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Réunions marathon entre le ministre de l’Industrie, les gestionnaires et les syndicats du secteur

Mahdjoub Bedda au chevet du complexe d’El Hadjar et de la SNVI

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le 17.07.17 | 12h00 Réagissez

C’est peut-être la réunion la plus longue qui a regroupé, samedi dernier, les cadres dirigeants et le syndicat du complexe sidérurgique d’El Hadjar, avec le ministre de l’Industrie et des Mines, à Alger. Elle ne sera pas la seule. Une autre rencontre est prévue avec les cadres de la SNVI et les représentants des travailleurs, alors que jeudi, ce sera au tour de l’ensemble des secrétaires généraux des syndicats du secteur de l’industrie.

Les cadres dirigeants et syndicaux du complexe sidérurgique d’El Hadjar  ont été conviés, samedi dernier, à une réunion avec le ministre de l’Energie, Mahdjoub Bedda, qui a duré toute la journée au siège de son département à Alger. Des sources bien informées évoquent des discussions «assez intéressantes» autour des problèmes auxquels est confronté le complexe d’El Hadjar. «Aussi bien les cadres syndicaux que les gestionnaires ont pu exposer leur point de vue et débattre de la situation assez difficile que traverse l’usine, notamment les dettes, les pannes récurrentes, les départs massifs à la retraite et le manque de personnel qualifié.

Le ministre a d’abord rencontré les syndicats, puis les gestionnaires, avant de réunir tout le monde. Tous étaient convaincus de la nécessité de remettre sur les rails le complexe pour lui éviter la disparition du marché», expliquent nos sources, précisant que des «promesses ont été données pour reprendre en main la situation. La question de la pièce de rechange et de certaines machines a été résolue.

Une première acquisition aura lieu le 25 août prochain  et devrait donner un coup de starter à l’usine dans laquelle l’Etat a beaucoup investi. Il y a eu une série de mesures, avec des objectifs concrets à court et moyen termes. Il est prévu de lancer, à travers l’Agence nationale de l’emploi, des campagnes de recrutement d’un millier de jeunes de la région et de les former pour faire face aux départs massifs des cadres. Les syndicalistes ont été réceptifs et conscients qu’il faut relever ce défi, afin de booster la rentabilité, préserver l’outil de travail et les emplois».

Hier, dans un communiqué, le syndicat a indiqué que cette rencontre a été enrichie par des orientations capitales afin de «promouvoir le complexe et son rôle fondamental pour contribuer au redressement économique». Il est également précisé que le ministre a exhorté les représentants syndicaux à faire revenir l’entreprise à sa véritable place nationale et internationale et de veiller à sa survie.

Le syndicat a considéré la rencontre avec le ministre comme un fait «très positif» un «déclic pour un changement réel», pour «réussir le défi tant attendu». Pour sa part, le ministère de l’Industrie a relevé, dans un communiqué, que cette réunion a été «consacrée à l’examen de la situation du complexe qui a connu par le passé des dysfonctionnements impactant sa productivité et sa rentabilité».

De ce fait, lit-on dans le communiqué, «le ministre a reçu des explications sur le management, les modes d’approvisionnement en matière première, les difficultés financières et techniques ainsi que le climat social au sein du complexe (…). Il a appelé à l’implication du partenaire social et à trouver avec lui les solutions adéquates». Le ministre a également réitéré sa «disponibilité» à «répondre efficacement à toutes les préoccupations des travailleurs et à combler les insuffisances constatées».

Durant cette réunion, il a été question, précise-t-on dans le communiqué, du haut fourneau ayant connu des pannes successives et qui a été remis en service en mars dernier après sa réhabilitation. Selon les responsables du complexe, «la durée des pannes survenues dernièrement au niveau de ce fourneau, estimées à quelques heures, entre dans le cycle normal d’exploitation. Dans ce cadre, des actions concrètes seront entreprises à l’effet d’améliorer la communication sur les aspects techniques liés au fonctionnement du complexe.

Les différentes parties prenantes de cette rencontre ont exposé quelques problèmes techniques et financiers qui influent négativement sur la production, à l’instar de l’alimentation en eau, l’électricité, la qualité du minerai de fer issu des mines de Boukhadra et d’El Ouenza à Tébessa.» Cette réunion n’est pas la seule, puisqu’aujourd’hui, le ministre de l’Industrie rencontrera les cadres dirigeants de la SNVI (Société nationale de véhicules industriels)  pour se faire une idée sur les problèmes qui laissent cette entreprise à la traîne, alors qu’elle avait connu son âge d’or durant les années 1970-80, avec le montage des camions et des bus.

Jeudi prochain, ce sera au tour de l’ensemble des secrétaires généraux des syndicats du secteur de l’industrie d’être conviés à une réunion avec Mahdjoub Bedda «pour faire l’état des lieux des entreprises économiques publiques et sortir avec des solutions à même de booster ce secteur pour qu’il soit aussi bien rentable que visible sur le marché et surtout qu’il participe pleinement à l’effort économique du pays. Il est inconcevable que le secteur public, qui a des atouts considérables, ne soit pas présent, en force, sur le marché».

Visiblement, le nouveau ministre veut rompre avec la politique de son prédécesseur, en privilégiant la voie du dialogue et la concertation, à celle des décisions unilatérales largement critiquées pour leurs conséquences néfastes. Reste à savoir si cette manière d’agir n’est que conjoncturelle ou fera-t-elle long feu…
 

Salima Tlemçani
 
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