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Un problème de décolonisation

Colonie espagnole depuis 1884 le Sahara-Occidental a été envahi et occupé par la force en 1975 par le Maroc et la Mauritanie avec la complicité des grandes puissances, dans le silence de la communauté internationale, mais aussi le comportement lamentable de la puissance coloniale.



Ce qui a généré un conflit long, dramatique qui perdure encore à ce jour. En 1979, la Mauritanie s’est retirée du conflit, mais le Maroc a continué à imposer son occupation militaire sur le Territoire. La question du Sahara-Occidental est un problème de décolonisation justiciable de la Résolution 1514 de l’ONU en 1960. Comme l’ont confirmé toutes les résolutions adoptées jusqu’à là, ainsi que l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice de La Haye du 16 octobre 1975. La solution à ce conflit réside dans l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à l’autodétermination. En 1991, après 15 ans de guerre, l’ONU a repris l’initiative en vue de trouver une solution pacifique à ce conflit au moyen d’un référendum d’autodétermination qui doit permettre au peuple sahraoui de choisir librement son destin. A cette époque, les deux parties en conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, avaient accepté le plan de règlement élaboré conjointement par l’OUA (actuelle UA) et l’ONU, un document qui stipulait l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 6 septembre 1991 et qui prévoyait la tenue du référendum pour février 1992. C’est à cette fin que le conseil de sécurité avait autorisé l’envoi de la Minurso (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara-Occidental). Le plan de paix prévoyait une série de mesures, en premier lieu le cessez-le-feu. Ensuite l’identification des électeurs, l’échange de prisonniers de guerre, la libération par le Maroc de tous les détenus politiques sahraouis, le retour des réfugiés, tout celaétant suivi d’une période transitoire, et l’organisation du référendum, lequel est précédé d’une campagne électorale de trois semaines. Le plan de paix des Nations unies a été complété par les accords de Houston en 1997 signés sous les auspices de M James Baker, envoyé personnel de M. Kofi Annan secrétaire général de l’ONU. En juillet 2003, l’Onu « appuie » un nouveau plan présenté par Baker. Ce plan prévoyait un référendum d’autodétermination après cinq ans d’autonomie. Accepté par le Front Polisario, il est rejeté par Rabat qui évoque un statut d’autonomie, mais dans le cadre de la souveraineté marocaine déclarée « non négociable ». Dès lors, il apparaît clairement que la partie marocaine multiplie les obstacles et les manœuvres dilatoires à chaque tournant de l’application du plan de paix des Nations unies. Son objectif non avoué est de saborder le processus référendaire ou de retarder les échéances.



Par R. Bel

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