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Permanence durant les jours de l’Aïd

Les consommateurs pointent l’«insoumission» des commerçants

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le 13.06.18 | 12h00 Réagissez

 
	Voilà à quoi ressemble une rue commerçante un jour de fête
Voilà à quoi ressemble une rue commerçante un jour...

Quelque 49 893 commerçants ont été réquisitionnés pour l’Aïd El Fitr au niveau national, a annoncé le ministère du Commerce.

Cette réquisition figure parmi les mesures prises «afin d’assurer aux consommateurs un approvisionnement régulier en produits alimentaires et services de large consommation durant cette fête», a indiqué le ministère dans un communiqué.

En outre, 2200 agents de contrôle ont été affectés à travers le territoire national pour le suivi de la mise en œuvre de ce programme de permanence.

L’application de la permanence pour les commerçants a commencé en 2012 suite à l’amendement de la loi 04-08 fixant les conditions d’exercice des activités commerciales par l’introduction d’une disposition obligeant les commerçants à assurer une permanence durant les fêtes. Cette loi prévoit des sanctions à l’encontre des récalcitrants, dont la fermeture de leurs commerces, pour une durée d’un mois assortie d’une amende de 30 000 à 200 000 DA contre les contrevenants.

Pour l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (Ancaa), la réussite du programme de permanence «dépend du sérieux avec lequel ce programme est appliqué».

El Hadj Tahar Boulenouar, président de cette association, estime que depuis la promulgation de la loi 04-08 obligeant les commerçants à respecter le programmes de permanence, «le service est assuré durant l’Aïd, sauf par les boulangeries». Les boulangers réquisitionnés pour la permanence risquent de connaître des difficultés sérieuses pour assurer le service en raison de l’indisponibilité du personnel.

Une convention vient d’être signée avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels pour la formation dans les métiers de la restauration et de la boulangerie.

Cela «permettra le placement de plus de travailleurs dans ce créneau et une meilleure gestion du temps de travail et de repos des effectifs qui se répercutera sur une meilleure maîtrise du programme de la permanence», souligne l’Ancaa.

L’Association des consommateurs Aman pointe du doigt une situation «d’insoumission et de rébellion qui s’est créée depuis quelques années entre les commerçants et la réglementation».

Le non-respect de la permanence n’est qu’«une partie de cette situation», estime Hassane Menouar, président de cette association. Aman appelle les autorités à travailler sur l’aspect de la responsabilité des commerçants devant les consommateurs et la notion de service public qu’il doit assumer.

Le respect de la permanence est encore tributaire de l’étroitesse du réseau national de distribution. En l’absence d’un fort réseau d’hypermarchés, le consommateur est livré à lui-même. L’association, qui appelle à libérer le foncier commercial urbain, plaide pour la participation de représentants des consommateurs et des commerçants dans la confection du programme de permanence.

Un travail d’affichage et de sensibilisation doit en outre être fait pour une meilleure efficacité de ce programme, a conclu M. Menaouer.
 

F. Aït Khaldoun-Arab
 
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