Chroniques Point Zéro
 

L’outrage aux chouhada

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le 18.01.18 | 12h00 Réagissez


L’ancien ministre de l’Energie se démène. Il se démène même trop aux yeux des gens. Il n’arrête pas de faire des déclarations, de donner des conseils.

On aimerait croire qu’il aurait la pudeur de se taire, de se faire oublier. Au contraire, il se permet de critiquer la gestion d’Ahmed Ouyahia et s’érige même en avocat du peuple algérien que l’actuel Premier ministre veut affamer, selon lui.

Un tel culot est sidérant. Chakib Khelil pense sans doute que les Algériens sont des imbéciles et qu’ils n’ont pas de mémoire. Il croit qu’ils ont oublié ses turpitudes et qu’il fait partie de ces gens qui avaient pour mission de détruire l’Algérie. Objectif qui, malheureusement, a été atteint en grande partie. L’Algérie rayonnante, l’Algérie digne, l’Algérie rebelle et fière de sa Révolution a été mise à bas par une association de malfaiteurs et d’agents de l’ennemi.

Ramené de Washington où, pour le compte de la Banque mondiale, il avait contribué à mettre à genoux l’Argentine, il était venu en Algérie pour exécuter le même scénario. Dès le départ, il avait annoncé la couleur, sans honte et sans pudeur. Au point qu’il a été en même temps ministre de l’Energie, PDG de Sonatrach et président du conseil d’administration de la même société. Un cumul de ce genre jamais vu dans notre pays. Muni des pleins pouvoirs et bien protégé, sur la principale richesse en ministre absolu. Il se permet même de créer une compagnie aérienne, Tassili Airlines, qui entre en concurrence directe avec la compagnie nationale Air Algérie. Du jamais vu dans aucun pays. Une affaire de gros sous avec des avionneurs ?

Il piétine même sur les prérogatives du ministère de l’Hydraulique en mettant en chantier une usine de dessalement de l’eau de mer à Alger. Ne rencontrant aucune opposition à sa gestion calamiteuse, il s’attaque alors au saint des saints : Sonatrach, notre sang et notre oxygène, notre unique richesse. Il aurait dit à Abdelmadjid Sidi Saïd que ce géant «sera privatisé».

Le secrétaire général de l’UGTA se serait opposé frontalement à son idée. La patronne du PT s’attaque vigoureusement à une loi en ce sens adoptée avec grande lâcheté par l’APN, laquelle l’annulera quelques mois plus tard, la queue entre les jambes. L’idée du ministre était de mettre notre production pétrolière sous le contrôle des compagnies américaines. Heureusement que d’authentiques Algériens, véritables patriotes et pas des mercenaires, veillaient au grain.

Dans la foulée, l’Algérien apprend avec stupéfaction le plus grand scandale de corruption de l’histoire de l’Algérie. Grâce à la justice italienne, on apprend que Chakib Khelil est impliqué dans une histoire de pots-de-vin de plusieurs centaines de millions de dollars.
L’homme est écarté du gouvernement. Un individu aussi sulfureux que lui, un certain Amar Saadani, ose voir le ministre de la Justice de l’époque, Dorbani, pour étouffer l’affaire parce que la justice algérienne a été obligée à son tour de s’emparer du dossier. Depuis, il n’y a pas eu de suite.

Encouragé par cette impunité, Chakib Khelil rentre des Etats-Unis et se permet de faire une tournée à travers le pays à la recherche d’appuis... pour la future élection présidentielle. Il utilisait des véhicules et une protection de la Présidence. Personne n’a dénoncé un tel scandale. Une audace qui lui a donné des ailes et qui l’autorise à s’ériger en donneur de leçon. Et une insulte à nos chouhada et à notre Révolution.

Tayeb Belghiche
 
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