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Walk of Fame à Hollywood : Charles Aznavour va enfin avoir son étoile

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le 13.08.17 | 12h00 Réagissez

La légende musicale française, Charles Aznavour, à 93 ans, va enfin recevoir son étoile sur la Promenade de la célébrité de Hollywood, le «Walk of Fame», a indiqué l’organisme qui les   attribue, dans un communiqué mercredi dans la soirée.  

La Chambre de commerce d’Hollywood est fière d’annoncer que le légendaire   artiste Charles Aznavour recevra la 2618e étoile sur la Promenade de la célébrité jeudi 24 août», selon ce communiqué. Elle sera située sur le célèbre Hollywood boulevard, devant un théâtre historique de Los Angeles dédié aux comédies musicales, le Pantages.

«Charles Aznavour est un artiste populaire connu à travers le monde et aimé de millions de fans de toutes générations», a constaté Ana Martinez, productrice de ces cérémonies sur le «Walk of Fame». Celui qui a été déclaré par un sondage de CNN et Time en 1998 le «chanteur   de variétés le plus important du 20e siècle», devant des icônes comme Elvis Presley, Bob Dylan et Frank Sinatra, a vendu plus de 180 millions de disques et écrit 1300 chansons dans de multiples langues.

Shahnourh Varinag Aznavourian, de son vrai nom, né à Paris de parents arméniens et devenu l’un des plus ardents porte-drapeaux de la diaspora   arménienne, avait reçu à l’automne dernier une étoile honorifique à l’image de celle qui sera cette fois officiellement cimentée sur le «Walk of Fame», la semaine prochaine.

«J’ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis»

«Je viens à Hollywood depuis des années, j’ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis car (...) le pays du show-business, c’est l’Amérique», avait-il alors déclaré à l’AFP. L’auteur et interprète de La Bohème ou Mes emmerdes est particulièrement populaire à Los Angeles et ses environs, où vit la plus grande communauté arménienne en diaspora.

Pour sa première à l’Olympia, Aznavour écrit Sur ma vie (1956), qui devient son véritable premier succès populaire. Malgré les critiques qui médisent aussi bien sur sa voix que sur son physique, les contrats se succèdent de fil en aiguille, et, après un autre passage de trois mois à l’Olympia, sa carrière prend définitivement son envol à l’Alhambra, avec son interprétation de la chanson Je m’voyais déjà (1960).

Ecrite quelques mois auparavant dans un bar de Bruxelles, cette chanson non autobiographique fut refusée par Yves Montand.  Lors de cette soirée du 12 décembre 1960, après sept chansons interprétées devant un public froid, l’artiste sort son ultime atout: Je m’voyais déjà, qui raconte l’histoire d’un artiste raté («A 18 ans, j’ai quitté ma province…»). A la fin de sa prestation, des projecteurs sont braqués sur le public. Aucun applaudissement.

Il était tout prêt à abandonner le métier

En coulisses, Aznavour est prêt à abandonner le métier. Retournant saluer une dernière fois, il voit la salle de l’Alhambra crouler alors sous un tonnerre d’applaudissements. C’est un triomphe. Il a trente-six ans. Au cours de la décennie des années 1960, il enchaîne les tubes: Tu t’laisses aller (1960), Il faut savoir (1961), Les comédiens (1962), La mamma (1963), Et pourtant (1963), Hier encore (1964), For Me Formidable (1964), Que c’est triste Venise (1964), La Bohème (1965), Emmenez-moi (1967) et Désormais (1969). Ces chansons font pour la plupart référence à l’amour et au temps qui passe.

En pleine vague yéyé, il écrit aussi deux de leurs plus grands succès à Johnny Hallyday : Retiens la nuit (1961), puis à Sylvie Vartan : La plus belle pour aller danser (1963). Le 30 mars 1963, Charles Aznavour donne une représentation unique au Carnegie Hall de New York. Connu aux États-Unis en tant qu’acteur dans le rôle d’Edouard Saroyan dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut, il s’y présente en tant que chanteur pour un récital d’une heure.

Malgré la grande grève des journaux qui dure depuis 113 jours, la salle est comble, près de quatre cents spectateurs doivent prendre place derrière Aznavour, sur la scène, pour profiter du récital. Alternant les titres français et les traductions anglaises, il amuse le public en reprenant Mômes de mon quartier avec l’accent de Maurice Chevalier, mais impose également l’anglais avec You’ve let yourself go (Tu t’laisses aller), faisant face à la fronde de certains spectateurs présents.

«Ne serait-ce que par politesse pour les Américains, je vais chanter en anglais». En 2014, la sortie d’Aznavour, l’anthologie en 60 CD permet au public de découvrir pour la première fois ce concert, considéré comme le véritable lancement de sa carrière internationale. En 1972, il crée la chanson Comme ils disent, qui, première du genre, traite de l’homosexualité de façon sérieuse et sans dérision.

Il apparaît dans le film documentaire de Raymond Depardon, 1974, une partie de campagne, chantant en soutien de Valéry Giscard d’Estaing durant l’un des derniers meetings de l’entre-deux-tours de la campagne présidentielle de 1974. En 1976, il est l’invité vedette d’un épisode du Muppet Show.

AFP
 
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