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       <title>El Watan - Culture</title>
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       <lastBuildDate>Tue, 29 May 2012 00:35:01 +0100</lastBuildDate>
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           <title>De l’oued Jorgi au mur de fer de Melilla</title>
           <author>Mammeri Abdelkrim </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Mon, 28 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	«Depuis ce jour, je me vois noir avec un cœur blanc. Depuis ce jour, j’ai enfourché mon destin vers l’inconnu», dit-il en avant  propos. Itinéraires interdits, récit bouleversant de Chahreddine Berriah, journaliste à El Watan, sur la question des migrants clandestins, est sorti le 23 mai en France, aux éditions Le chasseur abstrait (collection Lettres Terres).
	  
	A l’origine, le récit devait s’intituler Sans ordre de mission et était attendu en 2008. Il s’ouvre sur un événement tragique : l’assassinat de Aïssa le borgne, alors qu’il tentait de franchir l’ultime rempart le séparant de la terre promise. «Une balle retentit de nulle part et mit douloureusement à terre Aïssa le borgne (…) Du haut du mur de fer qui s’élevait continuellement vers le ciel grisâtre, Maria exécutait discrètement le signe de croix (…) Un pet sonore ébranla les fesses squelettiques de Aïssa qui, dans un ultime râle, rendit l’âme. Le borgne ne pouvait rendre meilleur hommage à une civilisation qui venait de l’accueillir dans une sépulture sans épitaphe.»

	Mêlant fiction et réalité, fol espoir d’une vie meilleure et folie des hommes, cet opus (110 pages) retrace l’expérience vécue par notre collègue au contact des communautés subsahariennes massées le long de l’oued Jorgi, célèbre camp d’apatrides situé à 4 km de Maghnia, sa ville natale, à la frontières algéro-marocaine. Pour quelques-uns, la route va s’arrêter à oued Jorgi, un no man’s land disposant de son propre souk érigé au milieu de taudis crasseux séparés par l’avenue Montrou. Ils s’y installent, font des affaires – parfois louches –, intègrent les réseaux de passeurs pour quelque temps. Si l’occasion se présente, ils peuvent aussi tenter de passer en Europe. Pour tous, l’objectif est d’atteindre le vieux continent, en premier l’Espagne par le Maroc : ils prennent la route de Nador, vont jusqu’à Benissar et, de là, traversent à la nage (300 à 400 m) pour atteindre l’enclave espagnole de Melilla.

	Dans Itinéraires interdits, qu’il a mis une année à écrire, d’une manière irrégulière, C.Berriah nous  raconte comment son destin a changé de trajectoire suite à un reportage réalisé au Mali sur les migrants clandestins. Alourdi de ses bagages – en fait des a priori, des stéréotypes et autres conjectures – il emprunte, dès le départ, des chemins détournés pour arriver à destination. «Je me souviens encore de ce jour», dit-il. C’est l’amour, l’humour et la mort qu’il va trouver. C’est aussi son identité d’Africain. C’est pour lui, le chétif au teint basané, le début d’une histoire invraisemblable, intimiste, que nous font découvrir Camara le bossu, Malien musulman, Eva, l’Ethiopienne Falachas et Abdoullay le Camerounais. Tous ont fui leurs gouvernants respectifs, la misère, les guerres ethniques et les injustices d’un continent faussement solidaire. Une plèbe ne jurant que par le départ… vers le nord, aussi loin que possible. Tout au long de la lecture, au fil des pages, l’humour caustique de l’auteur se fond dans les entrailles nauséabondes du camp Jorgi où violence, haine et discrimination intracommunautaire écrasent des êtres déjà fortement désemparés.

	La mort cruelle de Camara, tué par des Nigériens pour avoir rouspété devant le spectacle d’une femme nue, marque une fracture entre communautés et précipite le départ de ceux qui ont la malchance d’appartenir à la minorité. Commence alors un voyage vers l’inconnu avec comme compagnons de route Maria la Béninoise et Aïssa le borgne. Puis la traversée tumultueuse des territoires de l’Est marocain à destination de Melilla. Ce voyage, pour «partir»,

	C. Berriah va le vivre de l’intérieur. «Depuis ce jour, je me vois noir avec un cœur blanc. Depuis ce jour, j’ai enfourché mon destin vers l’inconnu», dit-il en avant-propos. Il invite, à travers ce récit poignant, le lecteur à prendre conscience de l’extrême détresse qu’éprouvent des milliers de déracinés en quête de liberté et de justice. Une détresse encore d’actualité. En somme, un récit haut en couleurs, court, qui se lit goulûment… L’ouvrage sera disponible prochainement en Algérie. Une fois entre ses mains, l’auteur prévoit d’organiser une «offre dédicace» à… l’oued Jorgi.
	
	Itinéraires interdits, édition
	Le chasseur abstrait (collection
	Lettres Terres). Mars 2012 (110 pages). Prix : 14 euros
	
	 </description>
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           <title>Clôture du Festival Mawazine 2012 :  Mariah Carey retient la nuit</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 22:11:30 +0100</pubDate>
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	C’est l’une des plus voix au monde. Une diva du R’N’B. Celle qui  a été révélée par le hit Without You dans les années 1990. La chanteuse américaine, Mariah Carey a eu l’insigne honneur de clôturer, en beauté, hier soir, à Rabat ( Maroc), le 11eFestival Mawazine, musiques du monde s’étant tenu du 18 au 26 mai 2012. 
	 

	Rabat( Maroc)

	Hier, il y avait dans la ville de Rabat, une je ne sais quoi de fébrile dans l’air. Et pour cause ! La vedette internationale  de R’N’B donnait un concert événement au grand bonheur d’un public hétéroclite-des jeunes, des fans de la première heure et même des enfants accompagnés par leurs parents. Bref, un show festif familial. D’ailleurs, Mariah Carey, était plutôt décontractée et pas du tout dépaysée. C’est qu’elle personnalise son concert discute avec le public avant et après chaque titre. Son « truc » ? Elle commente, interroge, interpelle, taquine le public ou encore commente sa discographie…en chantant a capella. Une reine de « l’impro ».

	Elle remercie ses aficionados en poussant une petite : Thank youuuuuuuuh( merciiiiiiii !). Et tout de suite l’auditoire l’a adoptée. C’est qu’elle a réussi à gagner le cœur des « festivaliers ». Aussi, Mariah Carey, la voix altière, moelleuse et soul, au charme aguicheur, déclinera un tour de chant résumant sa discographie et autres hits. Elle ouvre sa playlist avec Fantasy, un remix, et puis embrayera sur  It Like That, Shake It Off, Underneath The Stars, Touch My Body, Mariah Theme, Heartbreaker, My All, Honey et How You Got Me. Mariah Carey fera fort avec Hero-demandé avec insistance par le public-, I’ll Be There, une reprise des Jacksons Five et Butterfly.

	 

	Il donnera des frissons avec le tube qui la fit connaître, Without You une autre cover (reprise) de Harry Nillson, l’auteur original et original ( en 1972). Mariah Carey est connue pour la réussite de ses reprises tels que I Want to Know What Love Isde Foreigner, Against All Odds  de Phil Collins, The Beautiful Onesde  Prince, Bringin on the Heartbreakde  Def Leppardou encore Do You Know Where You're Going Tode Diana Ross. Justement, Maria Carey lors de ce concert, elle lui rendra hommage ainsi qu’à Donna Summer et Michael Jackson à travers le titre Rock With You interprété par un de ses choristes.  

	Respect, pour les voix arabes

	 

	« Je suis très excitée de me produire au Maroc. C’est la première fois que j’y viens. Je chanterais les anciens titres et ceux nouveaux. J’ai prénommé mon fils Moroccan. L’intérieur du salon de ma maison à New York, est une décoration de maroquinerie conçue par un ami et grand décorateur…J’ai écouté des chansons arabes, des standards. C’est merveilleux. Que de belles voix. Vraiment, respect ! Oui, un projet avec un artiste arabe, qui sait ?  Je vous le ferai savoir… » confiera-t-elle.

	A propos de sa carrière, Mariah Carey indique qu’elle est une selfmade woman( elle s’est faite construite elle-même : «  Je sais que cela n’est pas facile de percer en tant que femme. C’est énormément de travail  dur. Je suis  heureuse d’être un auteur et compositeur. Glamour. Fière de rencontrer de rencontrer mes fans. Etablir une connexion  et communier avec eux à travers le monde à travers le monde. Et puis collaborer avec des gens que vous aimez vraiment. Par exemple, la réalisatrice( marocaine) Sana Hamri avec qui j’ai  longtemps travaillé. Je suis fière de son succès.  J’écris moi-même mes chansons. J’adore chanter, me produire sur scène et rester en contact avec les gens. Je fais ce que j’aime et sens. Je ne fais pas de « transe ». Je fais cela pour mes fans, mon cœur, ma musique et mon monde. J’aime mes fans.. J’en ai à travers 54 pays à travers le monde. C’est très dur de sélectionner un… ». Bref,Mariah Carey, est une sister soul, dont acte !</description>
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           <title>Cannes 2012 : La Pluie  et  la Palme</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 21:59:27 +0100</pubDate>
           <lastBuildDate>Sun, 27 May 2012 21:59:27 +0100</lastBuildDate>
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	On termine le trip cannois essoufflé, épuisé et encore une fois assez déçu par un palmarès où on plaçait haut le beau film de Abbas Kiarostami Like Someone in Love, splendide voyage au coeur de Tokyo, un travail esthétiquement en avance sur tous les autres.  
	 

	A la trés haute perfection et au raffinement de la mise en scène de Abbas Kiarostami, le jury a préféré le film autrichien Amour de Michael Haneke grâce surtout au jeu intense, émouvant de Jean Louis Trintignant et Emanuelle Riva, grands acteurs français. A part leur prestation, le cinéma français est parti bredouille. Les babils, les rumeurs entendus tout le long du festival faisant croire que les films français d'Audiard et Carax allaient remporter tous les prix se sont noyés dans un immense chagrin...

	Entre deux projections, on essayait de fuir la Croisette en plongeant dans le sous-sol du marché du film. La Croisette était secouée par de fortes averses et un vent singulièrement violent pour un mois de mai. Le soir du palmarès, des trombes d'eau inondaient le tapis rouge.

	Dés qu'on mettait le nez dehors finalement, on sacrifiait à l'achat d'un parapluie chinois à un des vendeurs mourides plantés devant le "bunker". Achat aussitôt amèrement regretté parce qu'une grosse bourrasque quelques instants plus tard réduisait le parapluie à néant...

	Si le programme officiel gardait une certaine hauteur, grâce aussi aux films de Un Certain Regard comme La Pirogue, trés injustement oublié du palmarès de cette section, et  les films de Xavier Dolan et Joachim Lafosse, on a eu aussi quelques plaisirs à voir ailleurs Xica da Silva de Carlos Diegues et La musique selon Tom Jobim de Nelson Pereira dos Santos. A la fin du festival a surgi  une réalisation majeure venue d'Ukraine : Dans la brume de Sergei Loznitsa. Une œuvre forte qui revisite les films de guerre, sans héros, avec des gens broyés dans le contexte de la seconde guerre mondiale.

	Faute de primer Abbas Kiarostami, le jury aurait pu au moins faire un scoop avec ce film, comme ce fut le cas du trés inattendu et pourtant génial Papa est parti en voyage d'affaires, d'Emir Kusturica, palme d'or 1985.

	L'an prochain peut-être on sera d'accord avec le palmarès...

	 

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           <title>Lenny Kravitz au Mawazine 2012 : bain de foule… en délire</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le chanteur américain, Lenny Kravitz, a, dans son répertoire, une chanson intitulée Rock And Roll Is Dead (le rock est mort). Il l’a fait démentir, vendredi soir, sur la scène OLM Souissi de Rabat (Maroc) l Et pour cause, il est bel et bien vivant. 
	Rabat ( Maroc)
	De notre envoyé spécial
	
	Lenny Kravitz a été l’auteur d’un inoubliable concert lors du Festival Mawazine : musiques du monde, qui s’est tenu du 18 au 26 mai, devant une foule innombrable. C’est la première fois que Lenny Kravitz se produit au Maroc et au Maghreb. Aussi, il a appliqué à la lettre la fameuse chanson des Rolling Stones : It’s Only Rock’N’Roll But I Like It (ce n’est que du rock, mais je l’adore). Il a porté et transporté son bon public à travers une playlist de circonstance. Des  titres de son nouvel album Black And Withe America et ceux anciens choisis tout juste avant de monter en  scène. Une histoire de feeling et d’atmosphère pour Lenny Kravitz, Gail Ann Dorsey, bassiste de 1, 2, 3 Soleil Lui, au chant et à la guitare, et sa bande… originale, ils sont huit en tout (lead guitare, basse, claviers), section cuivre (saxophone, trompette et trombone) et batterie ont fait hurler les Marshall (enceintes) et ce, avec le précieux concours du lead guitariste, Craig Ross, qui a co-composé le tube hard rock Are You Gonna Go My Way avec Lenny Kravitz, ayant travaillé avec Eric Clapton, B. B. King, ou encore Aerosmith et de Gail Ann Dorsey, ayant officié aux côtés de David Bowie et participé au concert de 1, 2, 3 soleil à Paris-Bercy avec Khaled, Rachid Taha et Faudel en 1998.

	Une playlist du tonnerre : My Mama Said Believe In Me, American Woman, It Ain’t Over ‘Til It’s Over, Mister Cab Driver, la chanson éponyme Black And White America, Always on the Run, I’m Gonna Stay By My Woman Now, Stand, Rock Star City Lights…Mais Fly Away et You Gonna Go My Way. Un pur bonheur. Lenny passe la vitesse supérieure, ce qui veut dire, elle supersonique ! Le public est en délire. C’est le «jump» ( saut) de Van Halen.

	Connexion, respect et générosité

	Lenny Kravitz, contre toute attente, s’offrira un bain de foule. Il est descendu chanter et serrer des mains au cœur du public, mais il sera «coincé» pour ne pas dire «bloqué» dans la foule un bon moment. C’était difficile de ressortir et s’y extirper. Tout le monde voulait toucher la pop star qui était accessible. En tout cas, c’était un beau cadeau que d’aller vers son public, l’approcher et le sentir. Lenny a fait preuve d’humilité et de générosité. A la fin du spectacle, Lenny Kravitz invitera le grand producteur et compositeur marocain Red One (le compositeur, producteur et faiseur de tubes marocains de Lady Gaga, Usher, Jennifer Lopez, Enrique Iglesias, Nicole Scherzinger, Quincy Jones ou Mary J Blige). «C’est merveilleux d’être ici, au Maroc, dans un festival de musique, Mawazine 2012. C’est la première fois que je viens au Maroc. Je suis honoré. C’est vraiment excitant que de se produire ici et aller dans le monde depuis 23 ans. C’est quelque chose de nouveau pour moi.C’est la connexion avec le public, les fans… Etre libre ( You go free).

	C’est important ! Je voudrais rester ici, au moins un mois pour apprendre et découvrir la musique. J’ai un ami, Robert Plant (Led Zeppellin), qui a travaillé avec les gnawas du Maroc. Il m’a dit, si un jour tu veux rester au Maroc, je te filerais tous les tuyaux». confiera-t-il à propos de sa participation au Festival Mawazine 2012. Quant à sa musique, Lenny Kravitz explique : «La musique, pour moi, c’est un remède, une thérapie et une grande médecine contre les choses dramatiques. Quand tu ne vas pas bien. Ma musique en général, va vers le haut, elle est heureuse…» Il a promis de revenir et de rester plus longtemps.</description>
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           <title>El Waha de Béchar en première place</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Sun, 27 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La troupe Diwan El Waha de Béchar a décroché le premier prix du concours du sixième Festival  de musique diwane de Béchar, clôturé jeudi dernier au stade En Nasr, après une semaine de compétition. Abdelaoui  Abdelhakem (Maâlem Hakem), leader du groupe El Waha, a obtenu le prix du meilleur joueur de gumbri du festival. 
	Béchar
	De notre envoyé spécial
	
	Nassim Chetouhi du groupe Diwane El Bahdja d’Alger a partagé la même distinction. Diwane El Bahdja a également été classé à la deuxième position devant Nora Diwane de Béchar. Un hommage particulier a été rendu à Mohamed Bahaz de Blida, 72 ans, pour l’ensemble de sa carrière dans le domaine de la tradition diwane. Le président du jury, l’ancien ministre Lahcen Moussaoui, a estimé que la décision a été prise «en toute âme et conscience», selon les critères retenus pour le concours. «Le diwan n’est pas un genre musical particulier. Il est plus que cela compte tenu de ses racines et de ses secrets. Quel que soit le poids de la modernité, il faut veiller à préserver ce patrimoine, ses spécificités, ses instruments et ses chorégraphies», a-t-il déclaré lors de l’allocution d’annonce des résultats.

	Nora, la seule femme à avoir participé au concours, n’a pas apprécié le verdict du jury. «Je mérite la première place. J’ai représenté l’Algérie dignement en Ethiopie. Personne ne m’a dit merci ici à Béchar. On méprise les artistes. On n’arrive pas à sortir du clivage entre les Noirs et les Blancs. Pourtant, nous sommes tous Algériens. Pourquoi ne sort-on pas de cette mentalité. Je suis la seule femme à jouer du gnawi. Et pourtant !», a protesté Nora. Pour certains festivaliers, Nora fait plus dans la variété que dans le diwan pur, d’où son classement en troisième position. Hocine Zaïdi, commissaire du festival, a qualifié de normale la réaction de colère des candidats et a précisé que l’évaluation se fait sur le travail exécuté sur scène.

	«Tout le monde a la prétention d’être le meilleur. C’est légitime d’y penser. Le jury a fait son travail en toute indépendance. Le niveau artistique des troupes participantes n’était pas le même. Il faut peut-être faire un travail en amont en organisant des présélections au niveau des régions avant d’arriver au festival. On va y penser, même si nous sommes une équipe réduite. Nous n’avons toujours pas de local pour le commissariat du festival. On se réunit à la maison de la culture. Les conditions de travail ne sont pas encore bonnes. On ne peut pas préparer un programme sur la durée», a-t-il regretté. Il a reconnu l’absence d’un maâlem (qui joue le gumbri dans une troupe de Diwane) du jury. «Faut-il instaurer un concours entre des groupes interprétant du diwane, une musique traditionnelle ? Il faut revoir les critères. Il est important de passer à une phase qualitative puisque le festival est aujourd’hui bien installé», a soutenu Hocine Zaïdi précisant que la composante du jury sera également revue pour les prochaines éditions.

	Pour lui, les master-class avec les enfants et la parade d’ouverture étaient une réussite pour la sixième édition du Festival de Béchar. «Parmi les moments forts, la présence parmi nous du groupe marocain Lemchaheb. La projection de films lors du volet réservé aux conférences doit être encouragé dans le futur, car nous avons vu que cela avait provoqué un certain débat. Les films sont plus accessibles que les conférences elles mêmes. Il faut peut-être susciter des vocations et encourager les gens à produire des documentaires sur le diwane», a proposé le commissaire du festival, reconnaissant au passage être quelque peu fatigué.

	Il a appelé à doter Béchar d’infrastructures culturelles dignes de ce nom, comme un théâtre de plein air pour permettre l’organisation d’activités culturelles dans des conditions adéquates. Parmi les heureux de la soirée, Maâlem Hakem, doublement primé. «Ce premier prix va m’encourager à continuer la recherche dans mon travail. Je vais répéter et répéter jusqu’à atteindre la perfection. Je suis pour la rénovation du diwane à condition de respecter les règles de base. Il faut séparer entre le diwane traditionnel et le diwane fusion», nous a-t-il déclaré. Les trois lauréats du Festival de Béchar sont qualifiés d’office au Festival international du diwane d’Alger, prévu en juillet prochain.

	La soirée a été animée par la troupe Sarwiya, composée d’enfants, qui a rendu un hommage à la défunte Warda El Djazaïria en reprenant Aïd Al karama. Ce récital, résultat de master-class, a été suivi par un concert en fusion entre trois groupes de diwane, Tourath d’Oran, El Bahdja d’Alger et El Waha de Béchar.
	La plupart des bradj du diwane ont été repris par ces trois groupes qui ont créé une ambiance festive au stade En Nasr. Enfin, les présents ont été agacés par le cérémonial de «distribution» d’hommages (takrimate) inutiles et sans raison au wali, Abdelghani Zaâlane, et à ses collaborateurs lors de la clôture du festival. Faut-il à chaque festival donner des petits cadeaux aux représentants de l’administration locale ? La question se pose.</description>
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	El Bahdja d’Alger, Tourath d’Oran et El Waha de Béchar.
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           <title>Un nouveau Jugurtha «aux armes miraculeuses»</title>
           <author>Hocine Lamriben </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 14:22:02 +0100</pubDate>
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	«Touché à mort, mais entraîné et libéré par son épuisante noria, il est, selon son expression, sorti du purgatoire. » En si peu de mots, Réjane Le Baut, docteur es lettre, dit tout de l’itinéraire de Jean El Mouhoub Amrouche (1906-1962), poète et intellectuel d’expression française. 
	 A l’aide de quelques dates et textes écrits par Jean Amrouche, Mme Le Baut a retracé, au cours d’une conférence organisée lundi au  Centre diocésain d’Alger, le parcours douloureux d’un homme partagé entre sa foi chrétienne, sa condition d’intellectuel colonisé et ses origines berbères.

	La première étape de sa vie, qui s’étale de 1938 jusqu'à 1944, évoque un « Jugurtha, soufrant qui avance masqué». Ses recueils poétiques de jeunesse  expriment « la solitude et le désespoir qui révèlent son drame », dit Mme Le Baut qui vient de publier  aux Editions du Tell (Blida) un ensemble d’émissions radiophoniques et de conférences inédites données par l’écrivain sous le titre « Lumière sur l'âme berbère d’un homme de la parole : Jean El Mouhoub Amrouche ».

	Mal à l’aise dans son alvéole,  Amrouche, figure moderne de Jugurtha, son héros  éponyme, trouve sa « force » dans un retour salvateur aux sources, en traduisant en français les chants berbères en 1939. A Radio-Tunis, il analyse les rapports entre Orient et Occident et militepour la préservation du patrimoine berbère ignoré ou occulté.  Des 1943, qui correspond à la seconde tranche de son parcours, il s’implique dans « un nouveau combat » à Alger puis à Paris dans la revue littéraire l’Arche, crée par son ami André Gide, sous l’ordre du général De Gaulle dont le but était de contrer la propagande de l’autre revue, la NRF collaborationniste du régime nazi. La troisième étape de ce cheminement, selon Mme Le Baut,  s’étale de 1944 jusqu’à 1954, durant laquelle Amrouche était hanté par la question des déracinés créée par la colonisation. Sa confiance en la France « mythique » sera ébranlée à tout jamais par les massacres du 8 Mai 1945.

	Ses articles de presses et conférences développent progressivement un discours politique qui battait en brèche toute politique d’assimilation entre algériens et français. Après le naufrage de la revue l’Arche, il entame une nouvelle aventure, réalise environ 363 émissions radiophoniques entre octobre 1948 et 1959. A la radio, il inaugure un genre inédit pour l’époque : les Entretiens littéraires avec les grands noms de la littérature française du temps (Gide, Mauriac, Jouhandeau, Claudel). « Livré à visage découvert », l’ultime combat de Jean Amrouche, selon Mme Le Baut, débute avec la guerre de libération. Il amorce un ultime virage,se tourne tout  naturellement vers  le général de Gaulle,  multiplie les articles, une soixantaine,  dans la grande presse française, s’adresse aux politiques et interpelle les intellectuels. «L’autodétermination était son cheval de bataille».

	Cet engagement tranché, Jean Amrouche le payera : ses amis se détournent de lui, sa belle-famille d’Alger lui adresse une lettre de rupture pleine de mépris, la radio française l’exclut sur ordre du premier ministre, Michel Debré. Son émission Des Idées et des hommes est supprimée deux semaines plus tard. Il est même menacé par l’OAS en 1961. Il continue malgré les difficultés àplaider de 1958 à 1961 la cause algérienne sur les ondes de Radio suisse, Lausanne et Genève. Jusqu'à denier moment,  Il fera office d’auto-émissaire officieux  entre de Gaule et les instances du GPRA. «  Par sa dualité, il était tenu pour suspect  par chacune des parties», estime l’universitaire, ajoutant qu’Amrouche était « sans illusion » sur son avenir personnel tant en France qu’en Algérie. « Analyste politique très réaliste, Il avait compris que le ciment du futur État algérien serait pour longtemps la langue arabe et la religion musulmane. Chrétien et français, il n’avait  pas sa place », explique-t-elle.

	Cinquante ans après sa disparition, en avril 1962, Amrouche est frappé d’ostracisme en Algérie et inconnu en France. Mme Le Baut insiste sur le devoir « de justice et vérité », nécessaires pour sa réhabilitation dans le panthéon de lettres et de l’histoire de son pays. Selon elle, Jean Amrouche est  toujours actuel : «  L’aura de sa personne, de son action et de son œuvre nous invitent à nous réfléchir au destin de ces milliers d’humiliés et  d’exilés,  assignés à une seule identité génétique alors qu’ils sont multiples et porteurs de valeurs ignorées ouméprisées. »</description>
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           <title>Mawazine 2012 : Sous le signe des Scorpions</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 14:06:50 +0100</pubDate>
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	Ils s’appellent Scorpions. Le fameux groupe allemand de hard rock Auteur de Still Loving You. Leur musique n’est pas un poison. Mais c’est mortel comme son. Ils ont donné un concert supersonique, jeudi soir, à Rabat ( Maroc) lors du  Festival Mawazine se tenant du 18 au 26 mai 2012 
	Rabat (Maroc)

	De notre envoyé spécial

	 Cette formation teutonne, Scorpions, a un pedigree impressionnant.100 millions d’albums vendus dans le monde et 40 ans de carrière au compteur. Le groupe est né en 1965. C’est que ces « gars », sont les pairs des Beatles, Rolling Stones ou encore The Kinks. C’est  dire de la remarquable longévité de ce groupe. Et malheureusement, c’est la tournée d’adieu des Scorpions. Farwell Tour. Et le concert donné, à l’Espace OLM Souissi de Rabat, était important. I avait une valeur émotionnelle et historique. Car c’est la première et la dernière fois que s’y produisent les Scorpions au Maroc. Donc, chanceux ceux qui ont assisté à ce « gig » ( concert ». Scorpions est un groupe de cinq pièces (éléments).

	Le line-up présente : Klaus Meine, chanteur, Rudolf Schenker et Matthias Jabs, lead guitaristes, Pawel Maciwoda, bassiste et James Kottak, batteur. Un gros son « solid rock ». Klaus, salue le public massif : « Salam, Rabat ! Are you ready to rock ?( Etes-vous prêts à faire du rock ?)». Scorpions alterne entre ballades et fulgurances de heavy metal démentiel: Bang Bang, Black Out, No One Like You, Coming Home, Send Me An Angel, Can’t Live Without You, Always Somewhere, Big City Nights, Hit Between The Eyes,  Tease me Please Me,Raised On Rock, The Best Is Yet To Come, LonelyNights,  Still Loving You Winds of Change et Rock You Like a Hurricane. Une playlist soufflant le “show”et le froid. Le batteur aux roulements et percussions vertigineux, James Kottak fait de l’entertainement( divertissement). Ayant tatoué sur son dos : « Rock’n’Roll Forever » ( le rock’n’roll pour toujours), il jongle avec les baguettes, monte sur la batterie, s’amuse au souffleur…d’eau, Rudolf offre des médiators au public et Klaus leur jettent des baguettes de batterie. Et ce, à profusion. Klaus et sa bande…originale ont montré et démontré une grande générosité sur scène et surtout avec le public. Une grande humilité. Et puis Scorpions bien qu’ils soient des  brisquards du rock, jouent toujours comme si ils avaient 20 ans.

	La même énergie, insouciance et cet esprit espiègle du rock. Cela nous rappelle, le groupe américain Van Halen ( Jump) et les prouesses de Eddy Van Halen et David Lee Roth. Lors de la conférence de presse animée, mercredi après-midi à la Villa des Arts de Rabat, Klaus, Rudolph et James ont justement déclaré : «  Nous sommes heureux  d’être ici, au Maroc. Et ravis de retrouver nos fans et les amateurs de musique rock. Partager la même passion pour le rock. C’est cela l’histoire de  Scorpions. Nous sommes très excités de nous produire dans un nouveau pays. Et c’est ce genre d’expérience qui nous anime et qui entretient la flamme, la passion et la rage du groupe. Nous allons faire la fête, tout simplement. C’est un événement ! Parce que Rabat figure sur notre ultime tournée ( Farwell Tour). « We gonna rock you like a hurricaine »( nous allons vous «  rocker » comme un ouragan)… ». A propos de la tournée d’adieu, klaus avouera : « On  fait de la scène depuis 30 ans. Et là, on commence à perdre le pouvoir, avec l’âge. C’est très dur pour nous de dire : au revoir !.Cela n’est pas facile. Il faut savoir quitter la table. ».  Bref, Scorpions, c’est du miel et pas du fiel. Klaus a dit ironiquement : Scorpions pique mais ne mord pas. Le scorpion peut survivre à une guerre nucléaire ! ». Les Scorpions vont manquer aux fans qui ne les oublient pas : « Still Loving You » (on vous aime toujours) !

	 </description>
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           <title>Sixième festival de musique Diwane : El Waha de Béchar décroche le premier prix</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:02:25 +0100</pubDate>
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	La troupe Diwan El Waha de Béchar  a décroché la première place du concours du sixième Festival  de musique Diwane de Béchar, clôturé jeudi soir, au stade En Nasr. 
	Béchar

	De notre envoyé spécial

	Abdelaoui  Abdelhakem, leader du groupe El Waha, a obtenu, lui, le prix du meilleur joueur de gumbri du festival. Nassim Chetouhi du groupe Diwane El Bahdja d’Alger a partagé la même distinction. Diwane El Bahdja a également été classé à la deuxième position devant Nora Diwane de Béchar. Un hommage particulier a été rendu à Mohamed Bahaz de Blida, 72 ans, pour l’ensemble de sa carrière dans le domaine de la tradition diwane.

	Le président du jury, l’ancien ministre Lahcen Moussaoui, a estimé que la décision a été prise « en tout âme et conscience », selon les critères retenus pour le concours. « Le diwan n’est pas un genre musical particulier. Il est plus que cela compte tenu de ses racines et de ses secrets. Quelque soit le poids de la modernité, il faut veiller à préserver ce patrimoine, ses spécificités, ses instruments et ses chorégraphies », a-t-il déclaré lors de l’allocution d’annonce des résultats.

	Nora, la seule femme à avoir participé au concours, n’a pas apprécié le verdict du jury. « Je mérite la première place. J’ai représenté l’Algérie dignement en Ethiopie. Personne ne m’a dit merci ici à Béchar. On méprise les artistes. On n’a arrive pas à sortir du clivage entre noirs et blancs. Pourtant, nous sommes tous algériens. Pourquoi, on ne sort pas de cette mentalité. Je suis la seule femme à jouer du gnawi. La dernière fois, ils ont donné le premier prix à El Waha disant que ce groupe est populaire. Si tel était le cas, j’aurais ramené des bus de supporters ! », a protestéNora. Pour certains festivaliers, Nora fait  plus dans la variété que dans le Diwan pur. D’où son classement en troisième position.

	Hocine Zaïdi, commissaire du festival, a qualifié de normale la réaction de colère des candidats et a précisé que l’évaluation se fait du travail exécuté sur scène. « Tout le monde a la prétention d’être le meilleur. C’est légitime d’y penser. Le jury a fait son travail en toute indépendance. Le niveau artistique des troupes participantes n’était pas le même. Il faut peut être faire un travail en amont en organisant des pré sélections au niveau des régions avant d’arriver au festival. On va y penser même si nous sommes une équipe réduite. Nous n’avons toujours pas de local pour le commissariat du festival. On se réunit à la Maison de la culture. Les conditions de travail ne sont pas encore bonnes. On ne peut pas préparer un programme sur la durée», a-t-il regretté. Il a reconnu l’absence d’un maâlem (qui joue le gumbri dans un troupe de diwan) du jury. « Faut-il instaurer un concours entre des groupes interprétant du diwan, une musique traditionnelle ? Il faut revoir les critères. Il est important de passer à une phase qualitative », a soutenu Hocine Zaïdi précisant que la composante du jury sera également revue pour les prochaines éditions.  Il a appelé à doter Béchar d’infrastructures culturelles dignes de ce nom. Il a notamment évoqué la nécessité d’y construire un théâtre de plein air pour permettre l’organisation d’activités culturelles dans des conditions adéquates.  Parmi les heureux de la soirée, Abdelaoui  Abdelhakem ou Mâalem Hakem, doublement primé. « Ce premier prix  va m’encourager à continuer la recherche dans mon travail. Je vais répéter et répéter jusqu’à atteindre la perfection. Je suis pour la rénovation du diwan à condition à respecter les règles de base. Il faut séparer entre le diwan traditionnel et le diwan fusion », nous a-t-il déclaré. La soirée a été animée par la troupe Sarwiya, composée notamment d’enfants, et par une fusion entre trois groupes de Diwan, El Bahdja d’Alger, Tourath d’Oran et El Waha de Béchar. La plupart des bradj du diwan ont été repris par ces trois groupes qui ont crée une ambiance festive au stade En Nasr. Enfin, les présents ont été agacés par le cérémonial de « distribution » d’hommages (takrimate) inutiles et sans raison au wali Abdelghani Zaâlane et à ses collaborateurs lors de la clôture du festival.  Faut-il à chaque festival donner des petits cadeaux aux représentants de l’administration locale ?  Au stade En Nasr, tout le monde aura remarqué que le wali de Béchar était isolé du public par plusieurs barres métalliques et par un cordon serré de policiers…

	 

	 </description>
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           <title>Cannes : le Repenti ovationné sur  la Croisette !</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Le Repenti, le dernier film de Merzak Allouache, a séduit le public de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Rencontre avec le réalisateur et ses acteurs. 
	La croisette Cannes

	de notre envoyé

	L’unique film algérien de Cannes, Le Repenti, projeté à la Quinzaine des réalisateurs a rencontré un véritable succès sur la Croisette. Son auteur, Merzak Allouache, entouré d’une troupe de comédien(ne)s, réussit enfin son pari de capter l’Algérie des années 90 sans sombrer dans l’idéologie, voire le didactisme propre au cinéma politique. Pourquoi un film important ? Car, depuis Omar Gatlato, c’est la première fois qu’Allouache prend le cinéma tel un complice qui l’accompagnerait dans les sphères les plus intimistes du trauma. Dilatant le temps, installant une scénographie aussi minimaliste qu’étouffante, chaque plan du film dégage à la fois une odeur de culpabilité et d’humanisme. Ne jugeant jamais ses personnages, Allouache flirte avec une certaine fraîcheur et laisse apparaître dans son film une fenêtre ouverte sur une société dont il réussit, pour la première fois, à en extraire toutes les contradictions. Ovationnée, l’équipe s’est retrouvée – enfin – sous les projecteurs le temps d’une possible réconciliation cinématographique. En attendant sa prochaine projection pour la 10e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa (du 9 au 15 juin), on peut s’étonner et regretter que ce film n’ait pas été sélectionné pour la compétition officielle.</description>
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	Merzak Allouache et Adila Bendimerad, vraies stars de Cannes.
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           <title>Merzak Allouache, cinéaste (Festival de Cannes 2012)</title>
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           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	L’unique film algérien Le Repenti a créé un véritable engouement sur la Croisette. Projeté à la Quinzaine des réalisateurs, véritable coup de force, son auteur Merzak Allouache revient de loin et avec un cinéma aussi libre qu’inspiré. 
	Entouré d’une troupe de comédien(ne)s, Allouache réussit enfin son pari de capter l’Algérie des années 1990 sans sombrer dans l’idéologie, voire le didactisme propre au cinéma politique. Pourquoi un film important ? Car depuis Omar Gatlato, c’est la première fois que Allouache prend le cinéma tel un complice qui l’accompagnerait dans les sphères les plus intimistes du trauma. Dilatant le temps, installant une scénographie aussi minimaliste qu’étouffante, chaque plan du film dégage une impression de culpabilité et d’humanisme à la fois. Ne jugeant jamais ses personnages, Allouache flirte avec une certaine fraîcheur et laisse transparaître dans son film une fenêtre ouverte sur une société dont il réussit, pour la première fois, à en extraire toutes les contradictions. Ovationnée, l’équipe s’est retrouvée – enfin – sous les projecteurs le temps d’une possible réconciliation cinématographique. En attendant sa prochaine projection pour la 10e édition des Rencontres cinématographiques de Béjaïa, il est étonnant que ce film n’ait pas été sélectionné pour la compétition officielle. Regrettable !

	 

	-A l’issue de la projection, votre dernier film, Le Repenti a reçu une surprenante ovation assez longue. A cet instant, comment vous recevez tout cela ?
	

	Comme disent certaines de mes connaissances, c’est une sorte de retour. Dans ma vie, je me souviens du même effet, comme par exemple avec Omar Gatlato que j’avais présenté ici à la semaine de la critique, ou avec Bab el Oued city, toujours à Cannes. Je suis content par rapport à ce film qui est pour moi un miracle. Normal et Le Repenti sont des volontés de foncer, de ne pas perdre de temps, sans doute qu’il ne m’en restera pas suffisamment. Aujourd’hui, je constate qu’il reste encore à faire en Algérie et quand je vois ces jeunes, je suis assez triste de leur situation. Cette nouvelle génération nous en veut même si la mienne n’existe pratiquement plus. Il manque une transition, celle des années 90 et qu’on n’a pu toucher. Pour moi, j’attends avec impatience de voir les films de ceux et celles qui ont maintenant 18ans. Je suis content de cette reconnaissance tout en sachant qu’elle peut créer encore plus de haine et de rage à mon égard et ce en Algérie. Je ne peux me l’expliquer. J’essaie d’éviter de penser à ça. Je refuse la mesquinerie et je ferais un film quoiqu’il arrive, même si je dois tourner dans les égouts. Sauf si je vais en prison ou je suis malade. Pour finir, je suis content de cette reconnaissance car cela m’a permis de venir, accompagné de tous ces comédiens. C’est très important pour eux, et donc pour moi
	
	-Vous évoquiez votre précédent film, Normal, et je pense d’emblée à l’une des phrases qui donne une ligne conductrice, celle où l’un de vos personnages dit : « Je ne sais plus filmer les choses ».

	-Ce qui m’amuse, c’est que lorsque je lui faire dis ça, j’avais déjà, personnellement, écrit le scénario du Repenti. Je sais dorénavant ce que je veux filmer de l’Algérie. Je vois les choses autrement. J’ai tous pleins de films en tête. Je ne suis pas comme ce personnage, par contre, quand je croise de jeunes réalisateurs, l’envie me prend de vouloir les secouer et leur dire : « Quand tu sors sur Alger, tu as 15 films, 15 idées devant toi. N’attendez plus des subventions, arrêter de penser 35mm, faites-vous prêter de l’argent, faites des films ! ». Pour Le Repenti, j’avais moi-même effectué une demande en bonne et due forme d’une subvention auprès du FDATIC. Cela m’a été refusé et notifié sur une lettre surprenante. Elle disait : « Malgré un scénario et des dialogues intéressants, la commission a décidé de ne pas aider le film car elle trouve une certaine ambiguïté dans le traitement de l’histoire et au niveau du titre ». A l’époque, le film s’intitulait encore Le Temps de la Concorde ?, et il me reprochait aussi d’être un adepte du « Qui tue qui ? » et surtout que dans Harragas, j’avais dessiné un personnage de policier véreux. J’avais été puni ! Vous savez, la seule façon pour moi de réagir est de « transformer la haine en énergie ». Cette phrase, je ne l’ai pas inventée, elle vient de Ho Chi Minh ! Quand j’ai lu cette lettre, je me suis dit : « je vais tourner ». A l’époque, je n’avais pas encore filmé la seconde partie de Normal, ma réponse à cette lettre se trouve dans cette ladite partie.
	
	-Y a-t-il eu des concours de circonstance ?

	Effectivement. Avec Normal, j’ai eu un prix et de l’argent. Je m’en suis servie et l’ai déposé sur un compte en Algérie. A Doha, j’avais dit à mes comédiens que j’utiliserais cette somme pour tourner Le Repenti. J’ai repris la troupe des comédiens, excepté Najib Oulebsir qui m’a assisté pour le film et j’ai proposé à Khaled Benaissa de nous rejoindre. Quand j’avais projeté mon film à Oran, le lendemain j’étais parti en repérages. Durant le tournage, je me suis fait aider par tout le monde, les villageois, les gendarmes, on a certes tourné dans une urgence, mais organisée. Je pense que la nouvelle génération devrait tourner dans cette configuration.

	-Cette troupe s’est révélée être un bol d’air frais dans votre cinéma. J’ai l’impression que vous les avez bien observé et que quelque chose s’est produit dans votre perception du cinéma.
	

	Ils ne sont pas formatés, ils ont « faim » et parfois cela leur coûte. Adila, par exemple, se fait souvent insultée. Maintenant, je sais d’où ils viennent, du théâtre, je les vois parfois à la Télévision, leurs films sont académiques, comme j’ai pu l’être depuis ces dernières années. Sur ces deux derniers films et sur ce que j’’ai envie de faire prochainement, c’est de réussir à sortir d’une certaine bureaucratie de cinéma. Elle commence à m’étouffer tout en me donnant l’occasion d’apprendre à tourner vite. Par exemple, les téléfilms que j’ai pu faire. Je ne veux plus enlever des choses dans le scénario, je ne veux plus tourner plusieurs fois la même prise, je ne veux plus montrer une première version au montage pour des raisons qui me dépassent. J’essaie maintenant de faire un cinéma en liberté, comme je l’ai fait dans Omar Gatlato et surtout dans mes premiers courts-métrages. Je sortais d’une école avec Farouk Beloufa et nous étions en révolte contre le cinéma de guerre. On voulait un cinéma populaire, un cinéma qui ne se prend pas au sérieux. Maintenant, je veux retrouver cette ambiance. C’est ce qui compte pour moi aujourd’hui !
	
	-Dans Le Repenti, vous étirez souvent le temps et cela donne une construction de plans assez rare dans votre filmographie ?

	C’est le cinéma que j’ai toujours eu envie de faire. Harragas, je regrette de n’avoir pas tourné ainsi. J’aurais dû prendre une petite caméra, m’installer dans cette barque et ne filmer que ça. J’aurais traversé la Méditerranée et je suis certain d’avoir eu au final un très beau film. Je regrette certains films, ils existent, mais maintenant, je veux faire autre chose.

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           <title>Khaled Benaïssa, comédien et réalisateur (Festival de Cannes 2012)</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	-Vous êtes satisfait de ce film ?

	Le fait de venir à Cannes est déjà en soi-même une sensation très forte. Ensuite, la satisfaction originale de réaliser des films, d’y jouer parfois, d’aider aussi d’autres confrères à produire, réaliser et écrire leurs films, est omniprésente. Je pense notamment à Thala Production et à toute cette foisonnante récolte cinématographique. Puis, un jour, je reçois le scénario du Repenti et je me retrouve sur le tournage. Je n’ai même pas eu le temps de rêver ce film, de savoir où il allait m’emmener que je me suis retrouvé à la Quinzaine des réalisateurs. On y est ! Je suis comme un enfant qui aurait reçu le plus beau des jouets.

	Maintenant, dans la salle de cinéma, durant la projection, j’ai ressenti un silence assourdissant. Ils étaient tous concentrés. J’avais l’impression de voir une photo. Là, j’ai senti l’enjeu et l’importance du film. Puis les lumières se rallument et c’est l’ovation durant une dizaine de minutes. J’ai failli m’évanouir. Je pensais à tout, à mon épouse Samia Meziane, avec qui nous pensons et dévorons constamment du cinéma, à ma mère, à ma fille qui vient de fêter ses deux ans, à toutes les discussions qui me traversèrent, à toutes les colères que j’ai pu avoir, à mes frustrations dans ce métier. Puis l’émotion est arrivée. C’était horriblement bon. Je suis satisfait de ce film.

	-Comment avez-vous travaillé votre personnage ?

	C’est la quatrième fois que j’approche ce genre de personnages au cinéma. D’abord Fouzi dans Al Manara, le film de Belkacem Hadjadj, puis dans Ce qu’on doit faire de Karim Moussaoui, ensuite dans Procrastination d’Etienne Kaleb et enfin Lakhdar dans Le Repenti. Ces personnages, ces douleurs muettes, ces regards durs et ces silences m’ont aidé à approcher au mieux le personnage de Lakhdar. Quand Merzak m’a donné ce scénario, il m’a dit : «Tu reconnaîtras ton personnage.» J’ai tout de suite su que c’était Lakhdar. J’ai toujours exprimé le souhait, l’envie et la précipitation de tourner avec lui. Sur le tournage, j’ai compris que le projet était important pour nous tous et l’Algérie. Merzak a une ambition cinématographique conséquente. Par exemple, ne pas utiliser de musique est en soi un élément de mise en scène indéniable. Autre exemple, l’appartement dans lequel je vis, tout ce qui s’y trouvait, n’était pas qu’un décor, c’était la description morale de mon personnage. Et je m’en suis servi. Ce personnage est un très beau cadeau !</description>
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           <title>Nabil Asli, comédien (Festival de Cannes 2012)</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Comment avez-vous découvert le scénario du Repenti ?

	Nous faisions la promotion du film précédent, Normal, dans lequel j’avais un rôle. Durant le Festival du film arabe d’Oran, il avait évoqué avec moi un scénario qu’il avait écrit et qui questionnerait la période des années 1990. Merzak Allouache étant peu expressif, il n’avait pas développé une éventuelle participation dans ce film, s’il avait prévu un rôle pour moi. Après Oran, il est parti effectuer des repérages et c’est là qu’il m’a demandé à me voir. Chez lui, il m’a annoncé qu’il pensait à moi pour un rôle, celui de Rachid. Le scénario en main, je le lis et très vite, je fonds en larmes. Il était minuit et je me suis rendu compte du degré de souffrance qu’avait subi le peuple algérien. Durant cette période, je n’étais qu’un adolescent, j’avais 14 ans, donc je n’avais pas vraiment de prise directe avec la déliquescence de cette société. Je voyais comme tout le monde des images à la télévision, mais ça ne me suffisait pas à en sonder la complexité.
	
	 -Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle de Rachid, le personnage-titre ?

	J’ai dû faire ça très vite. J’ai perdu 8 kilos. Tout cela en 1 mois. Et il fallait que je travaille sur deux aspects, la psychologie et le physique. Tous les jours, je faisais du sport et le soir, je me documentais sur cette période, sur cette jeunesse gâchée. En parallèle, j’ai étudié le personnage, son cadre, ses gestes, comment il réagissait face aux autres. Je ne voulais pas lui insuffler des stéréotypes, j’essayais d’en cerner toute sa complexité. Je tentais de comprendre la raison de son enrôlement au maquis sans pour autant accepter ce geste. Je voulais aussi jouer sur la peur, sur ses craintes et puis très vite, et cela se lit dans le scénario, il découvre un autre aspect de la vie, la ville, un sentiment amoureux, quelque chose qu’il ne connaissait pas. C’est pour cela que mon jeu s’est segmenté.

	-Avais-tu un repère, un objet qui t’accompagnait durant le tournage ?

	J’écrivais des lettres pour moi. «Ils sont là, je les regarde et je ne peux rien faire pour eux» ou bien, «leur yeux me regardent dans les ténèbres», ce genre de phrase que je lançais sur des pages. J’écrivais rapidement, beaucoup, ça m’a aidé durant ce tournage à conserver une certaine distance dans mon travail. Des monologues en somme. Puis je les ai relus après le tournage et j’ai eu la chair de poule. Ce tournage a été très dur. D’ailleurs, je suis tombé malade, le film terminé ! Mais cela reste et restera un rêve, une expérience importante dans ma carrière. Un beau témoignage.</description>
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           <title>Adila Bendimerad, comédienne (Festival de Cannes)</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	-Comment vous sentez-vous à l’issue de la projection ?

	Dès que nous avons reçu cette ovation, je pensais que c’était une tradition propre à la Quinzaine des réalisateurs, et puis mon regard a croisé celui de Nabil (NDLR : Nabil Asli, comédien qui interprète le personnage-titre du film) et en le voyant, j’ai tout de suite compris que c’était exceptionnel ce que nous vivions. Le public nous entourait, c’était un beau cercle. Ils avaient tous envie d’être avec nous et c’était réciproque. Nous étions connectés. Je trouve ce moment rare, surtout que je suis incapable de vous exprimer son sentiment.

	-Comment as-tu travaillé ton personnage ?
	

	Un livre m’a accompagné,Puisque Mon cœur est mort de Maïssa Bey. Je l’avais chez moi, je l’avais confié à Nabil qui s’en était entiché. J’ai fini par le récupérer en le rachetant dans une librairie. Je me souviens très bien de la libraire me disant : «Vous allez lire ce livre ? C’est tellement dur quand on est maman.» Il fallait que j’aille jusqu’au bout. Puis j’ai longtemps attendu des films qui questionnaient cette période. Des films avant des rôles. Je ne peux vous définir cette attente, mais elle était omniprésente. C’est une envie nécessaire. Dès que Merzak Allouache m’a parlé du scénario, j’ai senti un nœud que j’allais pouvoir dénouer. Et se confronter de nouveau à cette époque mais en tant qu’adulte, ce fut un très long voyage, déstabilisant et flippant à la fois.

	Quand j’étais enfant, j’imaginais que les terroristes étaient des mutants, qu’ils ne mourraient jamais, qu’ils avaient les sourcils rasés, je me demandais toujours comment ils arrivaient à massacrer autant de personnes. La séquence où je découvre le repenti retrouver sa mère, m’a beaucoup ému. Sans doute que j’en ai fait un parallèle avec mon personnage, Djamila, et son rapport avec sa fille. Avec cette séquence, j’ai compris paradoxalement que les terroristes étaient des humains et des algériens. Ce qui a été dur aussi, c’est l’absence physique de Selma alors que selon moi, elle est dans chaque plan.
	
	-Tu voyais ce personnage ?

	Je ne suis pas maman dans la vie. Je ne savais pas comment travailler mon personnage. Alors je me suis mis à écrire des p’tits mots pour Selma, pour ma fille. Au début, je me sentais ridicule avec ce carnet. Et puis finalement, je trouvais cela tellement bizarre que j’ai arrêté de suite ce processus. Plus tard, j’ai relu ces mots et j’ai constaté qu’elle était en fait très présente. Trois semaines avant le tournage, je me réveillais constamment à l’aube. Alger croulait sous une vague de froid, donc j’allumais ma cheminée et j’écrivais toujours ces mots pour Selma. C’est une période assez irréelle… très étrange.
	
	-Comment vous sortez de cette période ?

	Le jour de la dernière scène, j’appréhendais de la voir enterrée. D’ailleurs, je ne voulais pas voir le lieu tant qu’on n’avait pas tourné. Je craignais de la voir. Je pensais très fortement à moi, à ma vie, au fait que je pouvais avoir aussi un enfant. Cette scène s’est faite en une prise. J’avais tellement besoin de retrouver son corps que je me suis jetée sur sa tombe pour creuser. Rien n’était prévu et après que Merzak ait clôt la scène, je me suis éloignée, j’ai mangé et puis j’ai dormi. Physiquement, ce tournage m’a fait mal. J’ai eu des courbatures, de l’eczéma, pleins de choses physiques qui m’ont handicapée. C’était assez troublant. Selma existera toujours. Quand je suis sortie du tournage, je me suis sentie vieillie.

	-Comment travaillais-tu avec Khaled Benaïssa et Nabil Asli ?

	J’ai eu une vraie confiance envers mes partenaires. D’ailleurs quand j’ai commencé dans ce métier, j’ai toujours rêvé  jouer avec Khaled Benaïssa et Nabil Asli. C’était le moment, nous y sommes allés. Nous ne nous préparions pas vraiment, il y avait un plaisir dans le jeu qui s’est défini par une vraie force d’écoute. Et puis avec Merzak Allouache, ce qui est jouissif, c’est qu’il nous protège. Sa direction est tellement saine que nous n’avons pas peur d’essuyer des coups. Il parle doucement, écoute beaucoup, puis nous laisse une totale autonomie de sensation. C’est différent à chaque fois. C’est comme un fil, Merzak nous aide à marcher sur ce fil. C’était important de raconter cette histoire.

	 

	 

	 

	 

	 

	
	 </description>
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           <title>Béchar le gumbri à six cordes n’est pas une légende</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Au 6e Festival de la musique diwane, un musicien fait sensation. Il a détourné le gumbri, au bonheur des puristes. 
	Mâalem Hakem est jeune. Moins de 30 ans. Il est né dans le diwane à Béchar, ville connue par ses mhala (confréries). Comme tous les mâalmine, il joue du gumbri, l’instrument sacré de cet univers rituel et artistique des temps anciens. Mâalem a «osé» innover en introduisant des modifications au gumbri. «J’avais déjà un gumbri avec des cordes aiguës. Des amis musiciens jouaient, eux, du gumbri avec des cordes graves. J’ai eu l’idée de mélanger les deux en un seul. Une gumbri à six cordes ou à trois cordes doublées. J’ai un peu risqué, mais cela a donné un bon résultat», nous a expliqué mâalem Hakem, mercredi soir, quelques minutes avant de monter sur scène au stade En Nasr de Béchar.

	Avec sa troupe, Diwane El Waha, mâalem Hakem participe au 6e Festival de musique diwane, qui s’est achevé hier soir. «Hakem ! Hakem !», criaient les nombreux jeunes venus les écouter. Le mâalem au gumbri aux six cordes est une star dans la région. Il a une parfaite maîtrise du chant diwane et du jeu d’instruments. «Les autres mâalmine ne m’ont pas encore écouté jouer de ce gumbri. C’est la première fois que je monte sur scène avec l’instrument. J’envisage d’en faire un élément de fusion musicale dans le futur», nous confie encore mâalem Hakem conscient d’avoir enfreint une règle «sacrée» ou peut-être «rigide».

	Mais il l’assume, lui qui a appris seul le jeu du gumbri, quelque peu aidé par mâalem Mohamed Belâalem. L’adhésion des présents, dont des puristes de la tradition gnawi, a été totale. L’enchaînement des bradj (morceaux musicaux du diwane) a été réussi : Rassoul Allah, Mbara, Sergou, Hamadi… El Waha, qui existe depuis six ans, a pris part, en 2009 en Chine, à une tournée culturelle algérienne. «Le public a adoré notre musique. Il s’est vite adapté à nous. Cela nous a étonnés ! On dirait que les Chinois connaissaient le diwane !», se souvient Abdelerrezak Kirayou, membre d’El Waha. mâalem Hakem et El Waha travaillent actuellement sur un nouvel album diwane traditionnel. La fusion se fera plus tard.

	Entre melhoun et haidouss

	Le groupe El Ferda de Kenadsa (Kenadsa est située à 20 km de Béchar) a pris le relais sur scène dans un autre style musical, le melhoun. Larbi Bastam, Hocine Zaïdi et les autres membres du groupe, habillés comme d’habitude en blanc, ont interprété des chansons connues de leur répertoire : Sewlt nefsi (une chanson de Tahar Bensaïd El Kandoussi, aujourd’hui disparu), Krim el kourama, Cheikh Benbouziane et Chayallah ou bik ya el badawi. Les jeunes de l’Association Ouled Sidi M’hamed Bouziane de Kenadsa ont accompagné El Ferda sur scène, munis de leur karkabou et tbal. Ils sont une dizaine à vouloir perpétuer l’héritage haidouss, genre musical de la région. «Nous n’avons pas l’habitude de la scène. Jusque-là, nous nous sommes produits à Tlemcen et à Sidi Bel Abbès. Nous récupérons les textes et les airs des vieux de Kenadsa comme Benderouiche et Bendjillali pour les chanter», nous explique Belkacem Boudinar, chef de la troupe.

	Larbi Bastam d’El Ferda a, pour sa part, reconnu que c’est la première fois que Ouled Sid M’hamed Bouziane accompagnent le groupe dans un concert. «Nous avons voulu les encourager. Leur présence sur scène a ajouté de l’ambiance. La chorale était plus grande et le rythme plus intense. Les pas de danse exécutés ont donné une autre couleur et une autre chaleur à notre prestation. On fera encore une fois appel à eux dans le futur», a expliqué Larbi Bastam. El Ferda vient de faire sortir un coffret contenant dix-sept titres édités par l’Office national des droits d’auteur (ONDA). Un coffret pas encore mis en vente. «Le but de cet enregistrement est de sauvegarder le patrimoine musical. Nous envisageons de continuer les recherches et de faire sortir d’autres textes et les faire connaître du public», précise Larbi Bastam. Il a appelé à créer un conservatoire ou une école de musique pour enseigner et protéger le patrimoine de la région de la Saoura.

	«Actuellement, la transmission ne se fait qu’oralement, de mémoire en mémoire. Il faut écrire tout cela et le laisser pour les futures générations. Il faut aussi assurer la relève», plaide-t-il. Larbi Bastam a encadré une master class à la faveur du Festival du diwane dans un souci de transmission. Il est peut-être temps de poser sérieusement la question de l’enseignement des musiques populaires et traditionnelles algériennes à l’Institut national supérieur de musique (INSM). A défaut, il faut créer d’autres structures d’enseignement en impliquant l’université pour éviter la perte irréversible du patrimoine artistique du pays. Un patrimoine qui appartient aussi à l’ensemble de l’humanité...</description>
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	Le groupe de musique diwane, Waha de Béchar, accompagné du maâlem Hakem (au milieu habillé en noir) qui porte un gumbri.
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           <title>On doit renouveler la musique du diwane</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Lahcen Torki, un des fondateurs de l’association Salama pour la protection du patrimoine, enseigne la musique à la Maison de la culture de Béchar. Lors du 6e Festival de la musique diwane, qui s’est tenu jusqu’à hier à Béchar, il a plaidé pour «la rénovation» de la tradition musicale gnawi. Ce qu’il propose ne fait pas consensus. Débat. 
	-Vous plaidez pour l’introduction de nouvelles sonorités dans le diwane. Pourquoi ?

	C’est une contrainte. On doit renouveler la musique du diwane parce qu’elle est devenue mondiale. On doit revoir la composition de cette musique. Il faut y introduire des changements dans le fond et dans la forme. Même dans les rites, pourquoi pas ? On ne doit pas présenter cette musique aux spectateurs avec les mêmes anciennes méthodes. L’auditeur actuel est ouvert sur ce qui existe dans le monde, sur les nouvelles technologies… Pour être à cette hauteur, le diwane doit être renouvelé, rafraîchi…

	-Et que faut-il introduire dans cette musique ?

	On doit utiliser d’autres modes musicaux. Ne pas se contenter du pentatonique, mais utiliser le majeur, le mineur. Pourquoi ne pas introduire d’autres instruments tels que les guitares classiques et basses, le luth ? Ce mixage va peut-être nous donner une autre vision sur cette musique.

	-Aller vers des fusions, peut-être ?

	Une fusion et un changement en même temps. Un changement dans la composition et l’harmonie. Malheureusement, l’harmonie est absente dans la musique diwane. Le rythme est déjà présent. Il faut le sauvegarder. Mais il faut ajouter au karkabou d’autres instruments de percussion, la batterie…

	-La musique du diwane est-elle folklorique, populaire, religieuse, rituelle ?

	Ces appellations ne s’adaptent pas à la musique du diwane. Le diwan est une musique de spectacles, de festivités. Avec le temps, elle a changé. Chez nous, il n’existe pas de musique de classes. Et la musique du diwane est celle de tout le monde. Une musique qui fait partie du patrimoine.

	-Quelle différence y a-t-il entre le diwane algérien et le gnawi marocain ?

	C’est la même racine. Mêmes rythmes et traditions. Il y a des différences dans la manière de s’adapter aux rites. Les textes se ressemblent. La plupart des textes ont une origine africaine. Au fil du temps, les paroles se sont mélangées avec celles du Maghreb. Cela concernait surtout les textes religieux. Le diwane a été quelque peu adapté à certains rites religieux.</description>
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           <title>«J’ai appris à ne jamais prendre pour argent comptant, les“valeureuses interventions“ de l’Occident»</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Près de 800 000 personnes exécutées en 1994 au Rwanda. Dix-huit ans plus tard, Josiane Le Bescond revient, à travers son récit personnel, sur son indignation contre une communauté internationale indifférente aux vies humaines sacrifiées. El Watan Week-end accompagne l’écrivaine dans ce témoignage exclusif.   
	-En 1994, vous quittez votre famille, votre vie «normale» pour vous rendre au Rwanda. Pourquoi ?

	Je suis allée au Rwanda en septembre 1994, chercher la sœur du petit garçon que j’avais adopté en janvier de cette même année, après six mois de bataille pour la retrouver. Dès le 7 avril, au lendemain de l’attentat où le président Habyarimana a trouvé la mort, le génocide a démarré et très vite, nous avons appris qu’une partie de sa famille avait été assassinée. Ne restait qu’une petite fille de 12 ans, Kazungu. D’évidence, à partir de cet instant, nous nous sommes sentis responsables de la fillette, dont nous ne savions rien, hormis le fait qu’elle était hébergée à l’orphelinat Gisimba de Kigali. Dix-huit ans après, j’ai décidé de raconter cette histoire, fil conducteur personnel qui me permet tout simplement de rappeler cette monstruosité commise devant les yeux du monde. Cette histoire était écrite depuis longtemps, mais je n’escomptais pas la faire publier, elle était avant tout destinée à mes enfants, car cela fait partie de leur vie familiale. Je l’ai parfois donnée à lire et il se trouve que ce sont mes amis algériens qui m’ont convaincue de la rendre publique.

	-En écrivant ce récit de vie, vous deviez plonger dans votre passé. Peut-on gérer ses souvenirs et demeurer à la fois objective dans sa narration ?

	Dans la mesure où cet écrit existait depuis longtemps, je n’ai pas eu trop de difficultés à le remanier pour le proposer à un éditeur. A vrai dire, en 1994, j’ai vécu ce qui se passait là-bas, quasiment heure après heure, autant de jour que de nuit. Pour tenir le coup, j’ai beaucoup écrit et lorsque j’ai décidé de passer à la rédaction, j’ai repris toutes mes notes. Bien sûr, l’émotion reste la même, car au-delà de tout, c’est l’incompréhension et la colère qui perdure. Le plus difficile a été de trouver un éditeur et j’ai pu me rendre compte à quel point le génocide rwandais est passé dans l’insignifiance, à quel point plus de 800 000 personnes assassinées, (en Afrique) n’intéressent pas ou plus. J’ai constaté que le simple fait que mon manuscrit soit estampillé «Rwanda» l’a mené directement dans les poubelles de nombreux éditeurs, sans même qu’il ait été lu.

	Quant à mon objectivité, je crois pouvoir la revendiquer, car après lecture de mon livre, divers spécialistes de la question m’ont demandé comment j’avais pu, à ce point, analyser la situation au moment même où les choses se passaient. Il se trouve qu’à l’époque, j’ai utilisé tous les moyens pour me tenir informée et, surtout, une seule question me taraudait : pourquoi ? Pourquoi le monde a-t-il laissé faire ça ? Je n’ai jamais trouvé de réponse à cette question, ou plutôt, les conclusions que j’ai pu en tirer restent les mêmes : selon où le monde occidental trouve son intérêt ou pas, l’être humain passe par pertes et profits. Je sais combien ces paroles sont naïves, mais malheureusement, on l’oublie trop souvent ou plutôt, on fait en sorte que l’individu lambda l’oublie. En ce qui me concerne, depuis cette période, j’ai appris à ne jamais prendre pour argent comptant les «valeureuses implications, voire interventions» de l’Occident.

	-Dans un passage de votre livre renvoyant à mai 1994, vous comparez le génocide rwandais à l'Holocauste. Pensez-vous, 18 ans plus tard que cela aurait pu être évité et surtout comment ? 

	J’ai toujours pensé que cela aurait pu être évité, notamment par la France qui aurait pu jouer ce rôle. A l’époque et depuis longtemps, elle entretenait des relations importantes avec le Rwanda. Elle s’est contentée, comme d’autres, de faire évacuer ses ressortissants, dès que les massacres ont commencé. Plus loin, une large part de responsabilité lui incombe, de par l’entraînement des soldats de la force gouvernementale rwandaise et de l’équipement en armes et autre matériel. Sans compter que de nombreux rapports d’ONG dénonçaient depuis longtemps les exactions commises à l’encontre de la population tutsie et qu’avant même le début des massacres, les listes des personnes à abattre étaient prêtes. Je me suis souviens combien j’ai attendu que le terme «génocide» soit enfin prononcé !

	S’agissant de la France, ne pas oublier non plus les liens qui unissaient François Mitterrand au président Habyarimana. En cela, juste un détail significatif : comment admettre que son premier geste envers la veuve du président rwandais, évacuée en métropole, fut de lui offrir un bouquet de fleurs et de lui octroyer une somme de 200 000 Francs dès son arrivée, alors que le sol rwandais se couvrait de cadavres ?! La France s’est enorgueillie de son intervention en juin 1994, sous couvert de la noble cause humanitaire, avec sa fameuse opération Turquoise. Mais à mes yeux, cela ne l’exonérera jamais de ses responsabilités. Il reste beaucoup à dire à ce sujet et je suis convaincue que cela sera fait. Il n’est que de constater ce qui se passe aujourd’hui, au sujet de la France et de l’Algérie. Même tardivement, les langues se délient et l’histoire commence à s’écrire...

	-Vous êtes maman adoptive de deux enfants rwandais. Comment arrivez-vous à transmettre leur héritage d'origine ?

	Lorsque je suis rentrée du Rwanda avec Kazungu, en septembre 1994, je savais que «l’autre aventure humaine» ne faisait que commencer. Nous ignorions si elle réussirait à oublier ce qu’elle avait vécu, si elle parviendrait à s’intégrer. En six mois, nous nous sommes retrouvés à la tête d’une fratrie de cinq enfants, dont deux arrivés à six mois d’intervalle et un bébé de moins de deux ans. Dire que la vie qui a suivi a été un «long fleuve tranquille», serait mentir et j’ai vite compris ce que signifiait être «mère de famille nombreuse». Malgré certaines difficultés inhérentes à toute famille, même parfois douloureuses, les choses se sont plutôt bien passées et il faut le mettre au compte des enfants eux-mêmes.

	-Qu'est devenu la petite Kazungu ou Solange?

	Aujourd’hui, Solange est une jeune femme trentenaire comme les autres et elle rêve maintenant de visiter son pays, avec lequel elle a réussi à garder des liens.

	-Vous avez entrepris un voyage en Algérie. Qu’en reste-t-il ?

	J’ai repris mes études en 2007 pour devenir journaliste et bien sûr, je crois pouvoir dire que ce que j’ai vécu en 1994 a beaucoup à voir avec cette décision. Ma rencontre avec l’Algérie date de 2009 et la petite Française que je suis, s’est à nouveau trouvée gênée par le poids de sa nationalité. Que l’on comprenne bien, je suis très heureuse d’être Française, mais durant la période du génocide rwandais, j’ai lourdement porté ma nationalité, en raison de l’implication de mon pays dans ce qui s’est passé alors. Depuis plus d’un an, j’ai entamé un travail sur le passé qui lie l’Algérie et mon pays. J’ai effectué un certain nombre de rencontres entre des acteurs et/ou témoins de l’époque coloniale et de la guerre d’indépendance pour tenter de comprendre, pour savoir... Je n’ai rien d’une historienne et c’est à nouveau avec ma casquette d’individu lambda que j’ai décidé d’effectuer ces rencontres de chaque côté de la Méditerranée. Partant du principe que le socle de la grande histoire est aussi et, peut-être avant tout, composé de multiples histoires individuelles et personnelles, j’escompte écrire ce prochain livre avec pour seul fil, celui de l’humain. C’est une bien jolie aventure que j’ai entamée là et chacun de ces échanges, notamment en Algérie, laisse une belle empreinte, marquée à la fois par l’empathie et une confiance mutuelle.</description>
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           <title>Un docu retrace la vie de la militante Raymonde Peschard</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Rien ne prédisposait Raymonde Peschard à mourir en martyr pour la cause algérienne. Pourtant, l’assistante sociale, engagée aux côtés du FLN pendant la guerre de Libération, est tombée au champ d’honneur le 27 novembre 1957 lors d’une embuscade. Le réalisateur François Demerliac lui consacre un documentaire, Qu’est devenue Taous, de son nom de guerre. 
	A travers le parcours de Raymonde Peschard, militante FLN pendant la guerre de Libération, François Demerliac, le réalisateur de Maurice Audin, la disparition, espère avant tout «faire tomber des a priori sur l’image de la femme objet cachée sous son voile, véhiculée en France, qui ne me paraît pas correspondre à la vérité, mais qui est utilisé à des fins politiques pour parler de la menace islamiste, et entretenir une confusion plus ou moins habilement orchestrée. Et puis peut-être en Algérie, contribuer à répondre à la soif que je ressens chez les jeunes Algériens, de connaître leur histoire». Que ce soit à travers le réseau des poseuses de bombe, des infirmières ou encore au maquis, Taous, comme ses compagnons de guerre la surnommaient, était de ces femmes engagées corps et âme pour la cause nationale.

	Née le 15 septembre 1927 à Saint-Eugène (Alger), elle a vécu une grande partie de sa vie à Constantine auprès de son oncle qui l’a recueillie à 5 ans après la mort de sa mère. Syndicaliste engagé, celui-ci lui a inculqué les bases de son «positionnement politique», raconte le réalisateur. Mais ce sont les événements de mai 1945 qu’elle a vécus de près et qui l’ont marquée qui la décideront à s’engager entièrement. «D’origine pied-noir, elle venait d’un milieu qui aurait pu la pousser du côté des colonisateurs, mais en contact avec la population algérienne, elle s’est retrouvée intellectuellement plus proche des colonisés», souligne le réalisateur.

	Le travail qu’exige une telle entreprise n’est pas une mince affaire. «Le problème du militantisme, particulièrement à cette époque, c’est qu’il était clandestin. Sa famille proche n’avait pas connaissance de ses activités, alors il est très difficile, cinquante ans plus tard, de trouver des personnes qui peuvent dire très précisément ce qu’elle a fait.» Mais au gré des rencontres et des témoignages, le portrait de Raymonde se précise. La militante avait participé à des actions de communication et de renseignement. Selon certaines informations, il est même possible qu’elle ait participé à des attentats. Dans Qu’est devenue Taous ?, en cours de repérages, François Demerliac questionne les différents formes de combat et de soutien des femmes pendant le guerre de Libération et l’évolution de leur situation après l’indépendance.

	Le réalisateur constate qu’«il n’y a pas nécessairement de clivage, homme/femme qui met la femme dans une situation inférieure», mais il s’interroge «en tant qu’observateur distant sur le code de la famille qui est une énigme pour moi. Les femmes ont été actives pendant la guerre de Libération et ont pris des risques. Quand on a un code de la famille qui considère les comme des mineurs, quelque chose de ne va pas. On en a discuté avec Louisette Ighilahriz, confie-t-il. Alors qu’elle a combattu pour la liberté de son pays, elle se retrouve dépendante de son petit-fils dont le seul avantage qu’il a sur elle est d’être un garçon…»</description>
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           <title>Sofia Boutella dans Street Dance 2</title>
           <author>Faten Hayed </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Vous la connaissez à travers les clips de Madonna, sa chorégraphie dans Hollywood Tonight, le vidéoclip posthume de Michael Jackson, ou dans une publicité pour Nike, dont elle est l’égérie. Sofia Boutella est à l’affiche du film Street Dance 2. 
	La danseuse franco-algérienne y interprète le rôle d’Eva, une danseuse de salsa approchée par Ash et Eddie, deux amis talentueux qui parcourent l’Europe à la recherche des meilleurs danseurs. Leur but ? Former une équipe imbattable. Eva devient un ingrédient indispensable à leur réussite. Sofia Boutella est danseuse, mais aussi comédienne – elle étudie l’art dramatique depuis six ans. En 2002, elle revient en Algérie pour présenter un spectacle intitulé Watani. A la sortie du film aux Etats-Unis et en France, elle confie à un journaliste : «J’ai vraiment envie de faire quelque chose en Algérie, mais ce sont de grandes ambitions qui ne sont pas du tout à mon échelle. Que ce soit ouvrir une école ou autre. Il y a beaucoup de talents en Algérie et j’espère qu’un jour les jeunes auront l’opportunité de s’exprimer pleinement et librement.»
	 </description>
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           <title>L’Algérie contemporaine s’expose à Mostaganem</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Mostaganem accueille les Rencontres internationales de l’art contemporain du 8 au 12 juin. L’occasion de voir à l’oeuvre les grands plasticiens algériens. 
	Installations vidéo, détournements photographiques, action painting. Les Rencontres internationales de l’art contemporain vont dérouter plus d’un visiteur de Mostaganem. Du 8 au 12 juin prochain, la ville accueille plusieurs dizaines d’artistes algériens et étrangers pour célébrer la création. Mais il n’est pas facile d’attirer les foules. Ameur Hachemi, l’organisateur, mise donc sur la pédagogie. «Nous voulons faire connaître ce que les artistes produisent à l’étranger, alors nous avons invité des plasticiens, comme Denis Martinez, qui animeront des workshops et des conférences-débats.»

	Du côté des créateurs, les stars locales et internationales ont répondu présent. Mustapha Boucetta a prévu de présenter une sculpture faite de matériaux de récupération, un gros poisson construit en tôle rouillée. Au moyen de cette oeuvre, il soulève le problème de la pollution des fonds marins. «Nous avons l’ambition de véhiculer des messages à travers nos oeuvres», explique-t-il. La manifestation est aussi l’occasion pour les artistes de créer sous les yeux du public.

	Création en live

	C’est le cas de Moussa Bourdine qui réalisera une toile à base notamment de goudron et d’acrylique, inspirée de l’histoire d’une grotte, située à 100 km de Mostaganem, où une famille fut enfumée vivante dans les années 1930. «Une façon de rendre hommage à nos morts», ajoute l’artiste qui avoue avoir été très ému lors de sa visite de la grotte. L’émotion, c’est aussi ce qui guidera le travail de Karim Sergoua. Le plasticien prépare une performance en plein air : «Notre objectif est de faire sortir les artistes pour qu’ils peignent dehors !» En quatre jours, il devra créer une fresque, accompagné des étudiants des Beaux-Arts de Mostaganem. Un défi que Karim Sergoua relève avec plaisir : «Il faudra travailler vite. Mais plus on travaille rapidement, plus l’expression est brute. De cette manière, les gestes sont spontanés et on exprime inconsciemment ce que l’on est, nos positions politiques. Alors que lorsqu’on réfléchit, qu’on se contrôle, on perd de la force dans notre expressivité !» Mais même si l’enthousiasme domine, Ameur Hachemi s’inquiète malgré tout de la difficulté d’être plasticien en Algérie. «Les grandes sociétés, les banques, l’Etat doivent investir pour développer la création en Algérie, et cela passe d’abord par l’achat d’oeuvres d’art et le développement de l’enseignement de l’art plastique à l’école !»
	 </description>
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           <title>Le tamazight, encore «ghettoïsé»</title>
           <author>Lamia Tagzout </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Fri, 25 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	La huitième édition du Salon du livre et du multimédia amazighs, organisée à Bouira du 19 au 23 mai, a montré combien le tamazight, dix ans après sa reconnaissance comme langue nationale, a du mal à s’imposer malgré ce statut. 
	Manque de production littéraire ou communication défaillante ? Le Salon du livre et du multimédia amazighs, qui s’est tenu à Bouira, avec plus d’une vingtaine de maisons d’édition, n’a pas attiré les foules… Au cœur des revendications linguistiques et culturelles amazighes en 1980 (Printemps amazigh), en 1994-1995 (grève du cartable en Kabylie) et en 2001 (Printemps noir), le statut de tamazight et son enseignement demeurent un sujet de discorde entre les militants de la cause amazighe et les autorités algériennes. «C’est une aberration qu’il n’y ait pas de département de tamazight en dehors de la Kabylie, s’emporte un enseignant à l’université de Tizi Ouzou qui a souhaité garder l’anonymat. On a la nette impression qu’on veut l’enfermer en Kabylie. Peut-on imaginer qu’une langue nationale ne soit pas enseignée dans la capitale ? Il faut une volonté politique pour déghettoïser tamazight !»

	Quand ils n’enseignent pas dans des conditions démotivantes, plusieurs dizaines d’enseignants formés dans les départements de Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira se retrouvent chaque année au chômage. «Même dans les wilayas où est concentré l’enseignement de tamazight, il n’y a pas de réelle volonté de le développer. Preuve en est le faible recrutement d’enseignants, précise Zahir Meksem, enseignant au département de langue et culture amazighes de l’université de Béjaïa. Pourquoi en est-on arrivé là ? Parce que si un élève peut étudier le tamazight au primaire et au lycée, il peut très bien être orienté, entre les deux, dans un collège qui ne dispense pas cet enseignement.»

	Gouffre

	La production littéraire est aussi loin d’être suffisante pour conquérir un grand public. Avec à peine dix maisons d’édition en langue amazighe et 200 livres édités par le Haut-Commissariat à l’amazighité depuis sa création en 1995, la littérature amazighe a encore du chemin à parcourir. A ce sujet, Brahim Tazaghart, animateur du Mouvement culturel amazigh et responsable des éditions Tira, accuse le ministère de la Culture «qui n’a pas jugé utile de mettre en place une politique de soutien au livre amazigh dans le cadre du fonds du soutien au livre». Et même lorsque certains projets sont retenus, «la bureaucratie fait son œuvre pour désespérer les plus tenaces». Entre l’intention affichée et la réalité, «il existe un gouffre», dénonce l’éditeur.

	Comment donner à tamazight les moyens de la développer et de la promouvoir ? «Il faut, sans tarder, décider de rendre obligatoire l’enseignement de tamazight, jusque-là facultatif, dans les régions amazighopohones, avec la création de classes pilotes dans les autres régions, poursuit l’éditeur. Suite à cette décision, un projet de généralisation doit être élaboré et mis en œuvre avec toute la rigueur nécessaire. Il est inconcevable que des licenciés en tamazight restent au chômage!» Zahir Meksem s’interroge également sur «le manque de volonté affiché par le ministère de l’Education qui aurait pu penser à former des enseignants au niveau des ENS, comme les autres matières.»Bouira.
	 </description>
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           <title>Festival Mawazine : Il a fait très « show » avec Jimmy Cliff</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 13:32:00 +0100</pubDate>
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	 Energie, générosité et chaleur. Tels sont les maîtres mots qualifiant le concert qu’a donné la légende vivante du reggae, le chanteur jamaïcain Jimmy Cliff, mercredi soir, à l’espace OLM Souissi de Rabat ( Maroc), lors du Festival Mawazine : musiques du monde se tenant du 18 au 26 mai 2012 
	Rabat( Maroc)

	De notre envoyé spécial

	 Déjà lors de la conférence  de presse qu’il  a donnée, l’après-midi, le reggaeman Jimmy Cliff, a anoncé que le concert sera chaud, enfin « show ». « It will hotter than summer, tonight » ( ce sera plus chaud que l’été ,ce soir)  a-t-il promis. Et il n’a pas failli à sa parole. Il a mis «la fièvre » au public. Un concert magique ! Et pour cause ! Jimmy Cliff a agréablement surpris ses fans de la première heure et ceux de la jeune génération. La légende vivante du reggae, à 64 ans, jure avec la gérontologie. Toujours aussi vert. La voix est intacte et il a toujours du coffre...fort. Il danse, saute, virevolte, esquisse une chorégraphie, joue de la guitare ( là on découvre que Jimmy Cliff est gaucher tout comme Jimi Hendrix) et du djemenbé (percussions) et pratique même du tai chi ( art martial relaxant). Une boule de nerfs, une vraie pile « Energizer ». Tant la fraîcheur de Jimmy Cliff filait des complexes au jeunisme. Bref, il était en forme…olympique. Aussi, Rabat-Kingston, fut une destination: rastafarai ! Et on pas été déçu du voyage, enfin du «trip». Des haltes insulaires, musicalement parlant, en partance pour Trenchtown, le giron natal du reggae à Kingston ponctuées par des titres de l’ancien répertoire et du nouvel Album Rebirth -un retour aux sources du reaggae-qui sortira début juin dans le monde. You Can Get It If You Really Want, Destination, Rub A Dub Partner, Wild Word, Wonderful World aux fulgurances rythm’n’blues de Tamla Motown, Wonderful People, Miss Jamaica, The Word Is Up Side Down, Hakuna Matata, Many Rivers To Cross( repris par UB40, Linda Ronstadt, Oleta Adams ou encore Lenny Kravitz)  Higher and Higher, I Can See Cleary Now, By The River Of Babylon, One More ou encore Reggae Night  qui a franchement embrasé la foule en délire. Du ska pionnier, ce  rythme saccadé et syncope qui sera repris dans les années 1980 par Madness ou Police. Du steady rock et puis le reggae qui fut immortalisé par Bob Marley and The Wailers, Jimmy Cliff, Peter Tosh,  Burning Spear, Steal Pulse ou encore Toots &amp; The Maytals. Ce rythme magique puisant sa substantifique moelle des cordes basses et des nappes synthétiques. Le public tantôt battant la mesure tantôt interprétant les paroles de Wild World, tantôt dansant, était en phase avec Jimmy Cliff. Et comme on le dit en Jamaïque, le public était « irie »( il se sentait bien). Converti à l'Islam, Jimmy Cliff est devenu Hadj Naïm El Bachir, est un activiste, pacifiste, humaniste, écologiste , végétarien et citoyen du monde n’a pas manqué d’exhorter ses semblables de cesser de faire la guerre, de ne pas être bélliqueux et de protéger la planète Terre. Sur le titre Our Planet Earth( Notre planète Terre); " Je suis né en Jamaïque, sur les collines. Il y avait de bonne nourriture et un beau soleil. Aujourd'hui, rien n'est plus comme avant. Il y a trop de destruction, trop de corruption. Quand je regarde la planète, elle n'est plus ce qu'elle était. Sauvez notre planète Terre...Nous ne voulons pas d'un autre Vietnam, l'Afghanistan. Qu'on cesse la guerre au Sudan, Syrie...Le monde est sens dessus-dessous...". Jimmy Cliff a prouvé qu'il demeure ce "rude boy"( rebelle en Jamaïque) comme Ivan le personnage du film The Harder They Come ( 1972) de  Perry Henzell. Un rastafarian délivrant un message positif, universel et pacifique!  Bref, Jimmy Cliff, c'est la légende qui continue! Un Jah (dieu) du reggae!</description>
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           <title>le pari d’ouverture de Maâlem Medjbar</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Avec Maâlem Medjbar, le diwan ne sera probablement plus le même, il aura une tonalité universelle. Mardi soir, sur la scène du stade En Nasr de Béchar, à la faveur du sixième Festival de musique diwane, avec le jeune groupe The Grooz, Maâlem Medjbar Ben Medjbari s’est contenté d’interpréter une seule chanson. 
	Béchar
	De notre envoyé spécial
	
	Muni de son inséparable gumbri, il a chanté, la voix plus que jamais bluesy, Jrit Ana. C’est une manière de laisser place à «la relève», comme il le souligne avec courtoisie. The Grooz, qui est né à Alger il y a à peine six mois, a la prétention de faire de la fusion, jazz, blues, reggae, chaâbi, diwan et même ayta marocaine. Menée par le fils de Maâlem Medjbar, Abdelhak Ben Medjbari, au chant et à la guitare, le groupe est composé également de Sidi Ali Laroum à la batterie, Hamza Ben Braham au violon, Sid Ahmed Safar Zitoune au piano, Zakaria Benledra à la basse et Hassan Benrejdal aux percussions. Le groupe est monté pour la première fois sur scène à Béchar après une présentation à l’Ecole des beaux-arts d’Alger et la salle Ibn Zeydoun du complexe Riadh El Feth.

	Après une première chanson Ham jaou el gnawa, The Grooz a enchaîné des titres connus. La personnalité musicale est encore à parfaire autant que l’orchestration. Le rythme c’est bien, l’harmonie c’est mieux. «Je suis monté en dernier comme invité d’honneur(…) Le groupe The Grooz envisage de faire de la fusion en ajoutant autour du diwan même l’andalou ou le melhoun. Je les encourage. Pour ma part, j’envisage d’introduire des sonorités arabes au diwan. Dans les grands concerts, je veux travailler avec The Grooz, soit ensemble, soit en partie», a expliqué Maâlem Medjbar. Il a évoqué l’importance du texte dans le chant. «Nous prenons des textes des grands poètes.

	Les jeunes paroliers sont également les bienvenus», a-t-il noté. Dans ses chansons, Maâlem Medjbar a repris les paroles d’Ahmed Kerroumi, Cheikh Daoudi, Mohamed Mahdaoui, Mustapha Benbrahim, Ben Messaïb et Kadour El Alami. Parmi les anciens textes, Maâlem Medjbar a notamment interprété Had el youm si’id mbarek, rendue célèbre par Khaled, dans le style diwan. Un titre qui fait partie du dernier album du Maâlem, Malli, sorti en 2011 aux éditions Belda. «Je prépare un nouvel album où l’on va ajouter du melhoun. Il s’agit d’un brassage avec le chaâbi algérien et le diwan. Je n’ai pas de problèmes avec la rénovation. La musique peut connaître plusieurs époques. Nous reprenons la musique de nos ancêtres et nous apportons un plus. Je plaide pour l’introduction de nouveaux instruments dans le diwan», a soutenu Maâlem Medjbar.

	Il a estimé que le diwan, dans son expression traditionnelle et rituelle, doit être respecté. Un diwan où seuls sont présents le gumbri, le karkabou, le ganga, le kouyou bango (chanteur) et les gnadiz (choristes). Mais, en tant que style musical, le diwan doit être ouvert au rafraîchissement et à la création artistique contemporaine.

	Maâlem Medjbar n’a pas hésité à reprendre des bradj du diwan, comme le célèbre Aska, et mis des paroles en arabe, à la place du haussa, en gardant la mélodie d’origine. «Il faut faire des arrangements musicaux, mettre un sujet dans un  bordj, on peut même se passer du gumbri parfois. Le gumbri existe dans une orchestration, même d’une manière abstraite. Il est dans l’esprit à travers l’harmonie», a encore expliqué l’artiste, qui ne cesse de faire des recherches.  «Le diwan n’est pas uniquement le gumbri et le karkabou. On peut aller vers l’universel. On peut s’inspirer du diwan pour aller vers de nouvelles créations. Nous avons pris beaucoup de retard avant de penser à la fusion», a-t-il regretté. Maâlem Medjbar travaille actuellement avec une société de production du Qatar pour réussir ses projets de rénovation du diwan et d’ouverture sur la scène internationale. Le Qatar projette aussi de devenir une puissance culturelle…

	Nora, la diwania 

	Avant la montée de The Grooz et de Maâlem Medjbar sur scène, Nora, une rare femme à interpréter le diwan en public en Algérie, a prouvé qu’on peut toujours sortir des habits, parfois étroits, du style gnawi. Nora, aidée par son époux, joueur de gumbri, Mourad Mansouri, a introduit de nouvelles sonorités dont le haidouss, style très présent dans le Sud-Ouest algérien et au Maroc, et el hadawi. Elle a également introduit la fameuse El Hamdouchia, une chanson à travers laquelle un hommage est rendu à Sid Ali Benaïssa, fondateur de la tariqa des Hamdoua. El Hamdouchia est notamment chantée par le célèbre artiste gnawi marocain, Hamid El Qasri. Les innovations de Nora donnent beaucoup d’ambiance sur scène avec du rythme porté par la batterie, le bendir et le karkabou.

	Les choristes jouant du karkabou exécutent des chorégraphies étudiées donnant à la prestation de Nora la dimension d’un véritable spectacle. Allahouma Seli Alan bi , Aïcha, Maydoum, Allal, des chansons qui n’ont pas laissé le jeune public de Béchar indifférent. «Depuis que j’étais jeune, j’aimais le diwan. Je suis meriouha ! J’ai commencé en 1993. Mais, ma carrière a débuté véritablement en 2006», nous a confié Nora.  Fin mai, un nouvel album  de Nora sortira en Algérie. Bouhala est le titre de cet album. On y trouvera sept chansons dont une sur les oualia (saints patrons, ndlr) de Béchar.

	Il y aura des titres repris du patrimoine tels que Fengara ou Baba Morsadja. J’écris et je compose des chansons aussi», a-t-elle annoncé. Après un récent concert en Ethiopie, Nora et sa troupe, qui ont déjà décroché des prix, envisagent d’enregistrer un autre album avec les musiciens de Hamid El Qasri. Nora nous a confié qu’elle apprend le jeu du gumbri. Elle marche d’une certaine manière sur les traces de Hasnia El Bacharia, son aînée.</description>
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	Maâlem Medjbar et son goumbri a mis le diwane à l’honneur.
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           <title>Mawazine 2012-05-23 : Angélique Kidjo rend hommage à Miriam Makeba</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	La célèbre chanteuse béninoise, Angélique Kidjo, a rendu un hommage appuyé à Mama Africa, Miriam Makeba, mardi soir, sur la scène de Bouregreg, celle dédiée à la musique africaine, lors du Festival Mawazine qui se tient du 18 au 26 mai. 
	Angélique Kidjo, l’auteure de Agolo, récipiendaire d’un Grammy Award, auteure et compositeur, activiste, humaniste, ambassadrice itinérante de bonne volonté de l’Unicef depuis dix ans, est une grande admiratrice de Miriam Makeba, alias Mama Africa, décédée en 2009. Miriam Makeba était la reine de afro-beat, révolutionnaire, progressiste et éperdument éprise de liberté, car battante et combattante. Miriam Makeba la super... mammy de l’Afrique, la chanteuse sud-africaine à la voix divine,  celle qui  a signé la mythique de Pata Pata.
	Miriam Makeba, une légende de la musique africaine et universelle, qui a tutoyé Nina Simone, Dizzy Gillespie, Harry Belafonte, Paul Simon (remember l’album Graceland), le trompettiste de jazz sud-africain Hugh Masekela et qui a chanté pour les présidents John F. Kennedy, Houari Boumediène, lequel lui octroiera la nationalité algérienne, ou encore le leader historique palestinien Yasser Arafat et vivra même avec Stokely Carmichael, leader du mouvement Black Panther.

	Aussi, Angélique Kidjo, avec la contribution de celui qu’on surnomme «la voix d’ange de l’Afrique» ou «le géant à la voix d’ange», le chanteur sud-afriacin, Vusi Mahlasela, qui a été torturé et emprisonné au temps de l’apartheid (la ségrégation)» par les Afrikaners (Sud-Africains blancs). «Je viens de d’Afrique de l’Ouest, du Bénin. J’ai toujours admiré cette grande dame. Miriam Makeba. On aime à l’appeler Mama Africa. Cette femme, c’est celle qui m’a inspirée dans ma musique, ma vie.

	Elle m’a donné la clé du succès. Miriam Makeba véhiculait des valeurs universelles…», déclamera-t-elle son admiration pour sa «mère spirituelle». Tantôt seule ou en duo, Angélique Kidjo interprétera Malaika et Pata Pata en guise d’hommage à Miriam Makeba, au grand bonheur du public hétéroclite, des Béninois, Marocains, Français, Britanniques, Américains Italiens, ainsi que son répertoire recelant des hits comme Agolo, Naïma, Oyaya, Tumba, Malaika, Adouma, Wombo Lombo, Salala, Agossi, Lemania, Kelele. Kawleza Mama (va te cacher maman !), une triste et émouvante chanson parlant des actes génocidaires des Afrikaners et Africa déclamées ar Vusi Mahlasela.

	Le duo Angélique Kidjo et Vusi Mahlasela fera fort avec Che Mama Africa et Soweto Blues, où vraiment le mercure est monté. Ambiance : Saga Arfrica ! Angélique Kidjo est même descendue  de la scène pour communier avec le public en dansant et serrant des mains de spectateurs. Bref, une artiste accessible et très «touchante». Elle clôturera en disant : «Ce soir, Miriam Makeba, était à l’honneur. Aussi, nous devons respecter nos différences et accepter de vivre ensemble.. »
	 </description>
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           <title>Juste un mot : en compagnie de Yacine</title>
           <author></author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description> 
	C’est  en compagnie de Yacine et Bouamari que nous avons pris la route de Yakourène par un beau matin chaud et ensoleillé de ce mois de juillet de l’année 1980, pour rejoindre les animateurs  du Printemps  berbère  de Tizi Ouzou. Lorsque, la veille, nous avons transmis  à Yacine l’invitation des organisateurs de ce regroupement, les fougueux et courageux militants amazighs, le visage de Yacine s’éclaira spontanément  pour nous dire avec sa voix chaleureuse : «C’est  bon,  c’est bon !  On y va ! Nous allons apporter notre soutien et manifester notre solidarité à ces courageux défenseurs des droits de l’homme et de la liberté et aussi, ne  l’oublions pas, de la langue de nos ancêtres ! J’aime d’ailleurs les appeler les maquisards de la langue, en plus, c’est joli par là-bas, c’est une belle région.» Nous étions quelque peu fiers d’écouter les derniers mots de Yacine, car cette  région est la nôtre.

	A notre arrivée à Yakourène, après avoir traversé sur de longs kilomètres la merveilleuse riche et utile forêt de chênes-lièges portant le même nom, nous avons été accueillis avec chaleur et joie par les participants, tous jeunes et beaux. Cette atmosphère sympathique et agréable était  rehaussée par la magnifique voix chaude et rauque de l’immense chanteur et poète,  Matoub Lounès que diffusait un petit haut-parleur accroché à la branche d’un arbre. De plus, Lounès aussi participait à ces rencontres.

	Nous nous sommes mis au travail immédiatement. Le climat était empreint de sérénité et de concentration, les participants, studieux et organisés, travaillaient dans une discipline parfaite et dans un climat d’écoute et d’échange. Le temps était à la revendication, à la défense de notre culture authentique,  de notre langue amazighe et de nos libertés. Mammeri nous avait précédés, et il avait déjà dit des choses indispensables et essentielles. Il avait planté le décor en annonçant comme à son habitude de façon claire et franche : «Si aujourd’hui nous sommes libérés, nous ne sommes pas encore libres.»

	Tous les participants reçurent cette sentence cinq sur cinq. Nous pensions qu’il allait être difficile à Yacine, l’authentique écrivain, Kateb de son nom, dans tous les sens du mot, de prendre la suite et d’être à la hauteur du vieux sage. Nous nous trompions et de beaucoup. Sa voix aidant, avec son fort accent du terroir, il installa son discours et son propos à un haut niveau, continuant la trajectoire de Da l’Mouloud sans baisser d’un cran. Il raconta et expliqua comment dès son jeune âge, son adolescence tout particulièrement, il comprit cette vérité fondamentale, celle de savoir qui il était ? D’où venait-il ? Qui étaient ses ancêtres ? Toutes ses recherches, tous les témoignages, toutes ses lectures le menèrent en plein cœur des Aurès pour découvrir un vieux cimetière envahi par les herbes et les arbres où se trouvaient les tombeaux des Keblouti. Il découvrit ainsi en étudiant soigneusement les vieilles pierres qui marquaient chacune de ces tombes, qu’elles étaient plantées en cercles concentriques autour de la plus grosse qui représentait la tombe de l’ancêtre principal.

	Il fit rire toute l’assistance lorsqu’il avoua que cette géométrie lui rappelait les réunions d’un comité central d’un parti puissant, dont les militants étaient solidement ancrés au sein de leur peuple, ce qui est fort rare malheureusement aujourd’hui. Il continua en leur expliquant avec force que ce moment était déterminant dans sa vie, car il comprit une fois pour toutes qu’il était un Berbère fils d’un peuple berbère. Il ajouta qu’il n’appréciait point ce qualificatif de Berbère, car il vient de barbare que les Occidentaux nous infligèrent, mais que par contre, il était très content aujourd’hui de dire qu’il était un amazigh. Il était convaincant lorsque, sa voix aidant, toujours aussi belle, il leur raconta combien il était fier d’être le fils d’un peuple qui a lutté durant toute son histoire pour refuser la domination et l’oppression.

	C’est ainsi qu’il leur fit savoir que déjà les donatistes, il y a fort longtemps, résistèrent à Saint Augustin et les siens, par l’épée et la violence, voulurent imposer à ce peuple calme et paisible leur nouvelle religion. Et c’est pourquoi, il s’écria : «Saint-Augustin est, à mes yeux, un autre général Massu.» Il leur parla aussi de la Kahina, que les esprits rétrogrades taxèrent de sorcière, elle qui, pour défendre sa liberté et celle des siens, lutta les armes à la main contre l’envahisseur arabe.  

	N’oublions pas qu’ainsi  toute notre histoire est  jalonnée  de mouvements de résistance et de luttes pour rejeter les envahisseurs. Il insista beaucoup lorsqu’il leur affirma que depuis, il conseillait à tous nos jeunes «d’avancer en regardant derrière soi». Il développa par la suite d’autres idées aussi riches et aussi belles, combien, par exemple, il admirait l’organisation des émigrés à Paris, ces travailleurs exploités, capables de se défendre et de se protéger, alors qu’ils vivaient dans la gueule du loup. Il  raconta sous forme de blague cette anecdote proche du tragi-comique que vécurent les travailleurs émigrés en France à cause de lui pratiquement : «C’est dans la banlieue  parisienne, dans les cités dortoirs et foyers de nos travailleurs que nous avons beaucoup joué la pièce Mohamed prends ta valise et pour avertir les nôtres de la programmation, nous glissions sous la porte de leur chambre un prospectus sur lequel était inscrit en grand le titre de la pièce. Le soir, après le boulot, lorsqu’ils découvrirent ce document, ils furent tous pris de panique et de peur, car ils pensaient naïvement que c’était un… arrêté d’expulsion.»

	Tous les participants debout riant aux larmes l’applaudirent frénétiquement.
	Il indiqua aussi combien il tenait à travailler en tamazight, après notre arabe et le français, maintenant qu’il avait du temps et qu’il était installé dans un théâtre à Bel Abbès. Il suscita l’admiration de tous, et des applaudissements fournis et émus lorsqu’il confessa que ses nombreuses activités n’effaceront jamais son immense tristesse, sa grande peine, car il était convaincu qu’il allait mourir sans parler tamazight, donc analphabète. Yacine confirma ce jour qu’il était l’authentique poète à trois voix, beau et séduisant, et toutes les femmes qui l’ont connu ou approché, elles qui en savent tant et qui ne se trompent jamais, le soulignent encore aujourd’hui.
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           <title>Qui gagne, perd…</title>
           <author>Abderezak Merad </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Aquoi sert une Assemblée nationale populaire élue dans un système où les sphères de décision et de la prise de responsabilité sont à la fois multiples et non identifiées ? A plus forte raison quand cette assemblée est mal élue et donc exposée à une très forte contestation…Pour tous les abstentionnistes, qui ont représenté plus de 60% de la population ayant refusé de s’exprimer lors de cette dernière élection, la réponse coule de source : rien ! Comme les précédentes, elle sera encore une fois une simple chambre d’enregistrement, même si elle se revendique d’une légitimité des urnes, qui, en principe, lui donne droit à une réelle autonomie pour exercer le pouvoir législatif dans toute sa plénitude. Tout est donc formel chez nous.

	La preuve, le FLN est majoritaire dans la première Chambre parlementaire, mais s’abstient de faire valoir sa responsabilité entière dans la constitution du prochain gouvernement. Il veut gouverner, mais sans s’impliquer totalement dans cette mission au bout de laquelle il sera tenu de rendre des comptes. C’est la règle de l’opacité qui doit être appliquée partout et en toutes circonstances, sachant que c’est tout le pays qui est dirigé au plus haut niveau selon cette alchimie typiquement algérienne, dans laquelle les interférents sont nombreux mais  ne laissent pas de signatures qui pourraient les confondre. Le dernier face-à-face à la télé, qui a opposé le représentant du FLN et celui du MSP au lendemain d’un scrutin qui a laissé plus d’amertume que d’enthousiasme résume un peu cette situation.

	A la langue de bois dans laquelle excellait le représentant du vieux parti pour laisser son argumentation dans le vague, les répliques du militant islamiste paraissaient avoir plus de réalisme selon les thèses qu’il défendait et qui mettaient son adversaire dans une posture plutôt inconfortable. En fait, à la question de savoir pourquoi le FLN refuse d’assumer seul ses responsabilités, puisque détenteur de la majorité parlementaire, la réponse a été proprement évasive. Les téléspectateurs qui ont suivi ce débat auront donc compris par eux-mêmes qu’à travers le présumé souci d’associer d’autres forces pour mieux garantir la mission d’intérêt général, il y a la hantise d’affronter les aléas d’un contrôle qui peut tout remettre en cause. Car plus la responsabilité est partagée, voire diluée, et plus elle se rapproche de l’impunité. C’est ce que l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie décrit comme étant une opacité consubstantielle au système.

	Les dirigeants politiques algériens, de quelque niveau qu’ils soient, adorent se dissimuler derrière un anonymat qui reste le meilleur garant de l’impunité.  Cinquante ans après l’indépendance, Hadj Nacer défie quiconque de dire où se trouve le centre du Pouvoir. Pour lui, le système algérien tel qu’il est façonné et entretenu n’a pas d’équivalent même dans l’ex-URSS où la caste a pu évoluer et se transformer en une quasi classe sociale avec son mode de reproduction. Il arrive à la conclusion qu’il existe chez nous «un système opaque qui ne permet à personne, ni à ceux qui en sont éloignés, ni à ceux qui y travaillent, de répondre à la question : qui est responsable ?»

	L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, qui s’est exprimé dans une interview accordée à Jeune Afrique, mais pas dans notre média lourd où ses analyses sont les bienvenues en ces temps de morosité politique, précise encore plus sa pensée en affirmant que le Pouvoir algérien avec ses tentacules non identifiées ressemble davantage à «un collège auto désigné et dont la composition n’est pas figée. L’erreur à ne pas commettre est de désigner un responsable en particulier, car quand on désigne un individu, on le condamne d’une certaine façon…» .

	Le FLN en tant que dogme, moule de pensée, culture politique imposée, est entièrement dans cette description, et c’est la raison fondamentale qui fait que les trois quarts de la population citoyenne doutent encore de ses capacités à apporter des changements dans une société qui a besoin d’évoluer autrement. Ici on rejoint l’analyse du sociologue Lhaouari Addi, qui, en s’en prenant au populisme ravageur, n’hésite pas à affirmer que si «l’Algérie a echoué à se développer, c’est parce que toutes les politiques de développement économique menées jusque-là ont été conçues pour le peuple et non pas pour la société». Populisme et démagogie vont de pair, ce sont hélas les seules armes que détiennent les gens du sérail pour diriger le pays, alors la société aspire à un mode de gouvernance plus en rapport avec ses ambitions démocratiques. Le FLN a gagné, mais en fait il est en train de tout perdre…
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           <title>un goût d’évasion estivale</title>
           <author>Kamel Benelkadi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	La 13e édition du Salon international du tourisme et des voyages (Sitev 2012), qui a eu lieu du 16 au 19 mai 2012 à Alger, a constitué une véritable invitation pour découvrir l’Algérie touristique. 
	L’Office national du tourisme a suscité l’envie de voyager qui était plus forte que jamais. Dans les allées du pavillon central de la Safex, il flottait un parfum de vacances : un goût d’évasion estivale ! Chaque stand faisait étalage de produits touristiques, accompagnés souvent de formules de séjour. Ils sont venus faire de la promotion, mais aussi du business. Des espaces ont été réservés pour négocier discrètement à l’abri des regards.

	«L’humeur était très bonne et très positive», se félicite Mohamed Amine Hadj Saïd,, directeur général de L’ONT. Un constat partagé par plusieurs opérateurs. Le Sitev a une vocation principale : améliorer l’image touristique de notre pays qui n’échappe pas à certains clichés et idées préconçues. D’où la nécessité de développer une image forte, riche et désirable. Deuxième raison:  offrir aux Algériens une exposition qui leur donne une idée générale sur l’offre pour cette saison. Et sans surprise, les grandes tendances vont vers le tourisme balnéaire.    

	Les plus aisées privilégient pour l’été prochain l’Espagne, d’autres ont un petit faible pour la Turquie et la Tunisie qui fait son come-back. L’Egypte entend justement faire de ce Salon le point de départ d’une vaste opération de promotion afin de relancer un tourisme en berne.
	Pour cela, la nouvelle direction de la compagnie aérienne Egyptair compte apporter tout son soutien. Elle est intéressée aussi par les «continuations». Ce créneau est confronté à une concurrence très forte en raison de la présence de nombreuses compagnies européennes et arabes. Sur le Moyen-Orient, à titre d’exemple, Qatar Airways a doublé ses fréquences vers l’Algérie en passant à un vol biquotidien à partir de mars 2012. Quant à la Turkish Airlines, dont la politique commerciale est très agressive, elle assure également le trafic de transit. Dans ce contexte, Air Algérie compte optimiser ce marché et renforcer le hub d’Alger en partenariat avec l’aéroport international d’Alger dont la gestion est confiée à Aéroport de Paris (ADP). Malgré la présence de l’agence Dam Tour, un manque de visibilité demeure sur la Grèce où les réservations restent moyennes.

	Si le tiers des Algériens privilégient la Méditerranée au détriment des horizons lointains, c’est pour une question de pouvoir d’achat. Les tarifs sont plutôt en augmentation cette année entre les hausses des prix des carburants et les exigences des hôteliers. Si les agences de voyage ont sorti le grand jeu, c’est parce qu’elles demeurent l’un des canaux de vente de produits touristiques.    
	Les EGT tentent de fidéliser une clientèle qui est séduite par d’autres destinations. Mais en général, elles arrivent à faire le plein, car il y a un grand écart entre l’offre et la demande.

	Cependant, nombre d’entre elles ont bénéficié d’une enveloppe pour la rénovation, car la plupart ont été bâties il y a une trentaine d’années ! Le Sitev a permis aussi une première sortie médiatique de deux regroupements : la Fédération nationale des offices du tourisme et la Fédération nationale des hôteliers. Ils ont communiqué avec leurs partenaires.
	Pour mieux s’acquitter de sa mission, la Fédération nationale des hôteliers (FNH) a lancé un site internet : www.fnh-dz.com. Une bonne initiative qui va ouvrir l’appétit à d’autres institutions pour s’afficher sur le web.                    </description>
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           <title>Giselle Le Nozer. DG d’Air France Algérie : «Les offres ponctuelles s’adressent à un large public»</title>
           <author>Kamel Benelkadi </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Depuis la reprise de ses vols sur Alger, il y a quelques années, Air France ne cesse de prendre de l’altitude.  Giselle Le Nozer, DG d’Air France Algérie, dresse un état des lieux plutôt positif. 
	-Pouvez-vous nous dresser un petit bilan sur les performances d’Air France en Algérie ?  

	Notre chiffre d’affaires est en croissance, notre positionnement est majoritairement sur la clientèle Affaires, notre croissance vient de la force de nos atouts pour tous les types de clients. Il y a la ponctualité et le hubway, qui, en reliant avec 12 vols cadencés quotidiens les deux plateformes de Paris et d’Amsterdam, connecte le réseau d’Air France à celui de KLM. Citons aussi la combinabilité tarifaire, concept innovant qui permet aux passagers, sur les destinations desservies par les deux compagnies, de composer eux-mêmes leur voyage, en combinant un trajet sur KLM via Amsterdam et un trajet sur Air France via Paris. Ils peuvent ainsi bénéficier de correspondances via l’un ou l’autre des deux hubs, au départ comme au retour, et accéder plus facilement aux horaires leur convenant le mieux (grâce à une meilleure offre en termes de fréquence) et aux tarifs les plus intéressants (sur la base de l’addition de deux demis aller et retour) et le Flying Blue, le programme commun de fidélité d’Air France et de KLM, 1er programme européen avec 17 millions de membres.
	
	-Depuis quelques mois et sous le poids de la concurrence, Air France a opté pour les promotions. Est-ce que cette optique a porté ses fruits ? Et comment vous adaptez-vous à la concurrence ?

	Effectivement, Air France lance régulièrement des promotions aussi bien sur la France que sur le réseau long-courriers, ces offres ponctuelles permettent de s’adresser à un large public et d’offrir une solution de voyage «pas chère». Notre relation avec le client est construite sur la base d’une chaîne de services qui est d’accompagner le client de la réservation, l’achat du billet, de l’enregistrement à l’embarquement. C’est un contrat qui, au-delà du prix est plus un «engagement de service», le client peut être regardant sur le prix et le comparer, mais intransigeant sur la qualité de service et plus particulièrement la ponctualité.
	
	-Y a-t-il d’autres offres pour la saison estivale et surtout pour le ramadhan, où le taux de remplissage chute généralement ?

	Peut-on aujourd’hui parler de période estivale ? Dans une compagnie comme la nôtre, le phénomène de saisonnalité a disparu au profit d’une clientèle affaires, voyageant en permanence sur nos lignes. Pour nous, le mois de ramadan s’annonce plutôt positif et donc pas de promotions prévus dans l’immédiat.
	
	-Quels sont vos rapports avec la compagnie nationale Air Algérie ? Y a-t-il des projets communs de partenariat ?  

	Nos rapports avec la compagnie Air Algérie sont excellents, cela se traduit par des accords de coopération dans différents domaines, à titre d’exemple, Air Algérie est notre société d’assistance à l’aéroport international d’Alger, en charge des opérations d’enregistrement et d’embarquement de nos passagers.
	
	-Quelle est le taux de réservation et d’achat des billets par voie électronique ? Qu’est ce qui freine ce procédé ?

	La réservation sur internet connaît une croissance importante, une croissance à deux chiffres, les clients peuvent réserver sur le site internet www.airfrance.dz et venir payer le billet dans une agence Air France. Ce qui freine le développement de l’e commerce ce sont les moyens de paiement et notamment le paiement par carte bancaire algérienne.
	
	-Le marché africain est de plus en plus courtisé et Air France avec les autres majors de l’aérien a affiché clairement ses ambitions de conquête. Pouvez-vous nous en parler ?

	Très présente en Afrique depuis près de 75 ans, Air France et KLM continuent de renforcer leur offre avec 35 destinations desservies en propre et plus de 42 destinations dans une trentaine de pays grâce à trois partenaires africains. 5 nouvelles destinations viennent d’enrichir le réseau : bujimbua, kisumu, lilongwe, lusaka, mombasa.  Depuis le mois d’avril, nous offrons à nos clients en Algérie des tarifs très compétitifs sur toutes nos destinations en Afrique : exemple Alger- johannesbourg  à partir de 75 000da ttc .      </description>
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           <title>Miliana, la perle du zaccar Images et senteurs du passé</title>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
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           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Ah Miliana! Reverrais-je un jour ton beau visage ? Cette beauté qui hante mes souvenirs ? Quelqu’un pourra-t-i1 te redonner ton aspect, ton cachet ?  Petite ville de mon enfance, je souffre pour toi ! Ah ! si je pouvais faire quelque chose, je le ferai, mais... 
	Et oui ! Pour le berceau de ma jeunesse, celui de mes parents de mes ancêtres que ne ferais-je pas ? Mais je n’ai aucun moyen, aucun pouvoir hélas ! Je me réfugie dans le passé en me remémorant les souvenirs d’antan. Et les images défilent devant mes yeux. Ta beauté et ta nature si clémente qui faisaient ta renommée : dans le pays même et hors de nos frontières. Tous ceux qui te visitaient tombaient sous ton charme. Ton climat, ta verdure, tes sources aux eaux cristallines ont permis la réalisation de trois piscines dont les «Belles sources». Qui ne connaissait pas et ne parlait pas de tes jardins luxuriants ? Tes vergers, tes vignobles aux cépages variés de raisin de table : malaga, ferrana, muscat… tes cerisiers au fruit incomparable, tes figuiers, oliviers, amandiers, pommiers, poiriers, cognassiers... Tous ces arbres qui fleurissaient au printemps et offraient un immense tableau de couleurs, dont les parfums enivrants embaumaient et transformaient ta campagne en paradis terrestre.  Et la ville, qu’en dirai-je ?

	Pour te présenter à ceux qui ne te connaissent pas, les mots se bousculent dans ma tête. Ce sont des pages que je noircirai. Nichée à mi-hauteur du majestueux Zaccar, à plus de 700 mètres d’altitude, tu narguais les assaillants qui s’obstinaient à te conquérir, reine du Zaccar !  Comme toutes les villes anciennes, Miliana était protégée par des murailles. Quatre portes y permettaient l’accès : au nord Bab El Blad (Portes du Zaccar, qui étaient doubles : une pour l’entrée, l’autre pour la sortie), c’était l’entrée principale de la ville ; au nord-ouest Bab El Djemaâ, à l’ouest Bab El Gharbi et au sud Bab Yadmer. Celle-ci menait vers Yadmer, Aïn El Barqouq et Zougala, quartiers de la campagne. 

	De Bab El Blad, on accède directement à la ville par une belle artère : rue Emir Abdelkader, autrefois rue Saint Paul. Magnifique avenue aux larges trottoirs d’où s’élèvent, jusqu’à nos jours, de majestueux platanes dont les cimes se joignent pour former un dais. Quel ombrage et quelle fraîcheur en été ! A gauche de l’entrée se dresse le marché couvert (qui attend sa réhabilitation afin que les marchands de légumes et autres puissent réintégrer ce lieu qui leur revient de droit et de ce fait dégager trottoirs et chaussées qui permettront la circulation aisée des véhicules et des piétons.  De part et d’autre s’élèvent les constructions constituées d’un rez-de-chaussée réservé aux magasins ou édifices publics (mairie) et d’un étage à habitation. Murs blancs et toits de tuiles rouges. Style de montagne. Cette architecture s’alliait bien à l’environnement.

	Petite ville coquette et agréable. De là, on débouche sur la place de l’Horloge qui n’est autre que le minaret d’une mosquée, Djamaâ El Batha, détruite, comme toutes celles qui existaient à l’époque, lors de la prise de Miliana. La seule mosquée épargnée est celle de Sidi Ahmed Ben Youcef, peut-être grâce à une légende. Face à l’horloge, côté sud, on emprunte un passage couvert Essabat, raccourci qui permet d’accéder à un autre quartier. A mi-chemin de cette ruelle, on aperçoit deux portes qui se font face : celle de gauche mène au musée du Moudjahid et celle de droite au musée de l’Emir Abdelkader : belle demeure de style mauresque, récemment restaurée et destinée au musée. L’Emir Abdelkader en fit sa résidence lorsqu’il avait sa garnison à Miliana.

	En quittant Essabat, on continue tout droit pour, enfin, déboucher sur une vaste esplanade la Pointe aux blagueurs, baptisée actuellement place Ali Ammar, nom du chahid Ali la Pointe. C’est une grande place plantée d’arbres. Des bancs étaient disposés tout au long de cet espace limité par les remparts. De ce «balcon» ou «terrasse», notre regard plonge sur un paysage qui s’étend à l’infini. Une vue imprenable, d’abord sur les jardins des quartiers sud : Yadmer, Aïn El Barqouq, Zougala et au-delà, sur toute la plaine du Chelif. Une beauté, un calme, une sérénité chassent tout le stress de la journée. Il faudrait réhabiliter ce lieu et lui redonner sa fonction initiale : lieu de détente pour tous ceux qui aspirent à un moment de repos dans un lieu sain où ne domine que la nature : paysage, calme, air pur, fraîcheur. Pas de consommations quelles qu’elles soient dans ces espaces pour éviter toute pollution et dégradation.

	Le jardin public, qui était en réalité un jardin botanique, était un parc de toute beauté. C’était une annexe du jardin d’Essai d’Alger. Des arbres centenaires, d’essences rares, dont il ne reste presque rien, diffusaient une ombre et une fraîcheur douce, très appréciées par les promeneurs en été. Des parterres aux fleurs et aux plantes aussi rares que les arbres égayaient le paysage de leurs couleurs harmonieuses. Un ravissement pour les yeux. Au centre de ce parc, un bassin, aux eaux limpides, abritait des poissons exotiques qui se faufilaient gracieusement entre les nénuphars et autres plantes exotiques. Ils faisaient le bonheur des enfants qui suivaient leur manège d’un regard très intéressé... et ravi.

	Au centre de la ville traîne le mausolée de Sidi Ahmed Ben Youcef, «patron de Miliana». Ce saint, connu autrefois dans tout le pays, est vénéré par la population de la ville et des environs. De nombreux pèlerins venaient tous les ans lui rendre hommage. Ces manifestations se sont raréfiées suite à de nombreux événements douloureux. Les Beni Farh, fidèles, continuent à honorer le saint de leur visite. Ainsi, le «rkeb», à chaque fin de printemps, fait son entrée triomphale dans la ville avec «baroud et ghaïta», sous les youyous stridents des femmes et les pétales de roses. C’est une fête très attendue et appréciée de tous.  Miliana a toujours été une ville touristique prisée notamment par les étrangers, aussi bien en été, pour sa fraîcheur, qu’en hiver, pour ses neiges, autrefois abondantes. On y pratiquait le ski amateur. Il y avait plusieurs hôtels, de grande et moyenne importances, car les visiteurs étaient assez nombreux. Deux hôtels seulement ont échappé à la destruction : le Grand hôtel et l’hôtel de la Poste (qui a été utilisé comme résidence personnelle). Ces deux hôtels sont dans un état de délabrement avancé et ont besoin d’une rapide et sérieuse restauration. Leur remise en service est attendue avec impatience par les amoureux de Miliana.

	Ville défigurée

	De l’ancienne ville, il ne reste que quelques pans, témoins de ce que fut la ville autrefois : ruelles et maisons de style mauresque. Certaines en mauvais état demandent une intervention rapide afin de les sauver de la destruction. La ville a déjà été suffisamment défigurée : habitations rasées et hautes bâtisses érigées, sans aucun style, sans tenir compte de l’étroitesse des rues et trottoirs, ainsi que de l’architecture propre à la ville. Ne détruisons pas ! Restaurons ! Gardons, comme partout ailleurs, le cachet de nos villes; c’est notre patrimoine, notre culture. Protégeons nos vestiges, témoins de notre passé riche d’histoire. Bien entendu, la ville étouffe. Il faut penser à l’agrandir sans toucher à ce qu’il y a. Prévoir de nouveaux quartiers, par exemple, vers Oued Errihane où il n’y a pratiquement pas de terres agricoles. Nous avons de très bons urbanistes et architectes qui pourraient faire des miracles : quartiers aérés aux larges artères avec toutes les commodités modernes.

	De grâce, qu’on ne touche pas à la ville ni aux jardins et forêts. Il y a déjà eu beaucoup de dégâts, hélas, irréparables : sur la route d’Alger, la route de Arioua, la route de Khemis, Boutektoun, Louz Beni M’zab, le flanc du Zaccar... un massacre ! Constructions anarchiques. De hautes bâtisses débordant sur les routes étroites avec des balcons qui donnent directement sur la route. On est tout content d’acheter un véhicule, mais où et comment circuler ? Comment remédier à tout cela ? Allons-nous détruire ? Personne n’y pense. Chacun se croit maître à bord, libre de faire ce qu’il veut. Pour Miliana, la situation est dramatique. Qui va mettre de l’ordre dans tout cela et comment ?

	Miliana me fait penser à un navire piraté puis abandonné en pleine mer. Miliana ! que Dieu te vienne en aide et te sauve du naufrage.  On rapporte un dicton de Sidi Ahmed Ben Youcef qui dit : «Quand le malheur arrivera aux gens jusqu’au cou, il ne dépassera pas la cheville pour les Milianais.»  Espérons que cela se réalise, et que Miliana retrouve son aura.
	Voici un poème sur Miliana, par Moufdi Zakaria, traduit de l’arabe par le professeur Tahar Bouchouchi, extrait de L’Iliade algérienne, tome 1, page 58, composé spécialement à l’occasion du 6e séminaire pour la Connaissance de la pensée islamique à Alger, du 24 juillet au 10 août 1972, lors du millénaire de la fondation de la capitale El Djazaïr, Miliana et Médéa, par Bologhine Ibn Ziri.
	
	Eclair de la majesté du droit divin, don de la nature,  Ibn Youcef(1) a propagé en toi la vertu mais la beauté a orné tes collines ravissantes  Le Nid d’aigle(2) est-ce toi ou le Djebel Zaccar ?  Le fils de l’aigle t ‘a-t-il emprunté ses côtes ?  L’amoureux passionné a-t-il donc fait couler ses larmes aux sources des anassers ?
	La passion a-t-elle eu pitié du fou de Leïla au point que pour lui rendre la raison, elle l’ait aspergé d’eau d’Aïn N’ Sour ?(3)  Est-ce l’Empereur Pompée qui t’a construite ou Bologhine qui fut ton maître d’œuvre ?(4)
	Nombreux furent ceux qui te convoitèrent mais pour eux tu ne fus  pas une proie facile.(5)
	Les Banou Hendel(6) ne trouvèrent aucune quiétude en toi, tandis que Ibn Aïcha connu une fin tragique(7)  Tes assemblées comme ton fleuve firent couler les flots de la science et donnèrent la primauté à Ahmed(8)
	C’est pourquoi Yakoub lui offrit le domaine d’Aghmat  Certes la générosité est une nature chez les Béni Mérine.

	 

	Note : 
	(1)Sidi Ahmed Ben Youcef, saint patron de Miliana
	(2)Le Nid d’Aigle est le surnom de Miliana, comme l’a écrit le docteur Belhamici dans la revue El Açala : Zaccar est la montagne qui domine Miliana.
	(3)Le voyageur Abdari compare l’eau de Miliana à des larmes, (tant elle est limpide) et ses cailloux à des parcelles d’or. «Si, dit-il, on en aspergeait un homme qui a perdu ses facultés, il les retrouverait aussitôt»  
	(4)Les historiens sont d’accord pour dire que Miliana est une ville romaine, fondée depuis une époque immémoriale, sur les vestiges d’une ancienne cité grecque. Le général romain Pompée y serait enterré, au côté de son neveu, d’après certaines inscriptions.  
	(5)Les Almohades, les Banou Ghania, les Zianides, les Sanhadjites, les Mérinides, les Banou Handal, les Almoravides et les Hafcides se sont longtemps disputé la possession de Miliana.
	(6)Les gens de Miliana seraient originaires des Banou Handal (qui se sont ensuite installés à Warlennes)
	(7)Baqr Ibn Aïcha était le gouverneur de Miliana, nommé par Ali ibn Ishaq. compagnon de Abou Youcef. Mais les gens de Miliana, hostiles à Ipn Aïcha, le combattirent et le firent prisonnier. A la suite de son évasion, ils le tuèrent.  
	(8)Abou Abas Ahmed Ibn Ali fut une gloire de Miliana. Savant, juriste, grand poète, il fut honoré par le sultan Yacoub le Mérinide qui lui fit don de la province d’Aghmat au Maroc.
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	Retour nostalgique sur une ville magique....
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           <title>Carnet de Bord  : avec les yeux du cœur</title>
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           <category>Culture</category>
           <pubDate>Thu, 24 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	En marge des activités du Sitev 2012, un eductour un peu insolite a été programmé au profit des non- voyants. 
	L’ONT a tenu, par ce geste, à sortir de l’ordinaire et permettre à cette frange de la société, souvent oubliée, de découvrir l’une des plus sublimes régions de notre pays : Tipasa. Cette initiative a aussi un autre objectif : inciter les professionnels du tourisme à être plus inventifs et concevoir des produits touristiques adaptés à la catégorie des non-voyants. Une manière de développer le tourisme domestique qui reste un créneau à encourager. Le slogan de l’Office correspond parfaitement à ce genre d’opération : «Algérie : le voyage du cœur».  
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           <title>Tamazight : Une pétition pour introduire Berbère Télévision dans le câble canadien</title>
           <author>Samir Ben  </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 15:04:37 +0100</pubDate>
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           <description>
	Un groupe de techniciens berbérophones de l’opérateur de télécommunications et de télévision Bell vient de lancer une pétition pour demander l’introduction de BRTV dans le câble canadien. 
	Le constat est simple. « La demande est là. Mais les compagnies ne la mesurent pas encore pour la communauté berbérophone », estime Mourad Benarab, technicien chez Bell solutions techniques. « Chaque fois que l’un de nos techniciens installe chez un client berbérophone le service Bell Télé Fibe, la première question que le client lui pose est : avez-vous BRTV dans votre offre ?», explique-t-il. Son collègue Khelifa Hareb abonde dans le même sens. Cette pétition prouvera aux responsables que la masse critique de clients potentiels existe bel et bien. « Vous savez, nous vivons dans un environnement capitaliste, cette pétition sera le déclic pour les responsables du marketing, entre autres, qui ne voient pas encore clairement le potentiel que représente la communauté berbère au Canada », affirme-t-il. Les autres communautés ont déjà réussi à introduire les programmes dans leurs langues (chinois, tamil, espagnol, portugais, arabe, italien...).

	Transmission

	 Le problème de transmission de langue et de culture aux enfants se pose pour les Algériens et autres  berbérophones. Car après la phase d’installation et de stabilisation dans le pays d’accueil, surgissent les questions auquelles on n’avait pas pensé avant le mariage et la naissance des enfants.  « La télévision est importante dans l’apprentissage de la langue. Ma fille en a marre que je lui passe en boucle le même DVD, li Mucucu, la version doublée en kabyle d’alvin et les chipmunksJ », affirme Mourad Benarab. « Les cultures et langues minoritaires peinent de plus en plus à se faire une place et à se rendre visibles dans les sociétés où celles de majorité s'imposent dans les médias notamment. Le maintien et la transmission de génération à génération de ces cultures et langues deviennent difficiles d'autant en l'absence d'organes (associatifs, médiatiques...) qui contribueront à leur diffusion et, partant, à leur sauvegarde », peut-on lire dans le préambule de la pétition. Khelifa Hareb a présenté son idée au PDG de la chaîne franco-berbère, Mohammed Saadi. Ce dernier lui a donné son feu vert pour continuer les démarches. Les gens intéressés par la pétition devraient envoyer un email à l’adress (brtvcanada@yahoo.ca) en mentionnant leur nom, prénom, code postal, ville et numéro de téléphone.  Ils seront contactés individuellement pour confirmation afin d’éviter tout abus. La pétition concerne tout le Canada et il est clair que tout se jouera au départ au Québec et dans une partie de l’Ontario (la région d’Ottawa).

	Les signatures amassées permettront aux inistiateurs de défendre ce projet auprès des opérateur de câbles, de BRTV elle-même et du CRTC (l’équivalent canadien du CSA français dans le télévision).

	Lien : Pour signer la pétition : envoyer email à l’adresse brtvcanada@yahoo.ca en mentionnant leur nom, prénom, code postal, ville et numéro de téléphone.

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           <title>Bouira : Clôture du salon du livre et du multimédia amazighs</title>
           <author>Ali Cherarak </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 13:19:30 +0100</pubDate>
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	La 8ème édition du salon du livre et du multimédia amazighs tire à sa fin. Editeurs, écrivains et lecteurs se sont quittés mardi après midi  et se donnent rendez-vous pour l’an prochain, même endroit, même date et dans la même wilaya.  
	La cérémonie de la clôture s’est déroulée dans la grande salle de spectacle de la maison de la culture de Ali Zâamoum entre 17h et 18h. Au programme, une séquence du film « M’imezran » du réalisateur Ali Mouzoui, un spectacle qu’a donné une troupe qui active dans la préservation du patrimoine des M’zab. Puis des hommages.

	Le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) a rendu hommage à trois personnalités dans le domaine de la culture qu’a enfanté la wilaya de Bouira. Il s’agit bien évidemment de Said Chibane, ex-ministre des affaires religieuses, l’écrivain Kaddour M’Hamsadji et Mohamed Djellaoui, docteur en linguistique de langue amazighe et chef de département de langue et culture amazighes de l’université de Bouira.

	Les ratages du salon

	En ce qui concerne la prochaine édition de ce salon, les responsables du HCA tablent sur une participation des d’autres écrivains maghrébins de l’expression amazighe. Le SG du HCA a déclaré que dans les prochaines années, plus pays participeraient à ce salon du livre, comme l’Espagne, le Canada, la France, etc. Il convient de souligner l’objectif du HCA de faire de Bouira la capitale du livre et du multimédia amazighs.

	Cependant, l’organisation de ce 8ème salon du livre amazigh n’a pas fait que des heureux. Mais aussi des déçus. Et pour cause ? Lors du point de presse tenu le 08 mai dernier à Bouira, les responsables du HCA avaient annoncé la projection des films en présence des réalisateurs à travers certaines communes au cours de la semaine que durera le salon.

	Il a été également convenu l’organisation des visites guidées pour les élèves de différents paliers au salon. Pour la projection des films, à part la ville de Bouira, les habitants d’autres villes ont attendu vainement la venue du réalisateur avec son film. Les écoliers, quant à eux, aucun établissement n’a jugé utile de les ramener visiter les stand des éditeurs et rencontrer des auteurs. 

	Ainsi, l’engagement des autorités de la wilaya d’acheter, une fois le salon se termine, tous la totalité des livres que les éditeurs exposent pour bien meubler les bibliothèques communales, a été « partiellement » tenu, puisque les mêmes services ont décidé d’acquérir de petites quantités de chaque éditeur. Selon des informations, il a été décidé d’acheter une dizaine de livre pour chaque maison d’édition. D’aucuns estiment que c’est un début prometteur.         

	 

	 

	 

	 

	      </description>
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           <title>Festival international de Cannes : mer cruelle</title>
           <author>Azzedine Mabrouki </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	S’il fallait redorer le blason du cinéma africain, La Pirogue, long métrage fiction de Moussa Touré (Sénégal) l’a déjà fait d’une manière brillante. 
	Cannes
	De notre envoyé spécial
	
	Précédé de bruits flatteurs dès le premier jour du festival, La Pirogue, montré dans la section officielle, Un certain regard a reçu un accueil enthousiaste, une standing ovation de plusieurs minutes, dimanche matin à la salle du Debussy qui était archi comble. Voici l’histoire : c’est un village de pêcheurs près de Dakar, d’où partent des pirogues à destination des îles Canaries, en terre d’Espagne. Des pirogues où s’entassent des harraga de différentes ethnies fuyant le continent, où leur avenir est bien mal assuré. Ces traversées sont, comme dans le cas des barques maghrébines, souvent meurtrières. Dans le film de Moussa Touré, ceux qui partent ne parlent pas la même langue, n’ont pas la même religion, certains n’ont jamais vu la mer et tous ne savent pas nager.

	Les Touccouleurs, les Peuls et les Wolofs sont du voyage et la proximité est une dure épreuve. Tous rêvent de réussite financière, avec au retour l’achat d’une voiture et la construction d’une maison. D’autres veulent devenir footballeurs ou musiciens. Pour tous, là-bas c’est bien mieux qu’ici. Au milieu de l’océan, surgit une tempête, le GPS est tombé à l’eau, une partie des harraga périt, ceux qui restent ne doivent leur salut qu’à la Croix-Rouge espagnole qui les sauve et les rapatrie. Le film de Moussa Touré a fait courir tout le monde à Cannes. Le bouche-à-oreille a bien marché.

	Le réalisateur a franchi tous les obstacles du manque d’argent et de la censure pour faire cette œuvre captivante qui nous émeut profondément sur des hommes fous d’espoir perdus au milieu de la mer cruelle. Like Someone In Love de Abbas Kiarostami, œuvre singulière, attachante, tournée à Tokyo, nous plonge dans un état mystérieux et romanesque à la fois. Tout fonctionne avec brio : l’image, la musique, le jeu des acteurs dans cette rencontre d’un vieux professeur de sociologie avec une jeune étudiante qui confond Darwin et Durkheim.

	Loin de Téhéran, le talent de Kiarostami reste intact et son histoire japonaise déjoue toutes les attentes des spectateurs. La séquence d’ouverture dans un café huppé, la ronde autour d’une statue en face de la gare où attend une vieille dame, c’est un condensé du mystère et la beauté de Tokyo. Le récit ne quitte pas le terrain de l’énigme jusqu’au retournement final où une pierre lancée contre la fenêtre du professeur clôt brusquement cette histoire qu’on garde longtemps en mémoire. Une comédie pagnolesque tournée à Glasgow, La part des anges, de Ken Loach, a donné la chance aux journalistes de sourire un peu, de respirer après tant de drames vus à l’écran. Pour Ken Loach, le cinéma a la vertu d’aborder des sujets sérieux (les rapports de classe, le chômage, l’injustice) avec humour.

	Le simple fait de montrer dans la séquence d’ouverture le tribunal des flagrants délits nous apporte une vision grotesque, caricaturale de ce qui se passe dans le royaume de Sa Majesté britannique. Ken Loach nous dit aussi qu’il n’y a jamais de fatalité. Car voici le portrait d’un jeune homme qui a tout contre lui et qui, par son intelligence et sa volonté a réussi à surmonter son héritage social et toutes les calamités de la vie.</description>
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	Le réalisateur Moussa Touré.
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           <title>Khaled au Festival Mawazine : Maghreb United</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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	Contre toute attente, Khaled a fait mieux qu’ Evanescence, Pitbull et LMFAO l Il a drainé…175 000 spectateurs au concert qu’il a donné, lundi soir, à l’OLM Souissi de Rabat (Maroc) lors du Festival Mawazine qui se tient du 18 au 26 mai 2012. 
	Déjà dans la journée, le nom de Khaled bruissait dans la ville. Son concert était un événement très attendu. Il fallait voir cette impressionnante marée humaine avant et surtout après. On dirait une marche ou une manifestation nocturne. Des jeunes, des anciens, des fans de la première heure du Maroc et d’Algérie, des touristes américains, britanniques, canadiens, français parmi cette «foule sentimentale», comme dirait Alain Souchon. Un monde fou… de sa musique ! Même la conférence, qu’il a donnée, l’après-midi à la villa des Arts, a été suivie par plus de 150 journalistes du monde entier. Un record ! Ni Marouan Khoury, ni Nancy Ajram, ni Evanescence n’ont pu rivaliser avec lui.

	C’est du crédit, respect et admiration à l’endroit de Khaled. Il s’est produit, sur la prestigieuse scène internationale de l’OLM Souissi, en tant que star internationale, au même titre que Pitbull, LMFAO, Lenny Kravitz, Jimmy Cliff, Evanescence, Scorpions ou encore Mariah Carey, se relayant sur cette scène très convoitée. Il est le seul artiste maghrébin, arabe et africain à donner un concert à l’OLM Souissi. Aussi, ce fut une sahra où il y avait, pas de la rumba, mais du raï dans l’air ! Et Khaled le dit si bien : «Ce soir, je suis avec mes amis, je suis invité chez eux, sahra...!». Et ce, sur la chanson-titre Sahra  (soirée).

	Harraga, un inédit

	Deux heures de pur bonheur ! Soit une playlist de circonstance d’une quinzaine de chansons. Khaled donnera la chair de poule en entonnant un istikhbar choral long, puissant et émouvant. La voix est toujours là, haute, altière et parfaitement intacte. Il a du coffre... fort, Khaled. C’est El Marsam. Et puis Melha (in l’album Kenza, produit par Steve Hillage). Sheba immortalisée par son alter ego et comparse Safy Boutella, sur le mythique Kutché (l’auteur initial de Sheba est le regretté Ahmed Zergui, le raïman electro de Sidi Bel Abbès). Avec Rouhi Ya Wahran au beat latino, le public se «lâche». C’est la fiesta ! Oueli ldarek (Retourne chez toi, in Sahra, 1996) fut une destination rastafa... raï.

	Du reggae-raï ! Oran-Rabat-Kingston. Après Sahra, Khaled embraye sur Bakhta du maître et prince des poètes du ch’ir el melhoun, Abdelkader El Khaldi. Du wahrani copieux dont le texte sera repris par le public. C’est un moment fort. Khaled se drape des emblèmes marocain et algérien. C’est Maghreb United ! Il enchaînera sur Abdelkader Ya Boualem du trio 1,2, 3,  Raba Raba de Boutaïba Seghir alias Mohamed H’fif, pionnier du raï, ou encore l’incontournable Trig lycée (la route du lycée). Sur Didi, le tube planétaire, il jouera du clavier… debout. L’embrasement du public, c’est avec Ouine El Harba Ouine, une cover (reprise) indie  (indienne) et zouk de Zwit Rwit en kabyle du grand Idir dont les paroles en arabe sont signées Mohamed Angar,. La Camel de Cheikha Rimitti revisitée par Safy Boutella. Khaled interprétera aussi une chanson inédite, Harraga, très émouvante.

	Du chaâbi-assimi. Et en guise de bouquet final, Khaled interprétera Aïcha, composée par Jean-Jacques Goldman. Du coup, l’espace OLM Souissi devient un karaoké à ciel ouvert : «Comme si je n’existais pas...» Les paroles ne lui appartiennent plus. Le public numériquement en or... massif aura chanté, communié, vibré, bougé, raillé et dansé «kolé-séré» (comme aux Antilles) en chœur et cœur avec Khaled. Simply the best (simplement le meilleur), comme dirait Tina Turner.</description>
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           <title>Festival national de la création féminine : accessoires pour les costumes</title>
           <author>Nacima Chabani </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Le Bastion 23 accueillera, du 23 au 30 mai, la troisième édition du Festival national de la création féminine. 
	Devenu un rendez-vous incontournable pour la gent féminine, cette troisième édition est placée sous le slogan «Les atours de toujours». Lors de la traditionnelle conférence de presse, tenue au Bastion 23, Mme Hamida Agsous a indiqué à la presse nationale que cette  édition se présente comme un thème transversal dans la mesure où, englobant plusieurs disciplines et domaines. «Derrière ce slogan, explique-t-elle, nous avons voulu réunir toutes les créations qui accompagnent le costume féminin, ce que certains nomment les ’’accessoires de la beauté’’, définition sans doute pratique mais quelque peu réductrice.

	Ces atours regroupent des activités créatrices très diverses, telles que la bijouterie dans toute l’étendue de ses matériaux, traditions et styles ; le travail de la couture et de la broderie pour la fabrication de châles, étoles, b’nika, ’’abrouk’’ (coiffes traditionnelles de sortie de bain, etc.) ; la maroquinerie et l’art de la chaussure… Tous ces ornements et objets sont liés à des artisanats anciens qui constituent des pans de notre patrimoine. Ils recouvrent aussi, par leurs usages, des traditions de notre société qui continuent à être honorées de nos jours dans des circonstances précises de l’existence.

	A travers eux, il s’agit donc aussi de mettre en scène, indirectement, une mémoire collective précieuse». Pour le conférencier, il s’agira de se pencher lors de cette édition sur ces ornements et de souligner leurs     relations étroites avec les différents costumes. Ouvert du jeudi 24 au mercredi 30, y compris le week- end, de 10h à 18h, le programme  de ce festival est des plus riches. En effet, il comporte des expositions d’œuvres de plus d’une trentaine de créatrices venues des quatre coins du territoire national, ainsi que d’Espagne et du Sénégal.

	Des ateliers de démonstration et d’initiation seront au menu, tous les jours, dans le patio des palais, animés par des créatrices. Ces dernières dévoileront, entre autres, les gestes de base, les différentes techniques, les outils et les matériaux. Les conférences débat ne seront pas en reste. Le samedi 26 mai, à 14h30, la Conservatrice au Musée national des arts et traditions populaires, Radia Drici, animera une conférence sur «Le châle, entre prestance et prestige».

	Une deuxième conférence sera présentée le lendemain à 15h par Salima Mazri-Badjadja, architecte et enseignante au département d’architecture de Constantine et créatrice de la salle de conférence du Palais des raïs. Sa communication portera sur «L’habit : une peau sensible». La dernière conférence débat du 29 mai, à 15h, permettra aux créatrices espagnoles, Lala De Dios Teijeira et Maria José Mendoza Tertre, de revenir sur leurs parcours respectifs et activités. Un défilé de mode sera consacré aux accessoires du costume.
	 En outre, un concert de musique sera donné, le 26 mai à partir de 18h, par l’artiste tlemcénienne Meriem Benallal, accompagnée de son orchestre. La soirée de clôture sera axée autour de la thématique de la «haninaya» ou le rituel du henné dans le mariage à travers les régions : Alger, Tamanrasset, Tizi Ouzou et Tlemcen. La troupe des Aïssaoua de Constantine offrira un large panel de chants de son répertoire.</description>
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           <title>Festival de musique diwane de Béchar : quand Es-Sed se plaint de la longueur de la nuit</title>
           <author>Fayçal Métaoui </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Es-Sed a rendu hommage au groupe marocain «Lemchehab», dont il s’inspire dans une partie de son répertoire ghiwani, en reprenant Ya latif. 
	Béchar
	De notre envoyé spécial
	
	ôpère ! la nuit est longue et son obscurité a trop duré. Raconte-moi comment est mon pays, comment est le savoir. Celui qui est jeune apprendra et comprendra (…) Les cœurs ne seront purs qu’une fois la hogra abolie.» Premières paroles d’une chanson réquisitoire contre l’injustice du groupe Es-Sed, interprétée lundi soir au stade En-Nasr à Béchar lors d’un concert organisé à la faveur du sixième Festival de la musique diwane. Cette chanson fait partie du nouvel album du groupe musical le plus illustre de la Saoura. «Taâlou ya lwlad nzahaw nkhilou el ham fe halou» («Venez les jeunes pour qu’on s’amuse et oublions les malheurs») est un autre extrait du nouvel opus, «Li âad seghir» (Celui qui est encore jeune), chanté également devant un public nombreux.

	«Nous faisons les dernières retouches à cet album. Il sera dans les bacs l’été prochain. Notre public est composé essentiellement de jeunes. Nous sentons donc une certaine responsabilité à leur égard. Nous voulons lui transmettre des messages», nous a expliqué Lahcen Bestam, leader d’Es-Sed. L’album comportera huit chansons, dont Bladi bladi et une autre contre la violence dans les stades, El kora li tejmaâna.  Es-Sed n’a pas manqué, en exhibant les maillots jaune et vert de la Jeunesse sportive de la Saoura (JSS), de saluer l’accession du club de football en première division, permettant pour une fois au sud du pays d’être présent parmi le gotha sportif national. Es-Sed a rendu hommage au groupe marocain «Lemchehab», dont il s’inspire dans une partie de son répertoire ghiwani, en reprenant Ya latif . 

	«Lemchehab» a animé la première soirée du Festival de musique diwane de Béchar, marquant ainsi un retour dans cette région du Sud-Ouest algérien, 38 ans après le premier concert. Munis de bendir, tumba, batterie, derbouka, kerkabou et mandole, les musiciens et chanteurs d’Es-Sed ont réussi à plonger les présents dans une belle ambiance musicale assez rare dans la Saoura. «Nous avons l’habitude de ne pas préparer de programme. Nous nous adaptons au public», a confié Lahcen Bestam. Il a regretté que le festival du diwan se tienne toujours dans un stade en tuf. «Il est anormal que Béchar n’ait pas de théâtre de plein air où l’on puisse organiser normalement des activités artistiques et dans des conditions convenables. C’est injuste. Il manque beaucoup d’autres choses à Béchar, région connue pour ses artistes. A longueur d’année, il ne se passe presque rien ici, mis à part ce festival. Un festival organisé dans des conditions difficiles», a-t-il déclaré, appelant à aider les talents qui restent toujours dans l’ombre. «Il faut penser à ceux qui n’ont pas eu notre chance. Il existe des énergies qui ne demandent qu’à être libérées», a ajouté le leader d’Es-Sed.

	Dernièrement, la Cinémathèque de Béchar a été rouverte au public après des années de fermeture. Le public du festival a été invité à assister à la projection du documentaire de Larbi Lekhal, Abdelkrim Al Maghili, produit à la faveur de l’événement «Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011». A cette occasion, Larbi Lekhal a salué le retour d’une certaine vie culturelle à Béchar après une longue période de sommeil. Avant la montée sur scène d’Es-Sed, la troupe Jouharat Diwane, participant au concours du festival, a assuré la première partie de la soirée, qui a été quelque peu perturbée.

	Curieusement, la police a exigé de terminer le service à…minuit. «Police-cendrillon !», a commenté un festivalier. Aucune explication n’a été donnée à cette décision qui confirme encore une fois qu’à Béchar la police d’El Hamel a d’autres «préoccupations» que la sécurité des citoyens. Sinon comment expliquer cette volonté manifeste de vouloir «saboter» un festival culturel national ? Pourquoi la police doit-elle arrêter sa mission à minuit et pas après ? Du jamais-vu ! Les organisateurs ont été obligés de supprimer le groupe Ahl Gnawa venu de la lointaine Mohammadia de la programmation, pour s’adapter aux conditions des représentants locaux de la DGSN.
	 </description>
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	Es-Sed lors d’une prestation mémorable au Festival de musique diwane de Béchar.
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           <title>Cauchemardesques mille et une nuits</title>
           <author>Mohamed Kali </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	El Layla el akhira baâd el alef» est la deuxième production du Théâtre régional de Saïda, en l’espace d’une quinzaine de jours, depuis qu’il est devenu opérationnel. 
	Saïda
	De notre envoyé spécial  
	
	Ce palimpseste adapté de El leyla el akhira oua dik al jane, de Ferhane Boulboul, augure positivement de ses ambitions. Pour rappel, ce type de pièce est une réécriture qui travestit la trame d’un texte bien connu du public pour en faire surgir le non-dit ou lui faire dire tout autre chose. Adaptée par Mohamed Mostefaï et mise en scène par Mansouri Lakhdar, la pièce du dramaturge syrien ne se limite pas à rapporter les péripéties de «la dernière nuit après la millième», selon la traduction littérale de son titre. Elle reprend le célèbre conte de Shahrazade, en l’expurgeant de toute féerie, confrontant l’héroïne à Shahrayar dans une sordide intrigue. Assurément, le prétexte théâtral est de premier ordre, nécessitant cependant quelques réajustements pour ne se coltiner qu’à une idée plutôt que de se disperser à en prospecter plusieurs : choisir le prisme féministe du point de vue d’une Shahrazade manipulatrice pour la bonne cause, ou plutôt l’analyse politico-psychanalytique, en focalisant sur le triste sire qu’est Shahrayar.

	En évitant de faire les bouchées doubles, la pièce gagnerait en mordant. Moins verbeuse, ramassée sur l’essentiel, elle ferait gagner en rythme le spectacle, réduirait le statisme de sa mise en scène et aurait donné à la chorégraphie de Slimane Habbès d’être plus percutante et moins dans la redondance de l’écriture scénique. Enfin, l’âpreté du conflit, qui débute assez tardivement, aurait été plus marquée en optant pour la tragédie plutôt que pour le drame. L’interprétation est plus attrayante pour les seconds rôles plutôt que pour les premiers. Merzouk Saïdi, en Shahrayar, n’a pas convaincu pour s’être longtemps éloigné des planches.

	Sarah Rezika, en Shahrazade, était moins guindée que lui, mais l’un et l’autre auraient été mieux inspirés en faisant montre d’intériorité dans le jeu. Par contre, l’agréable surprise a été Adar Mohamed qui, depuis quelque temps, est en train de réaliser une nouvelle carrière d’acteur. Comparativement à ses partenaires, il a fait véritablement œuvre de création d’un personnage, un cadi entre obséquiosité et fourberie. Belkeroui Abdelkader a fait preuve d’une  présence juste dans un rôle dramatique. Trouvaille séduisante de Mansouri : un goual… muet en la personne de Abdelkader Dahmani, alias Wato. Ses apparitions ont scandé le spectacle, à l’instar d’une ponctuation, faisant respirer le spectacle.</description>
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           <title>Mosaïque contemporaine à Chenoua : des couleurs naturelles</title>
           <author>M'hamed Houaoura </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	Comme à l’accoutumée, l’organisation d’une manifestation culturelle à Tipasa ne vise pas le grand public. 
	Faire plaisir à la tutelle uniquement, pour se justifier. Il aura suffi de le constater une fois de plus, à l’occasion de l’exposition de la mosaïque contemporaine qui avait eu lieu au complexe culturel du Chenoua. «Quelle est la durée de votre exposition ?», demande-t-on à l’artiste, Mustapha Chibani, venu de Sidi Ghilès pour faire connaître ses merveilleuses œuvres. «Je l’ignore nous répond l’artiste, on m’avait demandé de venir avec mes tableaux et puis c’est tout», ajoute-t-il. L’artiste, avec son petit enfant, est presque tout seul dans le hall. Les organisateurs sont déjà partis. Il est 16h30, Mustapha Chibani attend un ami pour le transporter à son domicile à Sidi Ghilès.

	Les bureaux du complexe culturel se sont vidés. Les gardiens s’apprêtent à fermer les portes de ce magnifique complexe culturel. Une atmosphère de désolation. Quand la culture se bureaucratise, il ne faut pas s’attendre au miracle, d’autant plus que ceux qui sont censés animer les activités culturelles se sont volatilisés. La célébration du Mois du patrimoine se déroule à huis clos dans la wilaya de Tipasa, ces dernières années, pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquent. Le directeur de la culture a du pain sur la planche. Bref, pour revenir à notre artiste, Chibani Mustapha, il nous a invités à quelques minutes de bonheur, à travers une courte visite et des explications sur chacune de ses œuvres.

	«C’est le résultat des efforts d’une petite entreprise avec un grand sérieux», nous indique-t-il. Un hommage est rendu à un intellectuel algérien d’origine française, en l’occurrence Paul Faizant, qui réside à Sidi Ghilès. Celui-ci avait introduit dans la wilaya de Tipasa cet art qui a permis à des jeunes de créer leurs petites entreprises. Chibani Mustapha est guidé par sa passion et ses inspirations pour concevoir ses œuvres, à l’aide de ciment blanc, de la poudre de marbre, des armatures en acier, des tessères de verre, de granit, de marbre, de briques rouges, de bois, des galets, autant d’objets rejetés par la mer et récupérés à partir des criques et des plages.

	«Je pars jusqu’aux plages de Beni Haoua (Chlef) pour cueillir ces petites choses, nous dit-il, afin de produire mes œuvres avec toutes ces couleurs naturelles que vous voyez », enchaîne-t-il. Une quarantaine de tableaux sont exposés. Ils servent pour la décoration interne et externe des villas et bâtiments administratifs. Il existe de la mosaïque de pavement. Chibani Mustapha nous révèle ses projets. Il suffit d’une aide morale des pouvoirs publics pour réaliser une école et vulgariser cet art, sans polluer l’environnement.</description>
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        <item>
           <title>Semaine culturelle batnéenne à Tipaza : A la découverte du patrimoine matériel et immatériel</title>
           <author>M'hamed Houaoura </author>
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           <copyright>ElWatan</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Wed, 23 May 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
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           <description>
	La culture des Aurès s’est installée au mont Chenoua jusqu’au 24 mai. La wilaya de Batna est venue donc conquérir Tipasa, en investissant la villa Angelvy, qui se trouve à proximité du port de la ville, pour exposer son patrimoine matériel et immatériel. 
	Arts plastiques, habits et bijoux traditionnels, tapis berbères, art culinaire, poésie, folklore, et enfin les chansons modernes, autant d’ingrédients pour faire vibrer les Chenouis au rythme des airs et traditions de cette magnifique région des Aurès. L’orchestre philharmonique de Batna se produira la veille du départ de la délégation des artistes de la wilaya de Batna. Le responsable batnéen nous confie que la tenue du Salon international du tourisme, qui vient de se dérouler à Alger, ne leur a pas permis de réunir toute une pléiade de femmes et d’hommes artistes de sa wilaya.

	Ces derniers avaient participé à ce Sitev. Le nouveau directeur de la culture de la wilaya de Tipasa, présent lors de l’ouverture de cette semaine culturelle, avait déclaré qu’un bilan sera effectué à l’issue de cette manifestation, qui favorisera les échanges, les expériences et les informations entres les citoyens et les artistes des deux wilayas.</description>
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        </item>
        <item>
           <title>Musique: Des Algériens de Montréal rendent hommage à la diva kabyle Nouara</title>
           <author>Samir Ben  </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 14:31:22 +0100</pubDate>
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           <description>
	La diva de la chansons kabyle Nouara recevra les hommages d’Algériens de Montréal demain mercredi lors d’un dîner à l’hôtel Gouverneur de la métropole canadienne. 
	« On lui exprimera notre reconnaissance pour tout ce qu'elle a fait pour notre culture.Elle mérite tous les honneurs », affirment les organisateurs de ce souper-hommage.

	Cet événement est le prélude au concert que donnera Nouara ce samedi 26 mai au thêatre Outremont de Montréal où elle rendra hommage à Cherif Kheddam.

	La diva se produira dans le cadre du Festival culturel nord-africain dirigé par l’Algérien Mourad Mahamli, journaliste et animateur radio à
	Montréal (Rencontres berberes sur Radio Centre Ville et radio CFMB).

	Le site montéalais berberes.com a rendu récemment hommage à la chanteuse à travers un texte écrit par Djamila Addar et Madjid Benbelkacem.

	« La diva de la chanson kabyle Nouara a la chanson dans le sang depuis sa tendre enfance. Elle a interprété les textes de plusieurs artistes comme Ben Mohammed, Méziane Rachid, Mdjahed Hamid, Hassan Abassi, Lhacène Ziani, Farid Ferragui, mais la collaboration qui l'a le plus marquée et propulsée au sommet c'est celle qu'elle a eue avec Chérif Kheddam. Le 26 mai 2012, elle se produira à Montréal dans le cadre du Festival culturel nord-africain pour rendre hommage à Chérif Kheddam », peut-on y lire.

	A noter que ce samedi 26 mai, les Montréalais d’origine algérienne ont aussi rendez-vous avec le chanteur Hamidou (salle héllenique). Le concert affiche déjà complet et l’organisateur Djamel Lahlou compte ajouter une supplémentaire le 2 juin.

	Hamidou se produira aussi le 1er juin dans la ville de Québec. A la même date, le 1er juin, Lounis Ait Menguellet donnera un concert à la salle Olympia de Montréal.</description>
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        </item>
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           <title>Maroc : Khaled enflamme Mawazine</title>
           <author>K. Smail </author>
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           <copyright>elwatan.com</copyright>
           <category>Culture</category>
           <pubDate>Tue, 22 May 2012 12:35:00 +0100</pubDate>
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	Contre toute attente, Khaled a fait mieux qu’Evanescence, Pitbull et LMFAO. Il a drainé…175 000 spectateur au concert qu’il a donné, lundi soir, à l’OLM Souissi de Rabat ( Maroc) lors du Festival Mawazine se tenant du 18 au 26 mai 2012. 
	Déjà, la journée, le nom de Khaled bruissait dans la ville. Son concert était un événement très attendu. Il fallait voire cette impressionnante marée humaine avant et surtout après. On  dirait une marche ou autre manifestation nocturne. Des jeunes, des anciens, des fans de la première heure du Maroc et d’Algérie, des touristes américains, britanniques, canadiens, français parmi cette « foule sentimentale » comme dirait Alain Souchon. Un monde fou… de sa musique !

	Même la conférence, qu’il a donnée, l’après-midi, à la Villa des Arts, a été suivie par plus de 150 journalistes du monde entier. Un  record ! Ni Marouan Khoury, ni Nancy Ajram, ni Evanescence n’ont pu rivaliser. C’est dire du crédit, respect et admiration  à l’endroit de Khaled. Il s’est  produit, sur la prestigieuse scène internationale de l’OLM Souissi,. 

	En tant que star internationale, au même titre que Pitbull, LMFAO, Lenny Kravitz, Jimmy Cliff, Evanescence, Scorpions ou encore Mariah Carey se relayant sur cette scène très convoitée. Il est le seul artiste maghrébin, arabe et africain à donner un concert à l’OLM Souissi.

	Aussi, ce fut une sahra où il y avait, pas de la  rumba, mais du raï dans l’air ! Et Khaled le dit si bien : «  Ce soir, je suis avec mes amis, je suis invité chez eux, sahra...!». Et ce, sur la chanson-titre Sahra  (soirée).

	 

	Harraga, un inédit

	Deux heures de pur bonheur ! Soit une playlist de circonstance d’une quinzaine de chanson.  Khaled donnera la chair de poule en entonnant un istikhbar choral long, puissant et émouvant.  La voix est toujours là, haute, altière et parfaitement intacte. Il a du coffre... fort, Khaled. C’est El Marsam. Et puisMelha (in l’album Kenza, produit par Steve Hillage). Sheba immortalisée par son alter ego et comparse Safy Boutella, sur le mythique Kutché( l’auteur initial de Sheba est le regretté Ahmed Zergui, le raïman electro de Sidi Bel Abbès).

	Avec Rouhi Ya Wahran au beat latino, le public se « lâche ». C’est la fiesta ! Oueli Darek(Retourne chez toi, in Sahra, 1996) fut une destination rastafa... raï. Du reggae-raï ! Oran-Rabat-Kingston. Après Sahra, Khaled embraye sur Bakhta du maître et prince des poètes du ch’ir el melhoun, Abdelkader El Khaldi. Du wahrani copieux dont le texte sera repris par le public. C’est un  moment fort. Khaled se drape des emblèmes marocain et algérien. C’est Maghreb United !

	Il enchaînera sur Abdelkader Ya Boualem du trio 1,2, 3,  Raba Raba de Boutaïba Seghir alias Mohamed H’fif, pionnier du raï ou encore l’incontournable Trig Lycée (la route du lycée). Sur Didi, le tube planétaire, il jouera du calvier…debout. L’embrasement du public, c’est avec Ouine El Harba Ouine, une cover (reprise) indie( indienne) et zouk de Zwit Rwit en kabyle du grand Idir dont les paroles en arabe sont signées Mohamed Angar,.

	La Camel de Cheikha Rimitti revisitée par Safy Boutella. Khaled interprétera aussi une chanson inédite Harraga très émouvante. Du chaâbi-assimi. Et en guise de  bouquet final, Khaled interprètera Aïcha composée par Jean-Jacques Goldman. Du coup, l’espace OLM Souissi devient un karaoke à ciel ouvert : «Comme si je n’existais pas...» Les paroles ne lui appartiennent plus. Le public numériquement en or... massif aura chanté, communié, vibré, bougé, raillé et dansé «kolé-séré» (comme aux Antilles) en chœur et cœur avec Khaled. Simply the best (simplement le meilleur), comme dirait Tina Turner.

	 

	 

	 

	 

	 

	 

	 

	 

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