Lutte contre le terrorisme, visa libyen, élections législatives
La nouvelle appellation qu’aurait adoptée le GSPC ne changera à rien la méthode utilisée jusque-là par les services de sécurité pour lutter contre le terrorisme.
« La police occupe toujours le terrain, et ce, en étroite collaboration avec les autres corps de sécurité », a déclaré, hier, le ministre de l’Intérieur, Nouredine Yazid Zerhouni. Interrogé à Alger en marge du lancement d’un cycle de formation au profit des chefs de daïra, le ministre a insisté sur le fait que la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée, « même si cette quiétude est parfois altérée par des actes terroristes isolés ». L’AFP, dont la source est « un site internet » qualifié de « crédible », a fait état récemment d’une « réorganisation » du groupe terroriste. Le GSPC, selon une dépêche de cette agence française, datée de Dubaï, se nommerait aujourd’hui Al Qaîda-Maghreb. Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur estime que l’instauration du visa aux ressortissants maghrébins par la Libye n’aidera pas à la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA). « Cela peut avoir des impacts sur l’approche que nous faisons de l’Union maghrébine », a déclaré le ministre, admettant que Tripoli est souverain s’il juge que cette mesure est d’ordre sécuritaire. La Libye avait annoncé, le 31 janvier 2007, par la voix de son ministre de l’Intérieur, Salah Rajab, l’instauration du visa pour l’ensemble des étrangers, y compris les Arabes et les Maghrébins. Il faut savoir que les Libyens continuent à se rendre en Algérie sans visa, l’Algérie n’ayant pas institué encore la réciprocité, attendant la confirmation officielle. Pour ce qui est des élections — législatives et locales — qui auront lieu en 2007, le ministre de l’Intérieur a déclaré que leur jumelage « demande beaucoup de préparatifs ». Zerhouni laisse entendre qu’il n’est pas facile d’organiser deux élections le même jour. Aux yeux du ministre, lorsque la question sera tranchée par décision politique, le jumelage des élections nécessitera toutefois des moyens supplémentaires, humains et matériels. L’idée d’élections générales avait été soufflée, il y a quelques semaines, par le FLN. Le ministre de l’Intérieur a donné le coup d’envoi à un cycle de formations au profit d’un premier groupe de 216 chefs de daïra. Le cursus, assuré par l’Ecole nationale d’administration (ENA), obéira, selon lui, aux recommandations de la commission Missoum Sbih (réforme des missions de l’Etat). Les 535 chefs de daïa du pays sont concernés par cette formation. L’ENA, en collaboration avec la direction générale des ressources humaines et du ministère de l’Intérieur, a ficelé un programme « riche et varié » comportant au total 11 modules. Cela va de la communication au management des projets, à la sociologie environnementale ou encore à la gestion des crises. L’ENA a eu déjà à aider 250 secrétaires généraux d’APC à obtenir un diplôme supérieur et assurer un recyclage à 48 directeurs d’administration locale. Cinq mille agents titulaires, chargés de l’état civil, devront également suivre une formation de mise à niveau dans 9 établissements de perfectionnement relevant du ministère de l’Intérieur.
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