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TUNISIE

Un ressortissant algérien refoulé à l’aéroport de Monastir

Le traitement sauvage que réservent les autorités tunisiennes aux ressortissants algériens prend aussi des voies inattendues. Il es toujours utile de rappeler l’épisode de la ville de Sfax où des Algériens ont connu la bastonnade alors que leur seul tord était d’avoir bruyamment manifesté leur mécontentement à la suite de la défaite de l’équipe nationale de football.



Ce n’était pas une première, ni la dernière humiliation. Le but semble être d’incommoder, d’humilier, de maltraiter le plus possible les nationaux. A l’image de ce qui est arrivé à Fodil Tazout, docteur ingénieur établi en Allemagne, qui a eu le malheur d’utiliser le passeport algérien au lieu de l’allemand pour pénétrer en territoire voisin. Ses précédents voyages dans ce pays en 2003, muni d’un passeport allemand, l’ont exposé à des attentes inexpliquées de deux à trois heures avant de pouvoir circuler librement. Souhaitant régulariser la situation avec la police des frontières tunisiennes, il s’adresse à la représentation diplomatique de ce pays en Algérie d’abord puis en Allemagne où un diplomate le rassure et lui conseille même d’utiliser dorénavant le passeport algérien. Mal lui en a pris. Huit heures d’attente au bout desquelles le chef d’escale d’Air Tunis à l’aéroport de Monastir se présente à lui. « Le gouvernement tunisien ne vous admet pas ici, m’a-t-il dit », rapporte Fodil Tazout, « alors que c’était à la police des frontières de m’annoncer un nouvelle de ce type », ajoute-t-il. Les protestations du voyageur n’y feront rien : « Ils m’ont maltraité comme si j’étais un animal duquel on devait se débarrasser au plus vite. » Fodil Tazout a été envoyé forcé à Leipzig, à 800 km de son lieu de résidence, alors qu’il avait rejoint la Tunisie depuis l’aéroport de Düsseldorf. De tels comportements à l’encontre des ressortissants algériens en territoire dit « ami » ne trouvent pas d’échos du côté des autorités algériennes où le ton est plutôt au silence allant jusqu’à la complicité et l’assentiment. Depuis l’Allemangne où M. Tazout compte profiter de ses droits civils, il lance : « Le gouvernement tunisien doit me rembourser tous mes frais, les dommages et intérêts. » Peut-il avoir les mêmes revendications à partir d’Alger ?



Par Yemloul Aziz

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