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Sauvés par le PPP

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le 25.12.17 | 12h00 Réagissez


Un peu désorientés, les plus de 50 ans auront suivi le long chemin sinueux de l’économie nationale. Administrée et centralisée d’abord, seules les entreprises publiques avaient le droit d’importer dans des conditions bureaucratiques pénibles et c’est à cette époque où ouvrir une épicerie privée était tout un problème. C’était l’année des bons pour le consommateur, avec le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur. Puis l’ouverture dans les années 1980-1990 et l’instauration de licences d’importation, puis suppression plus tard des licences et importation libre avec les devises des banques publiques alimentées par l’argent du pétrole. Puis, nouvelle séquence chaotique où l’argent de la collectivité était entre autres utilisé pour importer du chewing-gum et des slips pendant que les responsables se succédaient, inventant chacun un concept, holdings, EPE, puis la règle des 51/49 pour régler le problème pendant que l’économie parallèle déréglait l’officielle.

Puis amnistie fiscale, bons du Trésor et, il y a quelques mois, de nouveau instauration de ces mêmes licences pour réduire les importations. Puis il y a une semaine, suppression de ces mêmes licences mais avec interdiction de près de 1000 produits. Jusqu’à samedi dernier, personne ne comprenait la démarche. Heureusement, ce même jour, la tripartite Ouyahia-Haddad-Sidi Saïd s’ouvrait avec le fameux trio OHS pour lancer le PPP, partenariat public privé, nouvelle trouvaille pour l’ouverture du capital des entreprises publiques au privé. L’allocution d’introduction du Premier ministre a été claire : «C’est le lieu de rappeler que notre pays fait face à des difficultés financières sérieuses générées par la chute des recettes des hydrocarbures.» Aucune excuse au nom du peuple et à aucun moment n’a été prononcé le terme d’échec économique, du problème de modèle, des erreurs et de logique rentière qui nous a menés là. C’est la faute au pétrole, pas aux gouvernants. Si un baril pouvait parler, il aurait dit des gros mots ce samedi.

Chawki Amari
 
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