L’éditeur français du livre de Mohamed Benchicou, Bouteflika : une imposture algérienne, Jean Picollec, s’est dit vendredi dernier victime de « manœuvres d’intimidation ».
Selon ses déclarations à l’AFP, la porte d’entrée de sa maison à Paris, sur laquelle était apposée une affiche du livre du directeur du Matin, emprisonné depuis le 14 juin 2004 pour une peine de deux ans, a été brisée le week-end dernier à coups de masse. Sur l’affiche, trois phrases ont été selon lui écrites : « Il s’agit d’un livre interdit en Algérie. L’auteur est en prison depuis juin 2004. On demande 10 000 euros à l’éditeur. » Puis un appel : « Pour la liberté d’expression, réagissez. » « Cette agression s’inscrit dans des manœuvres d’intimidation, dirigées contre notre maison qui a osé publier le seul ouvrage qui met à nu sans complaisance la véritable personnalité du président Bouteflika », a déclaré l’éditeur dans un communiqué repris par l’AFP. Jean Picollec est poursuivi en diffamation par une personne citée dans cet ouvrage devant un tribunal de Paris le 9 juillet. Pour rappel, le livre de Mohamed Benchicou a été retiré des ventes en Algérie. Fondées en 1979 et installées à Paris, les éditions Jean Picollec publient des ouvrages sur la Bretagne ou des essais d’actualité destinés au large public comme leur dernier succès dans les librairies de l’Hexagone en 2001, l’ouvrage de Roland Jacquard Au nom d’Oussama Ben Laden.
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