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Affaire Ahmed Rouadjia

Promesse d’un épilogue heureux

Les autorités algériennes adoptent la démagogie dans le traitement de la question de la fuite des cerveaux algériens. »



C’est ce qu’a déclaré hier Ahmed Rouadjia, professeur de sociologie politique à l’université de M’sila et chercheur associé dans plusieurs universités en France (Paris, Versailles, Amiens) et au CNRS, à la faveur d’une table ronde animée au siège de la LADDH sur le thème des « Droits de l’homme dans le droit algérien ».

Bien que victime d’un déni de droit, suspendu par le recteur de l’université de M’sila pour son opinion et sans salaire depuis plus d’une année, le professeur Rouadjia n’a pas ménagé ses propos pour qualifier les animateurs de l’université algérienne de « partisans » et de « béni-oui-oui ». « Si nos universités ont failli à leur mission essentielle, cela tient en partie au fait que leurs gestionnaires ne sont pas élus démocratiquement par leurs pairs et selon des critères de compétence prouvés et avérés, mais sur la base de cooptation, de clientélisme et d’allégeance », explique l’auteur de l’article L’université algérienne en général et l’université de M’sila en particulier, qui lui a valu les foudres de son recteur après sa parution sur les colonnes d’El Watan du 10 mai 2008. Le chercheur universitaire ne s’est pas arrêté là et a dénoncé une situation caractérisée par le bâillonnement des voix libres, dont celle de la presse.

Critiquer « le pouvoir » ou « les pouvoirs » n’est pas synonyme, selon l’animateur de la rencontre, d’antipouvoir. « Critiquer le pouvoir, c’est dénoncer les méfaits ou les pratiques nuisibles à son propre fonctionnement, c’est corriger, en quelque sorte, ses imperfections afin de le rendre plus efficace et plus conforme à la justice sociale et au respect du droit », a tenu à expliquer le conférencier, connu pour ses travaux sur l’influence de l’Islam dans les sociétés arabes et auprès des populations immigrées en Europe. Avant de rendre hommage à la presse algérienne pour le combat qu’elle mène pour imposer la liberté d’opinion, le chercheur a déclaré que son affaire allait connaître son épilogue incessamment. A ce propos, il a fait savoir qu’il avait été invité, via le CNES, à se réunir avec le secrétaire général de sa tutelle avec la promesse de réintégrer son poste.



Par M. F. G.

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