Contacté au sujet de la mort systématique du poisson dans la rivière Tamda, due certainement aux rejets toxiques de la station d’épuration, le chef du bureau de l’hygiène communale de Tigzirt, Ahmed Touatioui, à qui un flacon d’eau a été remis pour analyses par des militants écologistes, nous a affirmé « qu’après les essais non concluants de la station d’épuration, les bacs ont été vidés dans la rivière, il y a quelques jours. Cela a probablement entraîné la pollution de ce milieu et la décimation soudaine de la faune aquatique ». Le responsable dit que « pour le moment, l’eau de la rivière n’a fait objet d’aucune analyse biochimique pour connaître la nature du composant mortel », conclut-il. Une quantité de poisson du mulet, gît sur le tapis épais des algues. Ce poisson des eaux côtières méditerranéennes évolue habituellement dans des milieux pas très propres et recherche les endroits regorgeant de bouches d’égouts pour se nourrir. Les eaux de la rivière Tamda se jettent dans la plage de Tassalast, d’où les risques sur la santé des baigneurs s’ ils ingurgitent l’eau de mer, ou par contact cutané.
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