Lors d’un meeting tenu hier à Mostaganem, l’ancien chef du gouvernement demandera aux responsables et élus du RND de se rapprocher des journalistes et hommes de presse afin d’entretenir de bonnes relations.
Jusque-là, rien de bien nouveau dans les piémonts du Dahra. Mais il assortira son invite d’une recommandation bien particulière, voire totalement inattendue. En effet, pour avoir les bonnes grâces de la presse, le secrétaire général du RND invitera les responsables à offrir aux journalistes du coin, ce dont ils souhaitent, voire doivent s’attirer les bonnes grâces, un bon d’essence ou un repas. A la cadence d’une fois par mois, soulignera-t-il, c’est un rythme qui est tout à fait supportable pour le corrupteur et qui permet au corrompu de s’acquitter de sa tâche en contrepartie. Contre un bon d’essence ou un bol de soupe populaire par mois. L’histoire ne dit pas si les correspondants qui ont assisté à la conférence de presse tenue à la fin du meeting l’ont fait pour le bon d’essence ou le carré de karentita, un pavé à base de farine de pois chiche, à la renommée bien établie. Ou bien pour les deux à la fois. Car, même mesquin et démuni, un correspondant peut ajuster son exigence de corruptibilité à la taille de son corrupteur, n’est-ce pas ? A un moment où la scène politique est totalement parasitée par les déclarations de Bouguerra Soltani sur la corruption, il était attendu de l’ancien chef du gouvernement une attitude plus en phase avec l’actualité, car même si, au cours de son intervention, il nie avoir fait le déplacement pour organiser et gagner les prochaines sénatoriales, il se fera rattraper par sa propre conclusion qui sera axée sur la stratégie pour gagner face un FLN majoritaire, mais désuni. En recourant au même procédé que celui réservé à la presse ?
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