Chroniques Point Zéro
 

Le vide est un grand trou qui n’a pas de bord

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le 06.09.17 | 12h00 Réagissez


Dans la bâtisse carrée plantée à El Mouradia, il n’y avait déjà pas de Président, et la Présidence était vide, à l’exception du directeur de cabinet de la Présidence qui gardait les lieux. Celui-ci a été nommé Premier ministre et personne n’a encore pensé à le remplacer. La Présidence est donc vide, et à part le jardinier et la petite équipe de gardes républicains qui gardent le jardinier qui surveille les plantes, il n’y a personne. Le Président est à Zéralda et l’ex-directeur de cabinet est à l’avenue du docteur Saadane, un médecin du mouvement national de l’époque qui aurait été bien utile aujourd’hui. On peut imaginer la suite, où petit à petit, les institutions se vident de sens et de responsables, Ouyahia est démis de ses fonctions pour avoir lancé le projet d’une usine de montage de moutons et on oublie de le remplacer. Plus personne à la Présidence, plus personne au Premier ministère et au Palais du gouvernement, à part quelques policiers qui interdisent aux gamins de jouer sur la belle Esplanade d’Afrique. Et ailleurs ? Y a-t-il quelqu’un au Conseil constitutionnel ? Oui, il y a Medelci, mais c’est comme s’il n’y avait personne.

A la Cour des comptes ? Des gens qui font des comptes mais que personne ne consulte. Car, contrairement à la nature, la République algérienne n’a pas horreur du vide, elle a mis un mois et demi à nommer un ministre du Tourisme en pleine saison touristique et 9 mois à nommer un ambassadeur à Paris dans le pays qui compte le plus d’Algériens après l’Algérie. Heureusement, il y a Bensalah au Conseil de la nation qui vient d’annoncer que le Président se porte bien. Tout va bien alors, le vide n’est pas vide, même si le Président n’est pas à la Présidence. Que faire alors de ce bâtiment ? Un musée, un hôpital pour nécessiteux ou une université pour présidents vu qu’aucun d’entre eux n’a fait d’études. Ou mieux, le donner à l’opposition qui a toujours du mal à trouver des salles. Elle ne fera peut-être pas pire que l’ancien locataire qui est parti.
 

Chawki Amari
 
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