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Un site historique tombe en désuétude

Ex-collège d’enseignement technique d’El Milia

Un site historique tombe en désuétude

Représentant un pan entier de la mémoire locale de la ville d’El Milia, l’ex- collège d’enseignement technique, le fameux CET, qui a vu passer des générations entières de cadres, est tombé dans la déchéance depuis déjà plusieurs années.



Le temple du savoir qu’il était, n’est plus qu’un bon vieux souvenir mêlé à un sentiment de nostalgie pour toute cette élite qui s’y était initiée au dessin industriel et autres matières techniques. Des anciens de ce collège évoquent, avec dépit, l’état de déliquescence dans lequel il se retrouve. C’est le premier à avoir été ouvert dans cette ville par les autorités coloniales, en 1927. Initialement baptisé école professionnelle, il prendra par la suite l’appellation de centre complémentaire de formation professionnelle (CCEP) dans les années 1950. Il servait, à vrai dire, durant cette époque, à la formation de maçons, de menuisiers et de forgerons. « Ses différents ateliers avaient contribué à la formation d’excellents ouvriers », nous fera savoir un ancien stagiaire, qui y était inscrit en 1953.

Celui-ci fera, d’ailleurs, remarquer que « les différents murs de soutènement qu’on voit un peu partout dans cette ville sont l’œuvre des maçons formés dans ce centre ». Au lendemain de l’Indépendance, cet établissement gardera presque la même vocation bien qu’il ait été transformé en CET. A partir de là, ce sont de nouveaux élèves qui y avaient repris le flambeau de la formation technique, dont les meilleurs étaient envoyés au lycée technique, Khaznadar, de Constantine, jusqu’à ce que cet enseignement soit abandonné dans les établissements du cycle moyen. Témoin de l’histoire de ce lieu de savoir, la principale bâtisse s’y trouvant, dont les logements sont occupés par trois familles, menace, cependant, ruine. L’usure a laissé ses traces sur la façade de cet édifice qui rappelle le bon vieux temps du CET, à la réputation bien établie.

Trente ans après, au cours d’une visite, l’été passé, sur le site, un ex-coopérant français ayant enseigné le dessin industriel dans ce CET durant les années 1960-1970, surpris par l’état de détérioration de ce dernier, n’hésitera pas à le filmer, pour ensuite en diffuser les images sur « youtube ». Ces images, qui témoignent, à la fois de la beauté et du délabrement du site où est implanté ce collège, sont un véritable cri du cœur de tous les nostalgiques ayant passé par là, et qui demandent qu’un effort soit déployé pour la restauration des lieux. Pour le moment, le combat semble être mené par l’occupante d’un logement- implanté au CET- hérité de son père, un ancien de ce collège. Celle-ci a déjà frappé à toutes les portes pour amener les responsables concernés à trouver une solution pour préserver cet édifice, lequel renferme la mémoire historique de cette ville. Il faut vraiment dire que l’état des lieux est déplorable.



Par Rami Z.

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Avis des lecteurs...

Le 16.02.2009 à 18h38
Un site historique tombe en désuétude

c’est le paradoxe algérien ! depuis l’indépendance les algériens on tellement étais malmenée qu’aujourd’hui tout le monde et prêt a faire une croix sur leurs passée et détriment des futurs génération ! on a le sentiment que les algériens ne vive pas sur leurs terre mais par procuration le tout lié a un passif historique douloureux "l’exile dans sont propre pays"ou le paradoxe algérien ! pauvre algérie !

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