Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 4 octobre 2009
L'info. au quotidien
 >
   Constantine Info












Objectif affiché : résorption de la jachère

Journée nationale de vulgarisation agricole

Objectif affiché : résorption de la jachère

Grosse affluence ce jeudi au palais de la culture Malek Haddad où, à l’initiative de la Chambre d’agriculture et de la direction des services agricoles de la wilaya de Constantine, s’est tenue la journée nationale de vulgarisation agricole.



Incontournable et synonyme du top départ de la campagne agricole en cours, cette rencontre, inaugurée par le wali, a permis aux visiteurs avisés et autres curieux de s’informer, via la mise en place de stands et de posters reflétant l’activité des différents segments de l’activité agricole, sur l’état de santé d’un secteur qu’on dit revigoré par les mesures innovantes reflétées par le dispositif de soutien mis en branle par le ministère de tutelle. Sans omettre l’implication de plus en plus importante d’un panel d’agriculteurs performants qui apportent aujourd’hui un savoir-faire et des compétences propres à donner un coup de fouet au secteur. Ajouté à d’autres facteurs favorables, dont des conditions climatiques propices et une pluviométrie exceptionnelle (600 mm de pluie), explique le directeur des services agricoles lors d’un face-à-face organisé avec la presse, le train de mesures adopté au plus haut niveau a donné ses premiers fruits et, en premier lieu, une production record de 1 318 000 q de céréales obtenus grâce aux efforts conjoints de 2 118 céréaliculteurs. Une performance de nature à conforter la wilaya de Constantine dans son rôle de leadership et de wilaya pilote.

Reflétant un rendement moyen de 22 q/ha, avec des pointes de 52 q/ha, ce résultat dépasse, selon le premier responsable du secteur, les attentes des prévisionnistes les plus optimistes qui tablaient sur une production de 1200 000 q. Evoquant les objectifs liés à la résorption de la jachère, une pratique jugée économiquement contre-productive, et donc à bannir, le directeur des services agricoles estime que cette opération pourrait, dans un premier temps, s’étendre sur une superficie de 10 000 ha. Au rang des céréaliculteurs précurseurs en la matière, Benhamadi Abdelatif aurait pris, selon tous les avis exprimés, une bonne longueur d’avance en matière de résorption intégrale de la jachère. Visant une meilleure rentabilité au double plan économique et agronomique, cet agriculteur, classé parmi les plus performants de la wilaya de Constantine, s’est lancé un challenge au niveau de son exploitation située sur le territoire de la commune de Benbadis : tenter une résorption intégrale de la jachère sur une superficie de 442 ha. Des essais concluants qui ont concerné 110 ha de blé dur, 120 ha de blé tendre, 60 ha d’orge, 10 ha d’avoine, 80 ha de lentilles, 15 ha de fourrage, 30 ha de fèveroles, 5 ha de pois chiches et 5 ha de petits pois. En outre, en marge de cette action d’exception, l’objectif affiché est d’éradiquer, à travers la wilaya, toute forme de jachère. Le pari n’est pas gagné d’avance, mais tout de même réalisable pour peu que les agriculteurs concernés jouent à fond cette carte dont les enjeux sont évidents.



Par Ahmed Boussaid

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 19 janvier 2009

Neuf fellahs décrochent la première place
Sélection du meilleur agriculteur et éleveur

Edition du 31 octobre 2007

Les labours de l’espoir
Agriculture

Edition du 1er octobre 2009

Disponibilité des engrais et de la semence
Agriculture à Aïn Defla

Edition du 26 novembre 2008

l’échec du « Rfig »
Agriculture

Edition du 13 novembre 2005

Labours-semailles à Oum El Bouaghi

Edition du 28 février 2007

Céréaliculture à Guelma

Edition du 10 juin 2007

Vers une bonne production en orge

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

Avis des lecteurs...

Le 4.10.2009 à 18h07
Objectif affiché : résorption de la jachère

Un petit ajout sous forme de questionnements : Quand se décidera-t-on à ouvrir un débat serein et argumenté sur le Barrage vert originel (1968-1973), sur le Barrage vert erratique (1974-1989), sur le Barrage vert intermittent (1990-2009), sur les résultats de l’introduction massive des blés mexicains, sur le prêt octroyé en 1994 par la Banque Mondiale pour des opérations de nature forestière, où en est le cadastre forestier, où en est le projet de prévention et de lutte contre les incendies de forêts avec l’aide de l’outil informatique dans les territoires sylvestres aménagés par la méthode du compartimentage préalable, où en est l’inventaire et la protection des cyprès de Duprez, où en est la requête en vue du réexamen par un jury impartial du mémoire qui a valu, en 1983, à un ancien préposé des services agricoles l’attribution du grade de docteur es sciences par l’université d’Aix-Marseille... ? Lazare Hobarth

répondre


Le 4.10.2009 à 03h10
Objectif affiché : résorption de la jachère

Reprenons cette question de la production céréalière effleurée déjà à l’occasion d’un commentaire sur les inondations et l’érosion des terres (commentaire non mis en ligne). Pour une surface céréalière approximative de 3 millions d’hectares, la production aurait été, pour l’année 2009 d’environ 60 millions de quintaux soit un rendement à l’hectare tournant autour de 20 quintaux ( 22 selon Mr Ahmed Boussaid ).Le journaliste signale des rendements de 52 quintaux à l’hectare par endroits quant un autre média cite le chiffre de 45 qx/ha. La différence n’a pas grande importance dans la mesure où il s’agit de performances exceptionnelles, marginales par conséquent. En la matière, ce sont surtout les moyennes qui devraient retenir l’attention : moyenne nationale ou moyennes départementales ou moyennes par type de sol, de climat, de surface patrimoniale...Passons. Il commence à y avoir problème lorsque des responsables administratifs assènent qu’ils ont remporté une victoire parce que la quantité de céréales récoltée en 2009 représente plus du triple de celle engrangée en 2008 (17 millions de quintaux). La supercherie vient du fait qu’ils cachent à l’opinion publique qu’en 1875, c’est à dire il y a 134 ans, l’Algérie avait produit plus de 19 millions de quintaux de céréales. La malhonnêteté est partagé par les journalistes qui colportent des informations trompeuses. Pour récolter 5,3 qx par hectare en moyenne il n’est besoin ni d’ingénieurs, ni d’instituts de recherches, ni de ministère, ni de directions départementales de l’agriculture, ni de siège de la FAO à Alger, ni de relations de coopération avec le FIDA, l’OMM..., ni de coopération bilatérale, ni de coopération multilatérale : nos ancêtres produisaient ces quantités à l’hectare sans tracteurs, sans engrais chimiques, sans blés mexicains ou autres. J’ai été pendant quelque temps journaliste et mon travail comme celui de mes collègues ne consistait pas à rapporter servilement les propos des responsables. Il est connu que ces derniers ne scieront pas la branche sur laquelle ils sont assis et que pour leur promotion sociale leur intérêt veut qu’ils présentent une image éblouissante des secteurs dont ils sont les patrons. Ce que font de nombreux journalistes c’est de la publicité gratuite ; pas aussi gratuite que cela d’ailleurs si je me remémore des souvenirs d’il y a une vingtaine d’années et plus dans le secteur forestier. Plus tard, dans les années 1990, l’occasion m’a été donnée d’exposer ce que je viens d’écrire à des patrons de presse. La réponse était invariable : nous n’avons pas de journalistes spécialisés dans l’agriculture, la sylviculture, la climatologie, l’enseignement forestier, la recherche agronomique...Pourtant toutes ces disciplines sont régulièrement évoquées dans les journaux, pourtant il existe des milliers de cadres entre ingénieurs,docteurs es sciences, docteurs de troisième cycle, pourtant il n’est pas interdit aux journaux de faire appel à leurs contributions. J’ai lu dans des journaux des articles ahurissants sur la lutte contre la désertification, le Barrage vert, les incendies de forêts, les inondations. Ces articles sont parfois repris à l’étranger jusque dans des publications à prétention scientifique en tant que reflet de ’’la position de l’Algérie’’. Une professeure de l’université de Reims a écrit par exemple que le Barrage vert s’est inspiré de ’’l’expérience chinoise’’. Le Barrage vert originel (1968-1973) est né à Djelfa à une époque où la Chine, pour son malheur, était enlisée dans son ’’Grand bond en avant’’. Ce n’est que bien plus tard que cet immense pays se lancera dans la gigantesque opération de reboisement que je ne connais pas dans le détail mais qui semble faire l’admiration du monde entier.Désolé pour les dignitaires forestiers d’Algérie qui ont horreur de lire l’un de mes slogans :’’Ou le barrage vert originel, ou le désert jusqu’à la mer’’. Désolé également pour la professeure de Reims : en 1968, les seules comparaisons -très lointaines - avec le Barrage vert d’Algérie ne pouvaient se trouver que dans les magnifiques reboisements des Landes de Gascogne. Quelqu’un lui a soufflé les énormités figurant dans son papier : il s’agit d’un enseignant de l’INA qu’elle a fait docteur es sciences. Un doctorat es sciences contre le dénigrement de l’Algérie : le marché est équitable pour nombre de journalistes, de forestiers, d’universitaires de tout acabit. Moi qui ai la réputation, dans mon milieu professionnel, d’être un fou doublé d’un ivrogne, je continuerai de m’élever contre les destructeurs de mon pays par la déforestation notamment. J’ai l’habitude, depuis 45 ans de prêcher dans le désert. Si ce message n’est pas mis en ligne, je n’éprouverai nul chagrin. Lazare Hobarth

répondre



publicité

Infos récentes : | 20 mar | 19 mar | 18 mar | 17 mar | 16 mar | 15 mar | 14 mar | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007