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Un nouveau cimetière s'impose

Tizi Ouzou

Un nouveau cimetière s’impose

Les morts cherchent demeures

Il n’y plus de place pour les morts », « je ne sais pas si j’aurai une place parmi les miens, une fois mort ». telles sont les expressions que l’on entend à chaque enterrement ou autres visites aux morts au cimetière de M’douha de Tizi Ouzou.



En effet, les sépultures de ce cimetière sont pour ainsi dire à l’étroit au point où des familles sont contraintes assez souvent d’ouvrir certaines d’entre elles, les plus anciennes, des leurs pour y enterrer un nouveau membre qui est passé de vie à trépas et ce, pour rester dans le carré familial. De nombreuses familles de Tizi Ouzou, les autochtones, particulièrement, souhaitent voir l’APC ouvrir un nouveau cimetière pour accueillir les futures dépouilles de la ville et d’enregistrer de nouvelles arrivées de citoyens qui ont opté pour un appartement dans la capitale du Djurdjura pour plus de commodités qu’offre plus la grande ville que le village. De ce fait, ces nouvelles familles qui se sédentarisent préfèrent enterrer leurs morts devant chez eux pour se recueillir plus facilement sur leurs tombes chaque vendredi et fêtes religieuses. Comme cela se fait de par les grandes villes du pays, les autorités communales se doivent de penser à ériger un nouveau site pour accueillir les corps des futurs défunts(es), car il faut dire que le cimetière actuel est plus que saturé et les familles qui ont leurs carrés depuis plusieurs générations ne souhaitent pas voir, cela étant au passage légitime comme cela se fait dans toutes les contrées du pays, « un intrus » être enterré aux côtés des leurs. La responsabilité incombe aux responsables de l’APC de solutionner ce problème. Outre l’érection d’un nouveau centre, ces mêmes responsables sont dans l’obligation de mettre à la disposition du gardien actuel El Hadj Nacer du cimetière de M’douha tous les moyens humains et matériels pour une vaste opération de désherbage des allées et autres espaces entre les pierres tombales et sépultures, particulièrement en cette période de chaleur, à l’effet de se prémunir des morsures des serpents et autres scorpions qui trouvent en ces herbes et autres pierres un refuge idéal.



Par Mohamed Rachid

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