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Il dénonce le «replâtrage» et «la répression des libertés»

Le parti de Benflis met en garde contre un 5e mandat

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le 15.04.18 | 12h00 Réagissez

 
	Ali Benflis, président Talaie El Hourriyet
Ali Benflis, président Talaie El Hourriyet

Le parti Talaie El Hourriyet exprime de «grandes inquiétudes» quant à la situation politique et socioéconomique du pays.

Dans un communiqué sanctionnant la réunion de son bureau politique, cette formation dirigée par l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, dit avoir repéré des signes annonciateurs d’un «nouveau coup de force».

«Nous avons constaté avec inquiétude la multiplication de signes annonciateurs d’un nouveau ‘‘coup de force’’ du pouvoir politique pour assurer sa survie, à l’occasion de l’échéance de l’élection présidentielle», a affirmé cette formation, pour laquelle «s’il se précise, ce coup de force sera de nature à exacerber la crise globale que connaît notre pays et le précipiterait dans l’incertitude et l’inconnu».

Analysant les derniers développements qu’a connus la scène politique, le parti de Ali Benflis a dénoncé le «replâtrage du gouvernement», considérant le remaniement du 4 avril comme «un non-événement sans signification politique particulière».

Instabilité

Pour la formation de Benflis, qui suit de près l’évolution de la situation politique, «le changement des quatre ministres n’obéit à aucune logique d’efficacité gouvernementale et relève de considérations dont seul le pouvoir détient le secret». Ceci dit, le parti Talaie El Hourriyet voit en ces changements des «coups» de lobbies.

Se disant «préoccupé par l’instabilité gouvernementale, en situation de crise, qui touche particulièrement les départements économiques», le parti de Benflis qualifie de «scandaleux» que «le tourisme, considéré comme un secteur-clé dans la prétendue démarche de diversification de l’économie, est à son septième ministre depuis le début de la crise et le secteur du Commerce change de titulaire pour la sixième fois, pour la même période, alors qu’il est au centre de l’approche visant à réduire les importations pour atténuer le déficit budgétaire».

Il se demande donc «si les responsables de ces deux ministères n’ont pas été victimes de l’influence des lobbies qui gravitent autour des centres de décision». Ce parti estime ainsi que le ministre du Tourisme aurait payé probablement ses velléités affichées «de s’attaquer aux indus bénéficiaires du foncier touristique des ZET». Quant à celui du Commerce, il aurait fait les frais d’un forcing «des puissants lobbies de l’importation».

Crédibilité entachée

Le parti de Benflis poursuit en soutenant que «le rafistolage fréquent de l’édifice gouvernemental et les revirements en matière de décision économique entachent sérieusement la crédibilité de la démarche des pouvoirs publics face à la crise et contredisent les déclarations des gouvernants sur l’amélioration du climat des affaires dans notre pays». Le parti estime que rien n’est fait pour faire sortir l’économie algérienne de sa dépendance des hydrocarbures.

Car, affirme-t-on, «les réformes structurelles et financières qui devaient accompagner le recours à la planche à billets» n’ont pas été faites. Le parti Talaie El Hourriyet considère que «le gouvernement s’est contenté, jusqu’à présent, d’énoncer les domaines sur lesquels doivent porter les réformes, alors que la planche à billets bat son plein avec l’impression, depuis décembre 2017, de l’équivalent de 2185 milliards de dinars, soit 19 milliards de dollars, selon les chiffres officiels».

Arsenal répressif

Sur le plan social, le parti de Benflis a relevé la poursuite de la politique répressive du gouvernement. Le parti dénonce ainsi «l’étau qui se resserre autour de l’exercice de la liberté et du droit syndicaux à travers les nouvelles exigences sur la représentativité des organisations syndicales agréées, qui rappelle le processus qui a abouti à l’adoption, en 2012, de la loi liberticide sur les associations». Il interpelle les autorités publiques afin qu’elles mettent fin aux entraves à l’activité syndicale.

Cette formation de l’opposition dit avoir relevé avec «une grande inquiétude» la persistance de la perturbation qui affecte, depuis des mois, les secteurs névralgiques de la santé et de l’éducation.

Elle accuse, dans ce sillage, le pouvoir de manquer de «volonté politique responsable» de prendre en charge les revendications des médecins résidents et de respecter les engagements pris par les autorités de tutelle dans le secteur de l’éducation.

Pour Talaie El Hourriyet, le pouvoir politique a choisi la force en recourant à «l’arsenal répressif contre les manifestations pacifiques».

Mokrane Ait Ouarabi
 
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