Chroniques Point Zéro
 

Des retards annoncés à l’avance

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 19.07.17 | 12h00 Réagissez


La session rattrapage du baccalauréat n’a pas été un succès, 75% des inscrits ne se sont pas présentés. Peut-être sont-ils arrivés en retard là où ils ont été repêchés, parce qu’ils étaient déjà en retard à la première session. On peut imaginer une boucle sans fin, où les retardataires arrivent toujours en retard et sont réinscrits à la session suivante, un peu comme les responsables qui accusent en permanence des retards de chantiers, dans l’économie numérique, le système bancaire ou les transports aérien et maritime et à qui on offre des sessions de rattrapage éternelles.

En 1999 déjà, le président Bouteflika, tout frais arrivé par le sommet au sommet, promettait un tas de réformes, bancaires, industrielles et économiques. En 2017, soit 18 ans plus tard, il vient de faire les mêmes promesses. Quand il partira dans deux ans, nous serons encore en retard et nous ne pourrons que le remercier de nous avoir laissés dans le Tiers-Monde 20 ans après son accession. Ni dans les pays émergents ni dans les Brics, encore moins dans le G20, simplement dans le Tiers-Monde, là où on était avant qu’il n’arrive.

C’est tout le drame, des sommes faramineuses ayant été dilapidées, il n’y aura pas de session de rattrapage pour nous, car tout le monde a déjà oublié les hôtels de Haddad en Espagne, les nombreuses propriétés de Saadani à Paris et Londres, ou encore ces 700 000 dollars transférés par Bouchouareb sur des comptes européens au moment où il était ministre.

Cet argent est bien pris de quelque part, tout comme ce crédit pris par le même Bouchouareb à Khalifa de 12 millions de dinars qu’il n’a jamais remboursé. La fuite des capitaux représente plus de 1 milliard de dollars par an, selon les services de sécurité, DRS ou DSS, qui connaissent bien les circuits, tout comme ils connaissent ce Français Guy Feite qui gère deux compagnies au Panama, l’une appartenant à Haddad et l’autre à Bouchouareb. Quand on veut être en retard, il suffit de fermer les yeux, casser sa montre et accuser la météo.

Chawki Amari
 
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco

Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie