menacés.

D’autres éleveurs ont été obligés de reporter la mise en place de nouvelles bandes d’élevages en raison d’un contexte incertain. Récemment encore, ces cheptels ont été décimés par une succession d’épidémies (fièvre aphteuse, brucellose, maladie de Newcastele, bronchites, ndlr), causant des pertes considérables et faisant disparaître des petites exploitations rurales. Face à cette situation complexe, une autre crise se dessine à nouveau.

Une réorganisation précipitée des importations sous licence décidées sous la pression de la dégringolade des réserves de change du pays vient, à son tour, frapper le consommateur. Ce dernier est encore une fois appelé à subir les conséquences directes de situations difficiles, et ce, à travers une flambée des prix des produits. Toutes les parties concernées, les agriculteurs, les importateurs et les pouvoirs publics ressentent la même inquiétude, mais en même temps se rejettent la responsabilité de la situation.


Amar Fedjkhi
 
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