L’invité de la semaine…
« La pêche est sous haute surveillance »
Quels sont les quotas imposés par l’ICAAT à l’Algérie en matière de pêche de thon rouge ?
On nous a autorisé 1460 tonnes pour 2008. En 2007, le quota était de 1500 tonnes environ, et pour 2006, il était de 1700 tonnes. Le quota diminue, car l’objectif est de faire de la pêche intelligente, écologique et durable.
Ce quota est-il pêché par des soumissionnaires étrangers où bien y a-t-il des thoniers algériens sur le marché ?
40% du quota reviennent à deux soumissionnaires, japonais et turques. Les 60% restants reviennent à des opérateurs nationaux. Ces derniers ont obtenu des subventions pour acquérir des thoniers et ils sont soutenus à hauteur de 60% par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques.
Comment se distribue le marché de la pêche au thon ?
Avant, nous procédions par un appel d’offres international. Chaque bateau retenu devait payer 50 millions de centimes, et ensuite 13 000 dinars la tonne pêchée. En 2006, 2007 et pour cette saison, nous avons changé de stratégie. Maintenant, nous demandons combien le bateau compte-t-il pêcher et il lui sera compté 13 000 dinars la tonne, mais s’il pêche moins que ce qu’il a déclaré, c’est tant pis pour lui. Cette année, les Japonais ont sollicité un quota de 500 tonnes. Ils ont commencé le 22 avril et cela s’étendra jusqu’au 31 mai. Ils pêchent à la palangre (hameçon). Les Turcs ont sollicité un quota de pêche de 80 tonnes. Leur temps de pêche va de la mi-mai au 30 juin. Ils pêchent à la senne (filet)
Comment vérifier qu’ils ne pêchent pas plus qu’ autorisé ?
Il y a à bord un représentant du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Il y a également un représentant des gardes-côtes (SNGC) qui dépend de la Défense nationale. Ils restent quinze jours à bord et sont remplacés par d’autres représentants. Ils peuvent procéder à des pesées, et comme chaque bateau est muni d’une caméra placée sous la coque du bateau, ils peuvent aussi faire des contrôles sur écran.
Ils doivent répondre à des conditions strictes stipulées dans le cahier des charges. Notre souci consiste à rester membre de l’ICAAT dont le mot d’ordre est de pêcher de façon durable, intelligente et écologique.
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