Chroniques Point Zéro
 

Journal d'un frère (2)

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le 20.03.17 | 12h00 Réagissez


J’ai mal dormi, fait quelques cauchemars, comme celui où, faute de temps, on n’a pas réussi à finir notre dessert et notre 4e mandat, faute d’énergie. Etrange, mais non, Chakib n’a rien à y voir. Il faudrait d’ailleurs que je pense à monter un ministère des rêves pour étudier l’inconscient national ; je mettrais Sellal ou son frère à sa tête. Non, je plaisante. Bref, réveillé, quelques Rym bien dures, un thermos de café qu’un wali m’a déposé le matin en allant au travail, puis j’ai écouté une chanson, Je n’étais rien et voilà que je suis. Je ne sais plus qui l’a écrite, mais j’aime bien, car tout change, c’est la constante de l’univers. Tout change bien sûr, à part le régime au pouvoir qui n’a pas changé depuis 1962, dit-on. Ce qui est faux, puisqu'en 1962 je n’étais pas là. Bref, j’ai lu les journaux, surtout ceux qu’on qualifie de journaux d’opposition, ceux que je préfère lire d’ailleurs, mais j’ai été étonné, on y raconte n’importe quoi. D’où cette tentation que j’ai d’interdire les journaux. Mais ensuite, comment rester informé ? C’est compliqué, si je ne me base que sur les journaux soutenus par l’Etat, ce n’est pas là que je vais trouver des informations. En même temps, ils sont gentils, ils ne parlent que de météo, des logements qu’on construit et du formidable rayonnement de l’Algérie à travers le monde, le système solaire et l’univers.

Des fois je ris, je sais, il ne faut pas, la politique c’est sérieux, on ne gère pas un pays comme un salon de coiffure. Quoique si, j’ai reçu Ould Abbès, empêtré dans un scandale avec son fils. Non, ce n’est pas moi. Mais il faut que je m’en occupe, mon frère est fatigué des intrigues du sérail. Ould Abbès et Ouyahia, Haddad et son frère. Maintenant Benyounès qui, lui aussi, a mis son frère en tête de liste. Il est bien gentil, très docile, mais faut que je lui dise : ça marche pas comme ça. Le pouvoir, c’est compliqué, surtout quand on en a et qu’on est censé ne pas en avoir. La famille, finalement, il n’y a que ça de vrai.

Chawki Amari
 
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