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Droits de l’enfant : La photo qui choque...

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le 19.06.17 | 12h00 Réagissez

Encore une fois, les droits de l’enfant sont bafoués. Cette fois-ci, il ne s’agit pas de kidnapping ni de viol, mais d’un cas hors du commun qui a suscité une immense vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Un père, qui semble adepte des réseaux sociaux, tient son fils par son tee-shirt à l’extérieur du balcon ou de la fenêtre et menace les facebookers de le jeter du 15e étage s’il ne collecte pas assez de mentions «j’aime».

Sur la photo, l’enfant, dont l’âge ne dépasserait pas les 4 à 5 ans, semble terrorisé et au bord des larmes. Dérive, folie, inconscience, absence de morale, sont tous des mots lancés par les internautes sur les réseaux sociaux quant à cet acte qualifié d’abject. «Je ne comprends pas comment ce père a eu le courage de faire subir à son enfant un tel supplice», lance une internaute. Cette vague d’incompréhension s’ajoute aux différentes hypothèses qui auraient pu arriver au père, comme une crampe ou que le tee-shirt de l’enfant se déchire, et qui auraient toutes eu une fin désastreuse. Cette vague d’indignation n’a pas tardé à alerter les différentes instances concernées. Des informations sur l’endroit de la prise de la photo ont vite circulé : la photo aurait été prise à Bab Ezzouar.

Sur instruction du procureur de la République, une enquête a été ouverte afin de retrouver l’auteur de cet acte et connaître les motivations qui sont derrière. Pour le Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant Nada, c’est une véritable atteinte aux droits de l’enfant immortalisée par des photos choquantes. «Malheureusement, la culture des réseaux sociaux fait vraiment défaut chez nous. Cet acte irresponsable en est une énième et cruelle preuve, déclare Arar Abderrahmane, président du réseau Nada. Nous en sommes arrivés jusqu’à banaliser la vie d’un enfant. Le plus grave est que cet acte risque d’avoir dans le futur des répercussions conséquentes sur la santé psychique et les comportements de l’enfant, qui peuvent facilement virer vers la violence.

La justice a bougé et ce père a été interpellé par le procureur de la République. Pour nous en tant que collectif d’associations de défense des droits des enfants, nous nous sommes constitués partie civile dans cette affaire.»

Pour notre interlocuteur, la santé mentale du père fait partie de l’enquête et quel que soit le résultat, la situation reste grave et impensable. Si le père souffre de troubles mentaux, c’est la responsabilité de toute la famille de l’enfant et s’il est normal, il s’agit d’un acte criminel à l’encontre d’un enfant en bas âge. «Un pareil bafouage des droits de l’enfant en Algérie remet en cause toute la structure du droit et dévoile en quelque sorte que l’enfant est loin d’être considéré comme un citoyen à part entière.» Même s’il existe beaucoup de cas où les droits des enfants font l’objet d’abus, cette affaire reste un cas bien à part d’un point de vue inconscience et irresponsabilité de la part de la personne censée être la source de sécurité pour tout enfant. 
 

Asma Bersali
 
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