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Parution. Sétif, la fosse commune / Massacres du 8 Mai 1945

Les premiers tirages épuisés

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

Représentant plus de 3200 exemplaires, les deux premiers tirages de Sétif, la fosse commune / Massacres du 8 Mai1945 sont  épuisés.

Travail de référence et de haute facture, l’ouvrage écrit par notre collègue d’El Watan, Kamel Beniaïche, ayant mis plus de 11 ans pour boucler la première partie d’une longue et importante  enquête portant sur les massacres du 8 Mai 1945, a été, le moins que l’on puisse dire, très bien accueilli par aussi bien le large public que les initiés et spécialistes en la matière. Pour l’illustration, les centaines d’exemplaires mis en vente dans bon nombre de librairies d’Alger, Constantine et Sétif se sont vendus comme des petits pains.

L’excellent accueil des lecteurs a été confirmé lors des dédicaces organisées à El-Eulma, Bordj Bou Arréridj, Béjaïa, Constantine, Batna, Paris, Lyon et Rennes. Les passages réussis de l’ouvrage au Salon du livre d’Alger (SILA), à la 23e édition du Maghreb des livres, tenue les 18 et 19 février derniers à Paris, et au Salon anticolonial où a il été primé, étayent nos propos. Révélés pour la première fois, l’ouvrage met la lumière sur bon nombre de faits historiques méconnus.

Occultées des décennies durant, les atrocités subies par les populations des nombreuses localités situées à mille pieds du lieu où l’on a crevé l’abcès à l’origine de ce fleuve de sang qui a inondé une grande partie du Nord Constantinois du 8 mai à fin juillet 1945, ont été remises sur la table par Kamel Beniaïche, qui a tenu à donner la parole à des voix bâillonnées des décennies durant. Bonnes pour les fosses communes, les victimes indigènes qui n’ont pas eu droit à une sépulture ont été ressuscitées par l’auteur.

Mû par un devoir de vérité, notre collègue s’est interdit de faire une hiérarchisation entre les victimes. S’il relate les supplices des victimes indigènes n’ayant jamais existé dans l’imaginaire de l’armée et de l’administration coloniales, il n’occulte pas les violences commises à l’encontre des Européens et d’évoquer leur sort. Soulignons que l’approche de l’auteur est synonyme d’une écriture apaisée d’un pan de l’histoire commune des deux rives.

Edité en octobre dernier par les éditions El-Ibriz, le livre est pléthorique de faits et documents inédits. «L’extraordinaire accueil des lecteurs qu’on ne peut pas convaincre aussi facilement est  la meilleure récompense. Les témoignages de nombreux intellectuels, universitaires, écrivains, journalistes et historiens d’Algérie et de France démontrent la qualité et la fiabilité de l’enquête qui n’est pas pour autant bouclée, après 11 années de recherches.

Afin de répondre à la forte demande d’un lectorat exigeant une copie en langue nationale, la traduction de l’ouvrage est en cours. Exigeant  des correctifs, d’autres éléments et une nouvelle conception, une 2e édition complétée et renforcée est en gestation», souligne Kamel Beniaïche, qui s’intéresse maintenant au Centre militaire d’internement (CMI) 1956-1962 de Ksar Tir, où ont été internés et torturés des milliers de moudjahidine (des PAM-pris armes à la main) de Batna , M’sila , Béjaïa, El Oued, Sétif, Khenchela, Biskra, Alger, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj et certains rescapés de la sanglante manifestation du 17 Octobre 1961 à Paris .


 

K. Smail
 
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