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Festival du théâtre amateur de Mostaganem : Coup d’envoi de la 50e édition du FNTA

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le 16.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le théâtre, une aventure qui dure depuis 50 ans à Mostaganem 
	 
Le théâtre, une aventure qui dure depuis 50 ans à...

C’est au parc d’attractions, Mostaland, qui a été inauguré par la même occasion, que la cérémonie d’ouverture de la 50e édition du Festival du théâtre amateur de Mostaganem (FNTA)

 a eu lieu, jeudi dernier, en présence d’une foule considérable venue des quatre coins de la wilaya pour fêter cet anniversaire spécial qui vient de ponctuer 50 ans, d’art et de festivités. L’événement s’est déroulé en présence des autorités locales et d’un bouquet de grands comédiens qui ont marqué l’histoire du plus ancien festival d’Afrique, le FNTA, en l’occurrence. Seule la grande masse de femmes, d’hommes et de jeunes présents pour la célébration de cette édition spéciale explique comment ce festival a pu se pérenniser et faire face à toutes les entraves ô combien  nombreuses.

Sur l’esplanade du Mostaland, la parade a été animée par des troupes de fantasias, des femmes en hayek et en vêtements traditionnels mostaganémois, des clowns et surtout des groupes de scouts, notamment ceux du groupe El Fallah, qui a joué un rôle primordial en 1967 dans la création du FNTA. Dans la soirée, à la Salle bleue de la maison de la culture, le commissaire du FNTA, Mohamed Nouari, dans son allocution de circonstance, a insisté sur «la continuité de la formation qui est la quintessence du festival, pour investir davantage dans ce rendez-vous et penser à l’internationaliser, afin de faire profiter nos amateurs de l’expérience des troupes étrangères». Le jury est composé de Nadir Elkenna, de Palestine, Benzidene Baderrahmen, du Maroc, et Bouchehir Mourad et Abdellah Hamlaoui, de l’Algérie. Le jury est présidé par Berkani Charef. Le wali, dans la foulée, a déclaré officiellement ouverte la 50e édition du Festival national du théâtre amateur. La cérémonie d’ouverture fut clôturée par un spectacle, une opérette, retraçant l’épopée d’une aventure salutaire, en rendant hommage aux pionniers de cette manifestation qui a prévalu aujourd’hui à Mostaganem, le titre de capitale du théâtre en Algérie. Le festival se déroulera du 13 jusqu’au 19 juillet, avec 10 en in et 29 en off, avec trois pièces étrangères, venues de la Tunisie, d’Espagne et de France.
 

La troupe Ithran de Tizi Ouzou ouvre le bal

La première journée de la 50e édition du FNTA a démarré fort avec la troupe Ithran de Tizi Ouzou, laquelle est venue présenter sa pièce Elmasrahiya Elakhira (nldr : L’ultime pièce théâtrale), texte du grand auteur irakien Faleh Chaker, traduit en amazigh par Taoues Yehia Messaoud et mis en scène par Okbaoui cheikh. C’est l’une des wilayas les plus présentes durant ce demi-siècle de festivals à Mostaganem, tant et si bien qu’au moment du spectacle, la grande salle Ryma de la maison de la culture était presque pleine, malgré que la pièce soit en amazigh, jouée devant un public, dont la majorité ne parle pas cette langue. La pièce, qui a débuté à 23h, s’est terminée après minuit. Elle raconte l’histoire d’une femme (Zoulikha Talbi), passionnée du quatrième art, au point que cet amour la mènera dans un théâtre vide où elle chante ce que le défunt Alloula chantait avant chaque représentation, en se remémorant les souvenirs de son mari, parti faire la guerre sans jamais revenir.

En pleine hallucination, la femme rencontre un djinn, interprété par Mourad Bellagh. Elle le supplie d’arrêter la guerre ou de rendre la vie à son amoureux, mais ce dernier la fait voyager dans un passé plein de souvenirs, un passé heureux. En revivant ses souvenirs, la femme tombe amoureuse du djinn et les deux se rendent compte que seul l’amour peut arrêter la guerre. Avec un texte riche en poésie, la pièce rend hommage à Alloula, à Sirat, à Mohia, à Matoub et à Azzem, mais surtout elle brosse un bilan du théâtre algérien qui agonise depuis plusieurs années.

L’excellent jeu corporel des comédiens et la subtilité de la lumière (Messoudi Lyes) et de la scénographie (Saidoun Amirouche) ont permis au public de comprendre l’histoire, nonobstant le défaut de langue. Telle est la magie du théâtre. «Jouer à Mostaganem en amazigh n’est pas un problème pour nous, tant le public est connaisseur de théâtre et sait apprécier le bon travail purement théâtral», nous dit Belloul Idir, un des comédiens de la troupe. Autant dire que la troupe de Tizi Ouzou a toutes les chances de remporter cette 50e édition. Par ailleurs, en cette même première journée en off, la troupe d’Adrar a présenté sa pièce A la marge au théâtre d’Elmoudja, et la troupe de Béjaïa a présenté Aarakched ou yed, dans la commune de Aïn Tedles, la troupe de Guelma a joué Jeu de démons, à Stidia, la troupe de M’sila a joué à Oran sa pièce Ton verre Socrate, à Mascara, c’est la troupe de Stidia qui a joué L’inconnu et enfin à Relizane la troupe d’Elmoudja a donné son spectacle, Le voyage.

 

Salim Skander
 
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