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Mardi 8 mai 1945

Un crime est resté impuni

Un crime est resté impuniLa commémoration du 8 Mai 1945 suscite toujours autant d’engouement, non seulement en Algérie mais également en France, où, cette année, un colloque sera organisé le 6 mai à l’Hôtel de Ville de Paris avec la participation des spécialistes (historiens, juristes, philosophes...) dont la compétence et l’éthique ne souffrent d’aucun doute. ette manifestation constitue un événement exceptionnel, à en juger par les thèmes inscrits dans son programme.



L’idée maîtresse qui s’en dégage devrait aboutir à la démonstration irréfragable qu’un crime contre l’humanité a été perpétré le 8 mai 1945 en Algérie, c’est incontestablement le cas.Dès le 1er mai 1945, des manifestations revendicatives de l’indépendance ont été organisées à Alger, Blida, Oran, Béjaïa... Celles-ci ont été réprimées dans le sang (environ une dizaine de morts), mais, c’est à Sétif, ce mardi 8 mai 1945, que les Algériens ont voulu exprimer leur joie (au même titre que les hommes épris de liberté à travers le monde) et rappeler à cette occasion la promesse faite pour « le respect du choix qu’a chaque peuple de choisir la forme de gouvernement sous lequel il doit vivre » et « les droits souverains et le libre exercice du gouvernement à ceux qui en ont été privés par la force ». Le jeune saâl Bouzid, le porte-drapeau de l’emblème algérien, a été froidement exécuté. Cet acte ignoble provoqua le dérapage de cette manifestation voulue pacifique par les Algériens et constitua le point de départ d’un massacre d’une barbarie inouïe à travers l’ensemble du pays (Sétif, Kherrata, Guelma, Saïda...). Le sang des Algériens, qui a coulé à flots pour la défense du monde libre et notamment de la France, coulera à nouveau lorsqu’il s’agira de la revendication de leur liberté. « La participation conséquente des Algériens à ce conflit (1939-1945), mais à titre d’anationaux et de non-citoyens dans le cadre de la souveraineté française disloquée, devait mener la logique de la tutelle coloniale jusqu’au bout de l’absurde : le colonisé appelé à libérer son propre colonisateur. » (Abdelmalek Benhabylès) 45 000 des leurs seront sommairement assassinés par la soldatesque française et les milices des colons. Le nombre de morts varie selon les sources : — 80 000, d’après les oulémas ; — 35 à 40 000, selon Linkley, ambassadeur américain ; — 15 000 environ, pour le général Tubert — 7000, selon certaines administrations françaises. Sans trop épiloguer sur cette comptabilité macabre, la mémoire collective algérienne retient que cette tragédie est l’un des meilleurs exemples des « bienfaits de la colonisation ». L’intention de manifester pacifiquement, ce 8 Mai 1945, en faveur de la paix entre les peuples et la liberté pour tous, était évidente. Hormis Eugène Vallet qui, dans son livre Un drame algérien, la vérité sur les émeutes de mai 1945, vomit tout son racisme pour rendre responsables les Algériens, la plupart des témoins, dont la crédibilité ne saurait souffrir le moindre soupçon, ont fait la part des choses et décrit la réalité des faits. La haine affichée par Achiary (sous-préfet de Guelma) et ses appels aux lynchages des Algériens, l’horreur des fours à chaux fument la chair humaine et l’inimaginable drame des suppliciés des gorges de Kherrata sont, sans nul doute, à la base de la réaction d’Albert Camus : « Quelles que puissent être les justifications, l’histoire de la France restera entachée par ce massacre aveugle qui n’a épargné ni la femme ni l’enfant en Algérie, au cours d’un rassemblement pacifique. » Le général Tubert, chargé par de Gaulle de faire une enquête sur ces tragiques événements, parle de « sanglante répression aveugle (qu’il considère) comme une erreur aveugle ». Il écrivait dans une lettre à Me Stibbe : « La raison d’Etat, la commodité d’une répression aveugle et massive permettant de châtier quelques coupables parmi les milliers d’innocents massacrés, l’immunité de ‘‘fait’’ couvrant, par exemple, le sous-préfet Achiari qui, plusieurs jours après le 8 mai 1945 à Sétif..., fit délibérément arrêter et fusiller, sans autre forme de procès, des musulmans... dont les familles réclament en vain une enquête, un jugement ou même une simple explication. » Incontestablement, un crime a été commis et est resté impuni. Ce jour-là, mardi 8 mai 1945, 45 000 Algériens sont massacrés à Sétif, Kherrata, Guelma... par la soldatesque coloniale française. Au nom du peuple français, au moment même où celui-ci célébrait la victoire sur la barbarie nazie. Aujourd’hui, à l’ombre de ces morts, qui ont laissé cette terre libre en héritage, il nous faut remettre les pendules de l’histoire à l’heure de la vérité. Face à ces horribles charniers, l’on ne se contentera plus désormais de pleurer nos morts. Nous avons décidé aujourd’hui : — de lutter contre l’oubli, contre l’érosion du temps ; — d’exiger des auteurs de ces crimes monstrueux réparation ; — de faire en sorte que l’épaisseur de ce mutisme coupable soit dénoncé ; — de considérer nos suppliciés à la même hauteur de l’épouvantement d’Ouradour sur Glane ou du Pogrom de Varsovie. Des hommes ont décidé de lutter contre l’oubli La Fondation du 8 Mai 1945, née de cette exigence, rouvre le dossier de ce crime. Un crime contre l’humanité. La reconnaissance de celui-ci est un impératif, un impératif de notre mémoire. C’est un combat que nous souhaitons mener conjointement avec les Français épris de liberté et de justice. Car, en plus d’une histoire et d’une mémoire communes à assumer, la géographie, la configuration future du monde et les liens culturels, linguistiques, civilisationnels et surtout matrimoniaux, lesquels ont donné naissance à une communauté de binationaux importante, forment, de notre point de vue, une osmose devant aboutir à un avenir d’amitié et de solidarité entre nos deux peuples. Cette approche suppose que soient levés les équivoques et les préalables dont certains, par calcul politicien et chauvin, voudraient entourer l’histoire de la colonisation. L’organisation du colloque de l’Hôtel de Ville de Paris, le 6 mai, est une initiative louable qui devait se situer, selon nous, dans cette perspective d’instauration de nouvelles relations entre l’Algérie et la France, sur une base de respect et d’amitié. Il est indéniable qu’elle pourrait s’inscrire dans l’esprit de l’appel des 121 pendant la guerre de libération et l’appel des 12 relatif à la torture.



Par Aouli Makhlouf

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L’édito

Edition du 8 mai 2005

Fondation du 8 mai 1945

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Le génocide en question
8 mai 1945

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Avis des lecteurs...

Le 8.05.2009 à 08h22
Un crime est resté impuni

AUJOUR’HUI MR SARCOSIE RENDRA HOMMAGE AUX ANCIENS COMBATTANTS NORD AFRICAIN POUR LEURS PARTICIPATIONS DANS LA LIBERATION DE LA FRANCE DES BARBARES NAZIS... JE SUIS SUR QU’IL TIENDRA UN DISCOURS CLAIR PONCTUE D’UNE VOIX DRAMATIQUE ET COMPENSIONNELLE... IL FEINT D’OUBLIER QUE LES JOURS MEMES QUE LES FRANCAIS FESTOYAIENT LA VICTOIRE DANS LA JOIE ET LA FRATERNITE... UNE PARTIE DE LA FRANCE EN ALGERIE PRENAIT PLAISIR A DEVERSER SA HAINE SUR UNE POPULATION CIVILE, SANS DEFENSE : C’EST L’ULTIME "REMERCIEMENT" QUE DEVAIT LA FRANCE AUX PARENTS DES LIBIRATEURS DE LA FRANCE.

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Le 7.05.2009 à 10h30
Un crime est resté impuni

Rien de cela ne se fera tant que l’histoire reste colonisé et nationalisé.Il faut se reaproprier l’histoire en la decolonisant(mohamed cherif sahli) et la denationaliser’mahammed harbi)

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Le 7.05.2009 à 09h22
Un crime est resté impuni

Certains français comme Florence Beaugé ont essayé d’ouvrir les yeux, la mémoire et les consciences de leurs concitoyens mais malheureusement en vain . La grosse majorité des français ne veut pas savoir. Il a manqué un procès de Nuremberg pour les responsables politiques et militaires français à la fin de la guerre de libération nationale...Mais la France était déjà dans ce camp américano-sioniste qui n’a encore pas été vraiment vaincu. Vae victis ? Non, je dirais bienheureux allemands vaincus en 1945 et libérés de ce poids mortel des génocides racistes par la repentance et les réparations : Dieu bénit les repentants qui se détournent de leurs horreurs. Et malheureux français aveuglés par leur vanité et leur orgueil et incapables de se convertir et de se repentir car Dieu a horreur des méchants et des orgueilleux...Et Il les brisera de son inéluctable Justice, car YHWH est un Dieu vengeur, Défenseur des veuves, Père des orphelins , Protecteur des étrangers et Consolateur des victimes ...Errahman Errahim, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Maître des mondes et Juste Juge au Dernier Jour !!

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Le 7.05.2009 à 09h07
Un crime est resté impuni

La raison du plus fort est toujours la meilleure disait Jean de Lafontaine. La force du peuple juif fait qu’en matière de génocide, il n’y en a eu dans l’histoire de l’humanité que celui d’Auschwitz-Birkenau. L’émergence en europe d’une élite arménienne a réussi à faire parler de son génocide de 1915 par "nos protecteurs ottomans" considéré à tord comme étant le 1er génocide du siècle. Oui, à tord disais-je. C’est en effet au peuple des Héréros de Namibie que revient cette triste palme puisqu’en octobre 1904, le sanguinaire allemand Von trotha promulga un ordre ecrit d’extermination. Ce peuple a été exterminé à plus de 80%. Personne n’en parle ! Après tout, ce ne sont que des nègres. C’est pour la déportation des juifs de Gironde que Maurice Papon a été condamné en 1998 à 10 ans de reclusion alors qu’il a été blanchi par la haute cour de justice en 1949, execera de hautes fonctions dans la 5ème république. Il sera ministre sous Giscard. Mais c’est sans compter sur la volonté de Serge Klarsfeld.Il n’a jamais été inquiété pour le massacre du 17 octobre 1961 où des centaines d’algériens ont été jetés à la Seine sur ordre du préfet Papon.Pour s’imposer et se faire respecter,l’Algérie doit disposer impérativement de dirigeants respectables. Ce ne sera pas pour demain. Idir de Paris

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Le 7.05.2009 à 09h03
Idendité

Pourquoi nous somme nous encore depend d’eux ? pour la technologie ? je ne pense pas ! pour la langue scientifique ; alors la !!! pour la réligion ? pour les traditions..... ?????

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Le 7.05.2009 à 08h43
Un crime est resté impuni

je salut au nom de tousles miens la mémoire de nos chouhada de 1830 jusqu’a aujoud’huit. les crimes de la france n’ont pas commenc en 45 mias en 1830. s’il faut faire payer à la france qu’elle à fait il faut que l’on soit digne de nos aîeuls. aujoud’huit les enfant de l’algerie fuits en masse leurs patrie est qu’il sont tous devenue fous ou est ce que ce pays n’arrive plus à supporter ces enfants ?????????????????

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Le 7.05.2009 à 06h51
Un crime est resté impuni

Le crime restera impuni tant que l’Algérie traîne au sein de son pouvoir un régime mafieux !

Éduquer, instruire son peuple, former des gens responsables etc... là oui, on pourra se faire reconnaître, mais tant que ce régime fait pire que les colons, il n y a rien à espérer. Vous pissez dans le désert pour le remplir !

La clique au petit nain a tiré à balles réelles sur sa jeunesse, j’espère qu’elle sera jugée de mon vivant.

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