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Radio locale de Tipasa

Une station pour booster la culture amazighe

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le 14.01.18 | 12h00 Réagissez

 
	La radio régionale de Tipasa 
	 
La radio régionale de Tipasa  


Membre de l’association des Amis du Mont Chenoua aux côtés des autres membres militants de la cause amazighe, à l’image du défunt Omar Nefsi, Kader Bouchlaghem était l’un des paroliers du groupe musical Ichenouyène, tout en animant une émission à la Radio algérienne Chaîne 2 intitulée «L’arc-en-ciel», d’une part, et d’autre part, l’infatigable universitaire devient poète à ses moments de liberté. L’ex-directrice de la radio locale de Tipasa, Yasmina Samet, l’embauche pour animer l’émission «Tamazight» en 2010.

«La part de tamazight dans le programme de la radio de Tipasa représentait 4% du programme total en 2010, nous déclare Omar Houmat, l’actuel directeur de cette radio, à présent, enchaîne-t-il, la langue tamazight a atteint le taux de 30% du programme global de notre radio, nous continuons à introduire le tamazight partout dans nos émissions, tout en maintenant le cap, pour permettre à nos auditeurs de s’intéresser à tout ce qui se passe dans leur wilaya, en tamazight et en arabe».

On n’a pas attendu la décision politique pour nous manifester

Kader Bouchlaghem avait semé aussi le tamazight au sein de la radio locale de Boumerdès. Il avait formé la jeune journaliste Djamila Benmeddah pour perpétuer son travail. «Les ondes de la radio locale constituent l’un des outils importants pour faire accepter et introduire le tamazight dans tous les foyers, nous dira Kader, notre langue nationale doit faire partie de notre environnement d’abord et ensuite il faut se projeter vers l’avenir et ne pas confiner le tamazight juste pour célébrer Yennayer et faire la fête, le folklore.

Le tamazight ne doit pas être banalisé. Il faut encore piocher afin de lui permettre d’accompagner les Algériens dans la recherche scientifique et dans le développement économique et social. Il y a des étapes à franchir pour se hisser au niveau des attentes de tout le peuple algérien, de surcroît aux militants de la cause amazighe, qui avaient souffert et ceux qui avaient succombé dans la lutte pour que notre langue soit reconnue», conclut Kader Bouchlaghem.

Durant la décennie 1990, les associations culturelles de diverses wilayas du pays convergeaient vers Tipasa, aux côtés des associations culturelles de la wilaya, afin de participer aux semaines des arts et cultures chenouies, une manifestation organisée entre les mois de mai et juin de chaque année. Tipasa, Cherchell, Gouraya, Koléa avaient abrité ces manifest

ations pour développer la culture berbère. La création du Mouvement culturel chenoui (MCC), en dépit des réunions, n’avait pas pu voir le jour. La célébration de Yennayer par les militants de la cause amazighe à Tipasa n’avait pas attendu la décision politique pour se manifester. Le sage intellectuel et universitaire, Kader Bouchlaghem, est devenu un témoin du tamazight à Tipasa. Une référence que les auditeurs de la radio locale de Tipasa continuent à écouter, tel un phare qui reflète ses faisceaux lumineux dans l’obscurité pour les marins au milieu de la mer. La wilaya avait instruit toutes ses APC pour célébrer officiellement avec faste Yennayer cette année.
 

M'hamed Houaoura
 
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