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Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Les trafiquants y prospèrent, les populations sont acquises aux réseaux de contrebande qui assurent leur survie, et les convoitises s’aiguisent autour de la découverte de nouvelles ressources : et si, justement, le Sahel était en train de connaître le même sort que la Somalie ? Si comme les chercheurs l’affirment, la menace terroriste est exagérée et a de toute manière, considérablement perdu de l’ampleur, les Etats auraient intérêt à développer des modèles de développement économique alternatifs s’ils ne veulent pas voir le Sahel sombrer dans le chaos. Où commence la comparaison et quelles en sont les limites ?



« L’idéologie a perdu de son poids. La frontière entre le haut banditisme et le terrorisme islamiste est devenue très floue… » Pour Yahia H. Zoubir, directeur de recherches à Euromed Management (Marseille), comme pour Chérif Driss, politologue à l’université d’Alger, cela ne fait aucun doute : « Les groupes terroristes ont perdu du terrain, notamment dans le Sahel, où ils ont maintenant recours à aux enlèvements pour s’autofinancer », relève le second. « Je ne suis pas convaincue que les éléments liés à Al Qaida dans le Sahel représentent plus qu’une petite centaine d’hommes. L’exécution de l’otage britannique Edwen Dyer retenu par le groupe d’Al-Qaïda dirigé par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeid il y a une dizaine de jours est directement liée à l’ultimatum pour la rançon de 8,6 millions de dollars. Les terroristes sont prêts à passer à l’acte et l’expiration de l’ultimatum –à propos mais peut-être délibérément calculée pour coïncider avec la visite d’Obama en Afrique du nord- leur permettait de prouver qu’ils agiraient résolument et selon leurs propres règles du jeu », nous a aussi expliqué Alia Brahimi, chercheuse associée en relations internationales à l’université d’Oxford. Derrière ce crime – le premier dans le genre au Sahel- il faudrait y voir, plutôt qu’un mouvement affilié à une internationale islamiste, une nébuleuse de groupuscules sans idéologie. Pour qui l’argent des rançons sert à financer l’armement, lui-même servant à assurer la sécurité de trafics en tous genres. Comme en Colombie, au Nigeria, ou en Somalie.

C’est sûr, le Sahel n’a pas connu la même histoire que la Somalie, où la débâcle est née de l’effondrement de l’Etat. « La Somalie est, techniquement, un « Etat failli », la région du Sahel comprend aussi de vastes espaces (3,8 millions de kilomètres carrés) où l’Etat est absent », souligne la chercheuse d’Oxford. En particulier au Mali, au Niger et au Tchad. « C’est d’ailleurs dans ces régions que les Etats ne peuvent pas toujours bien contrôler que les groupes djihadistes se sont infiltrés, soulevant une problématique nouvelle, au même titre que l’immigration clandestine, car dans cette zone, le trafic d’armes et de denrées alimentaires a toujours existé », ajoute Yahia Zoubir. « Et les Etats ont certainement des difficultés à combattre parce que leur autorité ne va pas très loin. Donc les gens n’ont pas de raison de se ranger de leur côté. Sans le soutien des populations, comme je le mentionnais, il y a peu d’espoir à combattre ce type de problème sur ce genre de terrain. » Autre point commun avec la Somalie : ces vastes territoires dans lesquels les Etats ont du mal à exercer leur autorité sont dirigés par des sociétés tribales depuis la décolonisation. « Et le fonctionnement de ces tribus, comme le précise Chérif Driss, obéissent à d’autres logiques que celle de l’Etat moderne. Pour eux, l’usage légitime de la violence ne peut pas s’appliquer. » Stratégiquement, le Sahel est aussi une zone largement convoitées pour ses ressources comme l’est la Somalie pour son fer, son uranium, son bauxite ou son pétrole. « On a récemment découvert du pétrole au Mali, souligne Chérif Driss, mais aussi du fer, du zinc, du manganèse et de l’uranium ». De quoi aiguiser la convoitise des puissances et exacerber les rivalités locales. Enfin, et surtout, comme en Somalie, « il existe un mouvement fluide entre les Djihadistes et les réseaux criminels de la contrebande de drogue cigarettes et armes, ajoute Alia Brahimi. En fait, leur « djihad » est souvent financé par le reste. Mais, toujours comme en Somalie, ces marchés noirs représentent une source vitale de revenus pour de nombreuses populations, et il est impossible de rompre avec les réseaux de contrebande sans mettre en place des alternatives économiques viables à leur place. »

Et c’est sans doute sur ce point que tout va se jouer. « Les pays de la région, notamment l’Algérie, le Maroc et la Libye, ne peuvent pas se permettre le luxe de laisser des foyers d’instabilité chronique se développer à leurs frontières sud, assure Chérif Driss, et ils feront tout pour que cela n’arrive pas. Maintenant, il est clair est que la solution militaire n’est qu’une demi solution et que l’endiguement de la contrebande devra passer par le développement économique, qui pour l’instant, n’est pas pris en charge. » Cela laisse, pour Alia Brahimi, la voie ouverte à l’islamisme. « Quelque 60 millions de musulmans vivent dans cette région dans les conditions les plus horribles du monde –les extrémistes sont bien au fait des données démographiques favorables et de la détresse économique, et ciblent activement ces communautés. Sans l’engagement pour le développement, des parties du Sahel pourraient, dans l’espace d’une dizaine d’années, poser les mêmes défis sécuritaires que la Somalie aujourd’hui. » Pour Yahia Zoubir, la dimension idéologique pourrait même prendre de plus en plus d’ampleur avec la présence d’une force militaire étrangère. « Si l’armée parvient à empêcher les trafics, marginalisant ainsi les populations, ces dernières adhèreront sans problème au discours des djihadistes qui leur proposeront une idéologie, mais surtout de quoi survivre. Il n’y a qu’une politique de développement crédible qui puisse résoudre les problèmes de la région. » L’Initiative transsaharienne de lutte contre le terrorisme, devait en théorie constituer une nouvelle forme d’association où le développement économique serait prioritaire sur les projets militaires mais le discours, n’a pour l’instant, pas été suivis de faits. Dernier incident en date qui confirme l’inadéquation de la politique américano-britannique : les Britanniques auraient fortement insisté pour que les populations locales, avec l’appui de l’armée malienne, prennent les armes pour traquer les preneurs d’otage et libérer Edwen Dyer. Une stratégie jugée totalement irréaliste par Bamako, peut-on lire dans le magazine Jeune Afrique du 7 juin, où l’on s’indigne également que les principaux responsables sécuritaires maliens aient été mis sur écoute pas le renseignement britannique. »



Par Mélanie Matarese

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Avis des lecteurs...

Le 13.06.2009 à 00h11
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Messieurs les rédacteurs vos sources et investigations sont completement érronées . Comparer la Kabylie au Sahel c’est exhiber une belle danse du ventre au pouvoir fasciste en place . Vous cherchez à destabiliser la Kabylie vous n’y arriverez pas. C’est en Kabylie que le colonialisme Français s’est cassé les dents et s’rebi c’est là que le terrorisme islamo-baathiste sera fracassé et disparaitra avec lui le pouvoir le Belkhadem et consorts...........Azul f’thmourth leqvayel

répondre


Le 12.06.2009 à 20h50
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Merci El Watan d’être toujours parmi les premiers à attirer l’attention des lecteurs et des Algériens sur les tendances fortes de leur societé.

N’en déplaise à ceux qui ne voient pas de lien entre la situation explosive prévalant au Sahel et celle non moins grave de la Kabylie, personnellement je partage entièrement le point de vue de l’auteure de l’article.

En effet, l’une et l’autre devraient inquiéter les dirigeants de notre pays car elles pourraient dégénérer et provoquer une ingérence militaire ou humanitaire étrangères.

Malheureusement Bouteflika et sa clique sont trop occupés à comploter contre les autres institutions de l’Etat pour les affaiblir et les dominer.

Ces zizanies vont être exploitées par les nombreux ennemis de notre pays pour piller ses richesses et le confiner à une seule fonction : fournisseur d’énergie, sous la supervision des puissances étrangeres dont les compagnies ont le monopole d’une grande partie du Sahara algérien et des richesses qu’ils renferment.

Les pays occidentaux traitent avec les régimes illégitimes mais ne les respectent pas.

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Le 12.06.2009 à 20h15
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

essayez bien de prendre le quran et sunna comme reference avant de reagir si vous etes vraiment des musulmans, car ils contiennent des regles de vie infaillibles. c est un grand avantage pour nous mais malheureusement nous sommes aveugles ou plutot nous avons des coeurs aveugles.

répondre
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Il n’y a pas un seul pays musulman au monde qui peut servir de référence. Je suis désolé. Islam .....non merci.




Le 12.06.2009 à 19h08
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

est ce que vous l’avez fait de plein gré de mettre Kabylie en grand titre, mais l’article ne parle même pas de ça. pour quel objectif ? de grâce un minimum de professionnalisme...

répondre


Le 12.06.2009 à 19h02
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

ne melez pas la kabylie au sahel svp. aucune relation, corrigez votre titre

répondre
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

t’as raison !c’est quoi sahel/kabylie ? c’est du n’importe koi la kabylie ne servira plus d’explosif elle n’a que trop payé pour rien ....que le pouvoir en place depuis oh.....pye plutot la JSK pour les championnats gagnés au lieu de les verser a setif qui les merites biensur mais la JSK a gagné avant elle ! enfin le ridicule ne tue ....point !




Le 12.06.2009 à 17h38
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Je n’arrive pas à decrypter le titre de votre sujet à savoir : SAHEL/KABYLIE. vous faites surement allusion à une autre partie du monde et vous vouliez surement dire:Sahel/Somalie car j’ai lu l’intégralité de votre billet et le terme Kabylie n’a jamais été prononcée.J’aime bien avoir un éclaircissement.

répondre
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

efectivement le titre n a aucun raport avec le texte




Le 12.06.2009 à 16h56
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

chouette ! amener les américains à investir pour developper l’économie dans les régions ou prospère le terrorisme,voila une idée qui plairait à beaucoup de cessessionnistes et qui devrait être versée dans le registre des "bienfaits" du terrrisme.

répondre


Le 12.06.2009 à 13h44
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

La nature a horreur du vide.

Une Diplomatie, une Police et une Armée malades, à l’image de leur "chef suprême" n’ont pas le temps de faire des projections.

C’est déjà très bien si elles arrivent à gérer le quotidien, les contradictions et les balbutiements de leurs chefs, occupés par les "affaires".

Nos voisins proches et éloignés ont compris cela depuis longtemps et prennent conjointement toutes les dispositions nécessaires pour ne pas être éclaboussés par nos carences structurelles, dont le terrorisme et l’immigration clandestine ou la harga ne sont que quelques aspects.

La chute ne fait que commencer et la nouvelle quarantaine est pour demain

Lien utile :

http://amnistie.centerblog.net

O. Oussedik

répondre
Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

le malade c’est bien toi. Si ce n’est pas cette armé que tu t’imagine malade a l ’heure qu’il porterais une abaya bessif 3alik.


Sahel/Kabylie : Le grand virage du terrorisme

Du calme, cher ami, nous savons tous que notre Administration civile et militaire est encore composée majoritairement de cadres honnêtes et compétents mais aussi d’affairistes véreux qui contaminent dangereusement ces institutions et jettent le discrédit sur elles.

A ce que je sache, aujourd’hui, plus de 95% des femmes algériennes portent le hidjab et plus de 60% des algériens la barbichette et la aaabya.

L’islamisme n’a jamais trouvé meilleures conditions pour prospérer que sous la paire bouteflika-belkhadem.

Alors ?





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