Chroniques Point Zéro
 

Le talon d’achir

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le 22.10.17 | 12h00 Réagissez


Je vous promets du changement.» C’est ce qu’a annoncé le nouveau sélectionneur Madjer en signant un contrat non inclus dans l’austérité. Ce qui rappelle les propos de l’autre entraîneur Ouyahia et qui est à leur portée, il suffit en effet de ne pas perdre pour créer du changement. Car un match nul en économie, c’est une croissance à 0%, un dinar faible mais stable dans la faiblesse et un chômage qui ne grimpe pas grâce aux harraga qui sortent des statistiques à la nage. Mais pour un sunnite, est-il licite de prier sur un tapis chiite, même s’il est le plus grand du monde ? En le commandant d’Iran pour la Grande Mosquée d’Alger, le ministre des Affaires religieuses ne l’a pas fatwawisé, étonnant pour un homme qui après avoir proclamé qu’il était ministre de toutes les religions du pays a fini par mettre chrétiens, Ahmadis, chiites et quelques Zoroastriens en prison pour commander ensuite une prière de la pluie, mais après la pluie.

Comme Madjer ou Ouyahia, spécialistes des talonnades, il n’est pas le seul à faire les choses à l’envers, l’histoire contemporaine du pays nous enseignant que tout ce qui est valable aujourd’hui peut être invalidé demain et vice-versa. C’est le talon d’Achir, du nom de la première capitale fatimide chiite des Zirides qui ont donné le célèbre roi d’Alger : Bologhine Ibn Ziri, connu par son stade de football, mais surtout par son nom Ziri, Dziri, qui a donné Dzayer, le nom de l’Algérie sans aucun rapport avec les îles, car il n’y en a tout simplement pas, si l’on oublie ces quelques îlots rachitiques. Il y a par contre des montagnes et c’est dans le Titteri qu’a été construite Achir, au sujet duquel Al Bakri rapporte «qu’il n'y a pas de place qui soit plus forte et plus difficile à prendre, car dix hommes suffisent à la défendre». En 1048 pourtant, les Hammadites la prennent, les Zenata l’occupent ensuite et la capitale est dévastée par Tachfine Ben Tinamer, seigneur de Tlemcen. La morale ? Dos au but, on peut marquer. Face au but, on peut tout rater.

Chawki Amari
 
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