Centres de communes de la wilaya de Blida
Les centres d’habitations ne comprennent pas encore de structures éducatives, obligeant les enfants à battre le pavé sur plus de 3 km pour arriver à leurs classes et refaire le chemin inverse le soir sans avoir eu la possibilité de prendre un repas chaud.
La visite du wali de Blida de quelques-uns des centres des communes de Meftah et Larbaâ a pu juger des capacités réelles de la prise en charge de centaines d’enfants scolarisés. Les vacances arrivent à temps pour permettre une réflexion sur le meilleur moyen de faire face à ce problème. Ainsi, le centre Boukandoura à Larba comprend 70 familles qui ne disposent pas pour leurs enfants d’une école et qui manquent cruellement d’eau potable, au point de subir la loi des transporteurs de citernes pour la distribution. La visite du wali a permis de réactiver dans un avenir proche le château d’eau existant et d’assurer la concession d’un hangar pour l’édification de quelques classes ; cette concession devant être donnée par les propriétaires d’une EAC. Une construction tombée en ruine au centre des habitations nécessite pour sa démolition plus de 500 millions de centimes. Une étude de jeunes architectes pourrait sans doute éviter cette démolition et construire en fonction de l’existant ; cela se fait sous d’autres cieux et pourquoi pas chez nous ? Au centre Zayane de Meftah, c’est le transport scolaire pour les collégiens et lycéens qui n’existe pas et le demi-pensionnat est absent à Meftah. Les enfants se trouvent alors dans l’obligation de payer quotidiennement le transport, puis de quoi ne pas rester le ventre creux. Les parents voient alors d’un très bon œil l’arrivée des vacances. Mais quel est le taux de réussite de ces enfants qui ne rêvent que de football et de petits commerces ? Nabil, 13 ans, cheveux gominés, ignore le terme « Internet » et trouve rarement l’occasion de feuilleter un journal. Etonnés de voir tout près d’eux cette grappe humaine formée de responsables de la wilaya, quelques-uns oseront leur parler en demandant uniquement un revêtement du stade et un ballon. Une demande à la portée du premier d’entre eux ; d’autres, plus grands, s’enhardissent jusqu’à s’adresser directement à M. Ouadah, wali de Blida, et demanderont : « Construisez-nous des logements », « trouvez-nous du travail », « bitumez les routes qui mènent vers nos demeures », « assurez-nous une distribution "normale" d’eau potable ». Un autre centre d’habitations demandera par le biais de son responsable à la Conservation des forêts de les autoriser à enterrer leurs morts sur une parcelle du piémont. Chose que ne pourra refuser le conservateur qui révélera que la population procède aux enterrements sur les terres de la commune voisine qui appartient, de par le découpage administratif, à la wilaya de Boumerdès. La Cité des frères cherif à Larba est appelée à être rasée : 83 maisons vont être démolies suite à la décision du CTC déclarant le site inhabitable. La cité des 742 Logements, pas trop loin, sera toute trouvée pour accueillir dans le cadre de la densification du tissu existant dans les POS pour « caser » quelques immeubles. Une salle de sport à Larba fera l’objet d’une visite pour « renflouer » les équipements. Deux clubs s’entraînent dans une salle exiguë mais cela n’a pas empêché les athlètes d’exhiber fièrement leurs médailles. 49 filles et 140 garçons dont 88 uniquement pour l’école se retrouvent quotidiennement dans les lieux, et c’est autant d’éléments subtilisés à la rue. Le wali aura un geste envers quatre pongistes invités au Maroc en leur assurant le transport pour les compétitions prévues du 20 au 22 juillet prochain.
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