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De quoi peut-on se passer ?

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le 28.08.17 | 12h00 Réagissez


Ce n’est pas la surprise annoncée par la chouafa de Ould Abbès, mais une évidence prévue par la théorie de l’évolution : Ouyahia va faire des réformes. Ce qui pose la question suivante : si on fait des réformes, c’est qu’on n'en a pas fait avant. Comment alors appeler les réformes de Sellal et celles de Tebboune ? Des réformes, mais qui sont appelées à être réformées pour faire de nouvelles réformes. Sauf que Ouyahia n’est pas nouveau et s’il savait faire des réformes, on le saurait, ayant déjà occupé plusieurs hautes fonctions. D’ailleurs, la première chose qu’il a faite, en arrivant une nouvelle fois à la tête du gouvernement, a été d’annuler le décret Tebboune sur l’instauration d’une inspection générale chargée de vérifier les dossiers d’investissement, l’état d’avancement des travaux confiés par l’Etat et voir s’il n’y a pas de malversations dans les attributions de terrains agricoles ou industriels. On l’aura compris, Ouyahia, chargé de faire des réformes, n’est lui-même pas réformable et n’est pas là pour combattre la corruption dans les circuits de l’Etat, sa mission est de gérer les élections et la difficile crise en cours pour le régime. En tant que spécialiste mondial du statu quo, il ne faut donc s’attendre à aucune surprise de son côté. Par contre, ce qui est pratiquement sûr, c’est que celui qui viendra remplacer Ouyahia plus tard promettra aussi des réformes. Car depuis 30 ans que les réformes sont promises, l’Algérie n’est toujours pas sortie de sa dépendance exclusive au pétrole. L’équation est simple, tous ces gouvernants qui se sont succédé en promettant de réformer l’économie tout en nous conduisant au même échec, combien ont-ils coûté en salaires ? Quelque chose comme en gros ce qui manque pour boucler le budget de cette année. On sait depuis 2012 que l’Algérie n’a pas besoin de Président pour fonctionner, il est peut-être temps de passer à une autre étape. Si elle n’a pas besoin de yaourts, l’Algérie n’a pas non plus besoin de Premier ministre pour fonctionner.

Chawki Amari
 
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