Météo 
du jour
P U B

 

Accueil > Edition du 19 octobre 2006
L'info. au quotidien
 >
   Arts et Lettres












Parution. Essai sur le nouveau roman algérien

Le nouveau souffle

Dans le cadre des rencontres organisées par la maison d’édition Chiheb, l’écrivain Rachid Mokhtari a présenté, mardi soir, son dernier livre intitulé Le nouveau souffle du roman algérien, essai sur la littérature des années 2000.



Ce nouveau livre est le prolongement de son dernier ouvrage : La graphie de l’horreur. Dans son livre, Rachid Mokhtari donne la parole à certains écrivains qui ont immergé la scène littéraire depuis 2000. De ce fait, il a choisi délibérément des auteurs qui produisent et qui vivent en Algérie. Les écrivains installés en Algérie n’ont pas le même rapport de langue que ceux qui vivent à l’étranger. Les plumes des années 2000, dit-il, sont des jeunes qui n’ont pas un seul style. Les écrivains sont des acteurs et des observateurs de certaines turbulences sociales. « Ce sont de nouveaux auteurs qui ne sont pas représentatifs d’une idéologie politique. Les préoccupations esthétiques de ces écrivains sont plus grandes que leurs préoccupations thématiques. » Jusqu’aux années 1970, la littérature utilisait des clivages linguistiques. Aujourd’hui, cela n’est pas opérationnel dans la critique littéraire. Il y a un phénomène de bilinguisme dans la littérature. Les fondateurs du roman maghrébin moderne utilisent un « je » d’affirmation, convoquant indéniablement l’histoire. Après 1962, certains écrivains, dont Rachid Boudjedra, se sont imprégnés d’un « je » qui se remet en question. C’est du moins ce qu’à affirmé le conférencier. Le « je » de la nouvelle génération se déconstruit en ne se nourrissant pas de l’histoire et de l’idéologie. Les écrivains en herbe ne revendiquent plus ce « je ». Leur rapport au roman n’est pas une quête identitaire. A la question de savoir s’il y a un renouveau au niveau de l’écriture, Rachid Moktari affirme que chaque génération d’écrivains ne doit pas être dissociée de son paradigme socio-historique. Se considérant comme un anthropologue de la littérature, Rachid Moktari constate que les lecteurs sont déroutés par la manière d’écrire de cette nouvelle vague d’écrivains. Leurs écrits font sourire aux éclats, prouvant que la littérature est en bonne santé, malgré un contexte où la tragédie est toujours présente. L’auteur a tenu à signaler qu’il ne croit pas à la littérature universelle mais à celle des spécificités. Ils sont beaucoup plus producteurs d’émotion que d’idées : « Ils creusent leur verbe dans les charniers, recherchent un mode d’écriture qui se joue de la censure jusqu’à tremper leur plume dans les charniers oubliés. » Nous reviendrons plus longuement sur cette importante contribution à l’analyse du roman algérien actuel.



Par Nacima Chabani

 >
  Voir aussi...

Edition du 23 mars 2008

Science-fiction ?

Edition du 1er juillet 2005

Blida

Edition du 15 avril 2008

Constantine et ses romanciers de Nedjma Benachour
Media Plus

Edition du 2 janvier 2005

Eclairage sur un mouvement littéraire
Médéa. Poésie algérienne contemporaine

Edition du 6 juin 2007

Salim Bachi. Ecrivain

Edition du 26 septembre 2007

Lecture-Hallucination de H’Mida Ayachi

Edition du 19 septembre 2007

Rencontre avec Mustapha Benfodil

Edition du 22 octobre 2008

Mode ou engagement ?
Tendances littéraires. Le polar en Algérie

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 19 nov | 18 nov | 17 nov | 16 nov | 15 nov | 13 nov | 10 nov | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007