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Festival de Takintoucht : Le théâtre et la poésie pour défendre la nature

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	«Nous ne laisserons personne salir notre montagne…» 
	 
«Nous ne laisserons personne salir notre montagne…»...

 Théâtre, poésie et une exposition de livres en plein air au bénéfice de nombreux montagnards, jusqu’ici privés d’activités  culturelles.

La montagne de Takintoucht, frontière naturelle entre les wilayas de Sétif et de Béjaïa, a vécu du 13 au 15 juillet des moments inhabituels. Et pour cause, un collectif regroupant 11 associations a eu l’idée louable d’organiser un festival. La manifestation a réussi à capter l’intérêt des habitants de la région, qui, pour une fois, ont eu le loisir d’assister à sept pièces de théâtre, dans le cadre d’une compétition qui a réuni sept troupes, venues de Béjaïa et Sétif, ainsi que de Tizi Ouzou.

Le public, nombreux, venu des villages de Bousselam, Aït Khelad et Kendira, a eu droit aussi à une exposition de livres. La maison d’édition El Amel a pris la peine de porter ses publications jusqu’au pied de Takintouchet. L’exposition de livres a été l’occasion de rendre hommage à Mouloud Azzoug, auteur de plusieurs recueils de poésie en tamazight. Le spectacle de saut en parapente, prévu initialement, n’a pas eu lieu, car «les vents étaient défavorables». Mais l’endroit offre d’autres attractions. On peut, à l’occasion, participer ou assister à une course de 3000 mètres.

Cela, en plus du petit manège installé un peu loin de la scène de théâtre, pour occuper et amuser les enfants des visiteurs.
Outre l’animation culturelle et sportive, le festival s’est tracé dès cette première édition des objectifs écologiques.

«Les maires n’ont pas tenu parole»

«Takintoucht redeviendra comme avant, un endroit propre. Nous ne laisserons personne salir notre montagne. Nous porterons plainte contre quiconque porte préjudice à l’environnement», annonce Kamel Slimani, directeur de la 1re édition du Festival de Takintoucht, dans une déclaration à El Watan.

Le jeune militant associatif, remonté contre les habitués des lieux, a signalé que les organisateurs on dû ramasser des «quantités incroyables» de bouteilles et de canettes de bière, lors de l’aménagement de l’espace ayant accueilli ce festival. Naïm, membre du comité d’organisation, se plaint quant à lui du «manque de coopération» des assemblées locales des communes concernées par ce festival. «Les maires nous ont promis de mobiliser des bus pour faciliter le déplacement du public et de nous donner des citernes d’eau. Mais ils n’ont pas tenu parole», déplore-t-il.

Les initiateurs du festival espèrent impliquer la population dans la protection de  l’environnement. Ils veulent aussi amener les autorités à déplacer la décharge publique de Bousselam qui menace directement et la nature sauvage et la santé des riverains. La montagne de Takintoucht recèle, outre ses attraits naturels, des ruines dont l’origine demeure inconnue, faute d’expertise archéologique.

 

Farouk Djouadi
 
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