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Violence contre les femmes : Ce n'est pas l'apanage des grandes villes

Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Des dizaines ,voire des centaines de femmes sont quotidiennement violentées, battues, insultées, humiliées, soit par leur conjoint, leur ex-mari, leur frère ou bien leur père. Les violences touchent toutes les catégories sociales. Parmi les victimes, on trouve des épouses de cadres supérieurs, des femmes qui ont suivi un cursus universitaire, comme on trouve des mères au foyer.



Aujourd’hui, en Algérie, le phénomène de la violence contre les femmes commence à être connu. Ce n’est plus un tabou puisque les langues commencent à se délier, mais la prise de conscience reste limitée, car un certain déni subsiste et très peu d’organismes sont mobilisés pour apporter une aide aux victimes. Ce constat a été fait hier par de nombreuses intervenantes lors du séminaire organisé par le Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef), autour du thème « La prise en charge des violences faites aux femmes ». Le Ciddef a mis en place un projet permettant de réunir les cas de violence contre les femmes identifiées au niveau des différents centres d’écoute. Dans le projet, présenté hier par Mme Marie-France Grangaud, il est mentionné que les centres d’écoute sont fédérés en réseaux et ont adopté un canevas commun de recueil des données. Quant au Ciddef, il intervient comme prestataire de services pour mettre en place les outils techniques nécessaires. Le réseau porte le nom de Balsam. L’intérêt de ce projet, selon ses initiateurs, est la valorisation du travail d’écoute qui se réalise, il permet aussi un enregistrement assez complet des cas des femmes qui s’adressent au centre, il est pérenne et révèle des cas de violence souvent tus.

Avant de détailler le contenu du projet, Mme Grangaud a précisé qu’au moment de la réalisation du projet, le réseau a travaillé sur 150 cas de femmes victimes de violence et l’analyse a porté successivement sur les caractéristiques des femmes victimes, puis celles des agresseurs pour aborder en troisième lieu l’analyse des violences elles-mêmes et enfin l’analyse des effets des violences et des réactions des victimes. Les femmes victimes de violence, qui ont fait appel à un centre du réseau, sont en grande majorité des femmes instruites : 50% ont un niveau secondaire ou universitaire, 23% un niveau moyen, 18% un niveau primaire et 10% seulement sont sans instruction. Ces données montrent que même les femmes instruites peuvent être et sont effectivement victimes de violence. S’agissant de leur profession : 68% des victimes sont des femmes au foyer, 6% des employées, les cadres moyens sont au nombre de 6% et figurent parmi les femmes violentées des cadres supérieurs avec un taux de 4%. 58% des femmes violentées sont mariées, 12% divorcées, 23% des célibataires, la majorité de ces femmes a un ou plusieurs enfants.

La violence, d’après Mme Grangaud, n’est pas l’apanage des grandes villes mais elle existe dans des villages et même dans des haouchs. Maintenant, pour ce qui est de l’agresseur, les femmes violentées sont pour la plupart victime d’un seul agresseur, par contre d’autres le sont par deux ou plusieurs. 91% des agresseurs sont des hommes, soit le conjoint, l’ex-mari, puis vient en second lieu avec 10% chacun, le père et le frère, et enfin d’autres membres de la famille. En outre, dans 5% des cas, les femmes sont violentées par des femmes notamment, l’épouse du père, 56% des femmes violentées subissent des violences physiques, les coups dominent le tableau des violences, les violences psychologiques se déclinent en une infinité de formes : insultes, menaces, remarques dévalorisantes, harcèlement moral chantages, accusations variées... Pour ce qui est des violences sexuelles qualifiées de très graves : 69 cas ont été enregistrés, dont 6 viols et 5 tentatives de viol, 7 cas d’inceste (par le père, le grand-père, le frère et l’oncle), 7 cas d’harcèlement sexuel.

« Un huitième cas d’inceste commis par le père sur sa fille handicapée est signalé par la mère, elle-même victime de violences de la part de son époux », rapporte Mme Grangaud, qui énumère d’autres cas incestueux notamment celui d’un homme avec sa belle-fille ou alors les viols répétitifs, avec la complicité du mari. Les organisatrices ont parlé également de la violence institutionnelle et salués l’enquête de prévalence, commanditée par le ministère chargé de la Famille et de la Condition féminine et réalisé en 2000, mais regrette que les résultats ne soient malheureusement pas publiés.



Par Nabila Amir

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Avis des lecteurs...

Le 19.10.2009 à 00h36
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Ya la religion, la tradition ,la rodjla et la meilleure c est l algérianitée alors qui dit Rodjla dit algàrien et vice-versa .ça se définit pas c est un véritable engrenage et si on espére de lutter pour faire un changement ya une vengence de la part de la femme donc dans un pays comme l algérie les choses ne se sollutionnent pas facilement .

La femme a droit à une liberté certaine mais pas à l émancipation. Hamid

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Le 18.10.2009 à 20h43
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

On dit que la violence est un plat qui se mange froid. Ainsi pour dire aussi que la violence est le résultat d’une mauvaise instruction, mauvaise éducation et mauvais encadrement. L’évolution de la société algérienne depuis l’indépendance n’a pas contribuée à l’amélioration du statut de la femme ni même celui de l’homme. Un pouvoir despotique et assassin s’est accaparé du pouvoir. Un pouvoir qui sème la peur et la zizanie au sein de notre société. La violence est partout. Les titres de la presse nationale débutent par des attentas, des suicides, des rixes, des violes, des kidnappings, des massacres, des assassinats. ..etc. Comment combattre ce fléau (la violence) ? Premièrement, la prise de conscience : une société instruite, cultivée et mature a plus de chance de conter la violence quotidienne que subissent les femmes algériennes. Il faut encourager l’instruction des femmes et mettre à leur disposition les moyens pour ne pas décrocher en l’occurrence les moyens du transport. Tout commence par une bonne éducation. Deuxièmement, la sensibilisation : oser parler sans crainte des dépassements et toute sorte de violence à l’encontre d’une personne et la manière la plus efficace de combattre le problème et s’attaquer à sa racine. Et enfin, voter des lois qui punaiseront les agresseurs et viellé à ce que ces lois soient respectées et appliquées. Pour conclure, il faut dire que la violence est un problème qui concerne tout le monde puisque ces répercutions entravent le développement de toute la société. La présence de la violence dans une société ne peut signifier que sin incivisme, son ignorance et son état primitif si je n’ose dire animal. boualem bentayeb

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Le 18.10.2009 à 19h58
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

violence contre les femmes dites-vous,moi je dirai plutot c’est les hommes qui la subissent actuellement. De la maison jusqu’au travail et surtout des femmes instruites qui j’ai l’impression qu’elles se vengent du passé de leur mère. Des maris, père et frères sont mal- traités , humiliés par leur conduite au foyer comme à l’extérieur car elles ont perdu toutes les notions des coutumes de notre peuple arabo-islamique. Regardez les souks, les marchés, les bus et les administrations ; elles sont la à nous égaliser, a nous pousser pour occuper les places et gare si vous les toucher meme par mégarde elles vous traiteront de tous les maux et de tous les mots pour orienter tous les regards vers vous. Elle est toujours la victime, la pauvre victime car elle n’a que les larmes pour ce défendre, les cris pour attirer plus d’attention et les droits de la femme pour la couvrir. a quand il y aura les droits des hommes ; reveillons nous ; nous ne sommes ni des europeens ni des américains ; nous sommes des musulmans et donnons leurs la liberté qu’elles méritent car la femme si vous lui donnez le doigt ; elle vous prend le bras.

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Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Vous ne croyez pas que vous exagéré dans vos propos, à savoir, ce sont les hommes qui seraient "pénalisés" de vivre avec des femmes "instruites", et qui souhaitent un peu de liberté. Je vous précise que je suis née en FRANCE, père Kabyle, mère française, quatre enfants, j’ai du subir la séparation de mes parents lorsque j’ai eu 9 ans (j’en ai actuellement 64 ans), alors Monsieur je peux vous dire qu’un mari ne devrait "jamais" porter la main sur son épouse, qu’il ne devrait pas y avoir de disputes violentes devant les enfants, car croyez-moi, il en reste des séquelles. Un couple doit DIALOGUER sur tout, famille, de la façon d’élever les enfants, mais je ne vous apprendrai pas qu’un couple "mixte" ne peut réussir dans beaucoup de cas. Je n’en veux pas à mes parents, je les aimés tous les deux, ils sont coupables tous les deux de cette mésentente, j’ai expliqué tout celà à ma famille en KABYLIE, que je viens de retrouver depuis quelques années. Il est vrai qu’en ALGERIE, compte tenu de la religion et des coutumes "anciennes", ne laissant aucun droit à la femme (et ce sera à mon avis très difficile même dans les années à venir) d’instituer une loi en faveur de la femme. La femme n’est pas un OBJET, de plus lorsqu’elle est maman, elle a droit au respect de son mari et de ses enfants, et de sa famille toute entière. Arrêtez toutes ces violences et vivez en harmonie pour votre FAMILLE.




Le 18.10.2009 à 18h02
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Tu n’as pas dit si ton frérot est plus jeune ou plus agé et si c’est par peur pour toi ou par mechanceté qu’il te bat- c’est important - Pourquoi ce tjs "dans ce pays" tu crois que dans d’autres pays les femmes ne sont pas battues - tu te trempe c’est la nature des choses cependanr c’est tjs l’éducation des parents qui est mis en cause- j’ai un garçons et trois filles : c’est le respect total-car dés le début j’ai tracé les lignes rouges pour chacun. La si tu es de ceux qui pensent qu’on doit faire ce qu’il nous plait tout en restant au nid parental c’est raté, car le savoir vivre c’est aussi faire attention au sensibilités qui nous entours, avant d’avoir son propre nid, même si tu es ingénieur en quoi çà peut changer si on ne sait pas se conduire soit en famille ou en société.

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Le 18.10.2009 à 15h02
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

la violence faite au femme est idnamissible en algerie,je dit violence et je ne parle pas de le simple gifle qui peut arriver parfois de commettre pour un mari,le probleme est politique est la societé algerienne n est pas consciente des derives qui touche la femme du pays,je veut dire simplement,"rappellons nous des femmes martyres"qui on combattu pour l algerie et donnons a la femme algeriennes,tout ces droit de citoyenne

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Le 18.10.2009 à 11h52
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Bonjour,

Je suis Ingenieur d’etat,mes parents sont des gens cultivés, intelectuels. J’ai 26 ans et je suis battue par mon frère a chaque fois que mes parents sont en deplacement.......la dernière fois que c’est arrivé j’ai telephoné à un ami qui est allé voir les flics, ils lui ont dit " elle doit telephoner a ce numero, c’est elle qui doit nous appeler". Je l’ai fais, et a chaque fois qu’il decrochait au bout du fil c’etait pour m’insulter..........des mots tres graves, qui n’ont fait que m’enfoncer. Je ne savais pas quoi faire. Touça parce que je n’avait pas fini de preparer le dinner "j’etait au telephone avec mère".

Dans ce pays, nous nous retrouvons seule face a ces situations. J’aurais voulu porter plainte. J’etais a ça de la faire. Mais a la dernière minute j’ai été lache.

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Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

C’est simple, fait un enregistrement à ton appel téléphonique, y a cette option ds certians portables, et porte une plainte chez le procureur. ds ton appel fait comme le fon es journalistes, ton interlocuteur ettoi doivent étre identifiés ds l’enrigsitrement ;
- Est ce que j’appelle au caummissariat de ... ?
- Moi je suis .... je vous demande de laide ...

Salut


Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Courage. Le fait d’en parler est déjà une victoire en soi. Poursuivez votre combat, parlez à vos parents, rapprochez-vous des associations. En un mot, ne lâchez pas et surtout, surtout, surtout, ne doutez jamais de vous. Car ces tortionnaires veulent sans cesse que leurs victimes se sentent coupables, alors que c’est eux qui devraient l’être.


Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

Chère soeur bonjour,

le sujet ne semble pas emballer nos concitoyens, tellement la violence faite aux femmes est banalisée ,quotidienne et monnaie courante dans les moeurs et foyers Algeriens .

Battre sa femme, sa fille ou sa soeur quoi de plus anormal dans un pays ou la violence est dans les génes et dans le sang de nos bouillons Algeriens, ah ! pour battre une femme ce sont les champions du monde,pour celà ils méritent la palme d’or car pour le reste je vous laisse deviner ?.

Chère soeur, ton cri de détresse ne doit en aucun cas se murer en silence et tu doit faire le nécéssaire pour que celà ne devienne pas une habitude et porter l’affaire devant des personnes compétentes, ne serait ce que pour lui donner un avertissement afin de plus subir les coups et les menaces d’un frustré pour un motif aussi futil soit-il . Amicalement .




Le 18.10.2009 à 03h04
Violence contre les femmes : Ce n’est pas l’apanage des grandes villes

La société algérienne est violente dans toutes ses composantes et toutes ses manifestations. Les hommes subissent des violences à l’extérieur (hagra, difficultés économiques et professionnelles, etc.), se vengent en rentrant chez eux sur leurs conjointes qui, à leur tour, battent leurs enfants ; ceux-ci s’en prenent ensuite aux plus petits/faibles ou aux animaux qu’ils rencontrent sur leur passage (chiens, chats, etc). Notre société est malade, gravement malade, et je ne sais si nous avons suffisamment de psychiatres/psychologues/ psychanalystes pour la soigner. Je crains hélas que toute cette violence finisse un jour par nous détruire. Puissé-je me tromper.

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