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Université : Adapter l’enseignement supérieur au marché de l’emploi

La nécessaire adaptation du secteur de l’enseignement supérieur au marché de l’emploi a été soulignée hier à Biskra par les ministres de l’enseignement supérieur et du travail lors d’une rencontre sur le thème.



Dans des déclarations de presse en marge de la conférence internationale sur l’employabilité et l’insertion professionnelle des diplômés, les ministres de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Rachid Harraoubia, et du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Tayeb Louh, ont affirmé que les ressources humaines annuellement formées par les universités et mises sur le marché de l’emploi constituent « un réel défi qu’il faut sérieusement penser à prendre en charge ». « Nous voulons parvenir à une adaptation entre le marché de l’emploi et les formations universitaires », a affirmé M. Louh, estimant que cela repose sur des démarches fondamentales qui « intègrent la politique de formation » au marché de l’emploi par notamment l’encouragement des « initiatives entreprenariales » des jeunes pour créer « le plus grand nombre de petites entreprises, notamment celles recourant à une main-d’œuvre de façon intensive ». Le ministre a ensuite exposé les grandes lignes du plan de l’emploi et de lutte contre le chômage conçu par son département et adopté depuis quatre mois par le gouvernement, affirmant que ce mécanisme est « à même d’aider les jeunes à rejoindre le monde du travail ».

Ce plan, a noté le ministre, « est axé sur le soutien à l’investissement dans le secteur économique et la promotion de la formation qualifiante qui facilite l’intégration du marché de l’emploi ». Il a souligné, en outre, que les efforts de prise en charge des différentes catégories de demandeurs d’emploi parmi les diplômés universitaires ou sans qualification se sont traduits par la mise en place de « plusieurs dispositifs », dont ceux de l’ANGEM, l’ANSEJ et la CNAC. Le bilan de ce plan jusqu’au 30 septembre dernier fait état, note le ministre, du placement de 237 112 demandeurs dont 34 506 diplômés universitaires. Il est « impératif, a-t-il ajouté, que l’institution éducative demeure en permanence à l’écoute des besoins de l’entreprise économique et adapte ses output aux exigences du marché de l’emploi en termes de quantité, qualité et diversité ». De son côté, M. Harraoubia a affirmé que le système universitaire se dirige aujourd’hui fermement vers l’instauration de conditions qui favorisent l’insertion des diplômés dans les mondes de la recherche scientifique et professionnel, estimant que les groupes de recherche lorsqu’ils proposent des offres de formation « tiennent compte aussi bien de la dimension cognitive que du facteur employabilité après formation ». L’étudiant sera armé pour s’imposer sur le marché de l’emploi lorsqu’il aura reçu une qualification de haute qualité, a ajouté le ministre.



Par APS

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Le 23.11.2008 à 17h59
Université : Adapter l’enseignement supérieur au marché de l’emploi

Ainsi il y aurait "formation qualifiante" et "formation" tout court ! Qu’on m’explique ! Si on forme avec "formation" c’est que la personne formee doit etre capable d’exercer ce qu’elle a appris a l’issue de cette "formation". Autrement ou est l’interet de cette "formation" ? Si elle ne permet pas l’acces au travail, c’est que le systeme educatif (ou universitaire) a tout faux. Arretons de jouer sur les mots en parlant de "formation qualifiante !" pour se donner des airs de "savants". Que messieurs les Ministres s’impregnent donc des besoins en competences du secteur economique en allant faire des stages dans ces secteurs ou tout au moins de s’enquerir des besoins des chefs d’entreprises. Peut-etre les programmes seront alors revus et adaptes a la demande de l’economie en matiere de competences. Les professeurs eux-memes ont-ils ete un jour curieux d’aller passer leurs nombreuses "vacances" a travailler dans les secteurs pour lesquels ils forment ? Et pourtant cela est courant dans les pays developpes et surtout dans les pays Anglo-Saxons ou une grande partie des vacances est souvent consacree par les enseignants a la connaissance des besoins des secteurs pour lesquels ils forment afin d’affiner, et surtout de tenir a jour les contenus des enseignements. Les ministeres sont-ils, de meme, capables de depasser le carcan de leurs traditions figees pour permettre un ajustement rapide des programmes a l’evolution du marche de l’emploi ? Comment les Universites Americaines font-elles pour "coller" aux besoins du marche ? Simple : des Universites privees (comme Harvard et beaucoup d’autres) sont capables de modifier leurs programmes en trois mois si besoin est ! Il n’y a pas de secret au developpement du savoir et a son adequation aux besoins du moment : l’Etat ne peut tout regimenter, car s’il faut mettre 10 ans pour changer un programme d’Universite alors a Dieu vat ! Il faut donc, soit laisser une tres grande autonomie aux universites d’etat pour s’ajuster rapidelent au marche, soit permettre la creation d’universites privees, qui elles seront capables de reagir, sans entraves bureaucratiques, et surtout sans le carcan des "gardiens du temple" a l’evolution du marche de l’emploi. Les examples de bonne gouvernance des secteurs educatifs abondent dans le monde : pourquoi les Algeriens continuent-ils a se croire "descendus de la cuisse de Jupiter" pour s’enfermer dans leurs idees obsoletes et faire du "surplace", tout en flattant leur ego, que "mieux que nous y en a pas" alors que nos voisins, Maroc et Tunisie (sans aller trop loin) ont appris la lecon depuis tres longtemps. Salutations

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