Chroniques Point Zéro
 

Bilan de 7 heures de présence française

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le 07.12.17 | 12h00 Réagissez


Après un bref séjour, Macron est parti au Qatar voir ses alliés ; on peut donc se parler entre nous. Le président français a voulu voir la Grande- Poste, il a vu la Grande-Poste. Il a voulu voir les jeunes, il a vu la police, il a voulu voir la rue D’Isly, il a vu la rue Ben M’hidi. Il a voulu voir l’Emir Abdelkader, il a vu sa statue en béton, et, symboliquement, a voulu acheter un livre à la librairie du Tiers-Monde, mais sans insinuer que l’Algérie fait partie du Tiers-Monde. Sa femme, quant à elle, dont les parents ont vécu à Alger, voulait voir la fac centrale ; on a fermé la rue Didouche, retapé la fac centrale et repeint les murs du centre-ville.

Ce qui a posé une question égalitariste aux Algérois : quand le Président algérien va à Paris, ferme-t-on les Champs Elysées ? Quand il va se soigner au Val-de-Grâce, les Français repeignent-ils les murs de l’hôpital ? Non. D’abord parce que c’est la France qui a construit le centre-ville moderne d’Alger et que Macron n’a pas émis le souhait d’aller voir La Casbah, l’ancien centre, préférant arpenter les bienfaits urbains de la colonisation positive.

Ensuite, parce que l’Algérie n’a pas construit le Val-de-Grâce, son Président ne fait qu’aller s’y soigner quand il est malade. Ce qu’il est, contrairement à Macron et sa femme, ce qui explique que né au Maroc dans un territoire français pour devenir président en Algérie, il va en France pour raisons médicales, même si la France a aussi construit à Alger l’hôpital Mustapha Bacha, d’ailleurs un Turc, mais qui n’est pas assez bien construit pour qu’un président algérien aille s’y soigner.

Oui, mais le Président français est quand même allé voir le Président algérien. Oui, pas à Alger mais à Zéralda, à quelques mètres de Sidi Fredj. Pour dire quoi ? Ni repentance, ni excuses, ni réparation, pas même un petit chèque, mais le même discours psychiatrique qui qualifie les relations algéro-françaises : c’est à Alger que Macron a reconnu que l’intervention occidentale en Libye était une erreur.
 

Chawki Amari
 
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