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Séisme de 4 sur l'échelle de richter à Tigzirt

Séisme de 4 sur l’échelle de richter à Tigzirt

Pourquoi ça bouge

Les récentes secousses qu’ont connues Alger et ses environs ont réveillé les craintes de la possibilité d’une grande secousse qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. Elles viennent nous rappeler que l’Algérie est un pays qui se trouve dans une zone d’activité sismique.



Le risque sismique dans le nord du pays est une donnée permanente dont il faudra tenir compte dans les politiques d’aménagement du territoire et d’urbanisation. M. Yellès, directeur du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (Craag), explique scientifiquement, dans un entretien qu’il nous a accordé, les tremblements de terre. De prime abord, il met en exergue le fait qu’ils n’ont aucun rapport avec un mois donné (les Algériens ont tendance à assimiler octobre au mois des secousses), ni à un un phénomène climatique (chaleur par exemple). Depuis la découverte de la tectonique des plaques, la prévision à long terme des séismes (évaluation de l’aléa sismique d’une région) a beaucoup progressé. En revanche, la prévision à court terme (ou prédiction d’un séisme particulier) semble inaccessible. Actuellement, il n’existe pas de moyen fiable pour prédire un séisme. Afin que ces séismes ne se transforment pas chaque fois en catastrophe, il faut mettre l’accent sur la prévention par le renforcement de la réglementation parasismique, le respect des normes de construction et une large sensibilisation des populations. Le Craag tente de démystifier le phénomène du séisme qui ne doit pas être perçu ni vécu comme une fatalité. Beaucoup de personnes croient à tort que lors des tremblements de terre, le sol s’entrouvre pour nous engloutir. Cette croyance n’est en fait que pure fiction. Il se peut en revanche que lors d’un séisme, l’on voit apparaître des fissures dans les sols ou sur les murs dans les maisons. Ce sont simplement des effets secondaires dus à l’ampleur du phénomène. Les gens ont tendance à accepter d’une manière fataliste une réplique, la considérant comme un demi-mal plutôt que de prendre en charge le risque. Or la réalité est là : il y a une activité sismique régulière dans cette région qui est considérée par ailleurs comme modérée ou faible, car elle ne dépasse guère 7 sur l’échelle de Richter. Le plus violent séisme est celui du 10 octobre 1980 à Chlef qui a atteint une magnitude de 7,3 et qui a causé plus de 5000 morts. Le séisme de Boumerdès d’une magnitude de 6,8 a fait plus de 2000 morts. La seule manière efficace de se protéger des séismes reste la prévention.



Par Kamel Benelkadi

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