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Le roi livre sous le chapiteau

14e Salon international du livre d’Alger

Le roi livre sous le chapiteau

Fin de polémique sur la délocalisation du 14e salon international du livre d’Alger (SILA). La manifestation se déroulera sous un chapiteau blanc, sur l’esplanade du complexe sportif 5 Juillet, à partir de demain et jusqu’au 6 novembre prochain. Hier, lors d’une conférence de presse animée au même endroit, Smaïl Ameziane, commissaire du Salon, a annoncé la présence de tous les éditeurs algériens. Le transfert de la manifestation du Palais des expositions de la Safex vers l’esplanade du 5 Juillet avait suscité la colère des deux syndicats des éditeurs (SPL et SNEL) lesquels avaient menacé de boycotter le Salon. « Nous n’avons aucune difficulté avec les éditeurs tant algériens qu’étrangers », a précisé Smaïl Ameziane, assis à côté de Youcef Sayah, Samia Chikh, Bouzid Harzallah et Hassan Bendif, membres du comité d’organisation. Une manière de suggérer que tout est rentré dans l’ordre.



Le nombre des éditeurs algériens est de 145. « Je n’ai aucun problème avec les éditeurs. Ce sont tous des collègues. Et je respecte l’éthique professionnelle », a soutenu M. Ameziane. Avec des éditeurs venus de 25 pays, le nombre global des participants sera de 343, alors que celui des ouvrages avoisine les 120 000 titres. L’installation du chapiteau et des stands est assurée par les entreprises algériennes Astalavista et Exposign. « Astalavista est issue de l’Ansej. Il n’y a ni euros ni dollars, pas d’étranger. Les prix des chapiteaux et des installations sont connus par l’Etat et les particuliers », a-t-il indiqué. L’espace est loué à 1500 DA le mètre carré. Le prix est identique pour les chapiteaux et pour l’équipement des stands.

Le chapiteau qui abrite le Sila s’étale sur une superficie de 20 000 m². Interrogé sur la censure, M. Ameziane a soutenu que tous les salons, notamment dans les pays arabes, sont codifiés par « des lois relatives à l’outrage aux institutions, à la morale, à l’extrémisme. Il y a beaucoup d’ouvrages que vous n’aimeriez pas voir circuler. Les livres qui portent atteinte à la moralité ou prônent le radicalisme religieux ne sont pas admis. L’ENTV n’est pas Canal Plus. Il y a des films qu’on ne voit pas en famille. L’Algérie est le seul pays où l’on évoque la censure », a-t-il affirmé. Selon lui, les livres des auteurs spécialisés dans la propagande du mal ne peuvent être exposés. « Ils ne sont vendus ni ici, ni en Tunisie, ni au Maroc. Il y a des commissions interministérielles qui me dépassent. Elles sont là pour voir s’il n’existe pas de livres qui font du mal au pays. Ce n’est pas plus compliqué que cela », a indiqué le commissaire du Sila, soulignant qu’il était défenseur de la liberté d’expression en tant qu’éditeur. « Personne n’a été censuré chez Casbah Editions », a-t-il ajouté. A une question relative sur le dernier roman-pamphlet de Mehdi El Djezaïri, Poutakhine, publié à compte d’auteur, M. Ameziane a répondu que la censure ne touchera aucun ouvrage algérien. Le domicile de Mehdi El Djezaïri a subi une perquisition policière vendredi 23 octobre 2009. L’ouvrage n’est pourtant pas interdit par la justice. Smaïl Ameziane a qualifié de « politique » la décision de transférer l’organisation du SILA de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) à un commissariat sous l’égide du ministère de la Culture. L’ANEP a, selon lui, discrètement pris part à l’organisation du Salon. La présence visible d’agents de sécurité privés est, d’après M. Ameziane, liée au fait que le chapiteau est dressé en extérieur.

La présence est, selon, sécuritaire et non policière. « Nous devons assurer la sécurité des biens et des visiteurs. Je souhaiterais qu’il n’y ait pas d’incident. Le chapiteau est sous télésurveillance. Ce qui m’importe est le respect du public. Je ne veux pas qu’on vole un sac ou un portable à un visiteur. Je veux que les familles soient à l’aise », a-t-il dit. Le slogan du Sila, « Le roi livre », inspiré visiblement de la tragédie de William Shakespeare Le Roi Lear, a été choisi, selon, par un panel composé d’une vingtaine de personnes. « Le choix a été fait après débat. Le roi livre est un slogan léger. Il nous a plu et nous l’avons adopté », a-t-il indiqué. Détaillant le programme, Bouzid Harzallah a annoncé une table ronde sur les femmes romancières arabes qui aura lieu le 2 novembre en présence de l’Irakienne Inaâm Kachachi, de la Marocaine Khenata Bennouna et de l’Algérienne Amel Bachiri (qui vit à Dubaï). Selon lui, des auteurs et journalistes de Ghaza, d’El Qods et de Ramallah animeront des conférences sur la situation de la culture dans les territoires palestiniens. La Palestine et l’Afrique sont les invités d’honneur du Salon. Un récital sera consacré au poète Azzedine El Menasra. « Je le considère comme le digne héritier de Mahmoud Darwich. Il a déjà enseigné en Algérie pendant huit ans », a souligné Bouzid Harzallah. Hommage sera rendu à la romancière algérienne Ahlem Mostaghanemi, au défunt poète Omar El Bernaoui, auteur du chant patriotique (nachid) Min adjlika ichna ya watani et à Francis Jeanson, fondateur du célèbre réseau de soutien aux combattants de la guerre de Libération. Selon Samia Chikh, une table ronde abordera les problèmes et les perspectives de l’édition en Afrique. Des auteurs, présents à Alger durant le deuxième Festival culturel panafaricain (Panaf) de juillet dernier, reviendront sur les résidences d’écriture. « On va parler de cette expérience et découvrir les fruits des résidences. Des auteurs africains liront les textes d’écrivains algériens », a-t-elle noté. L’Ivorienne Tannela Boni et le Camerounais Eugène Ebodé seront, entre autres, les invités du SILA. L’évocation de Kateb Yacine fera l’objet d’une conférence qui sera animée par Abdelaziz Boubakir, Rachid Boudjedra et Omar Chaâlal. Youssef Sayah a mis l’accent sur deux autres importantes tables rondes : « L’axe Paris-Alger-Le Caire dans l’imaginaire politique français » présentée par Paul Balta et Ahmed Youcef ainsi que « El Qods et la Palestine : situation et perspectives », modérée par Hocine Belalloufi et animée par le Palestinien Hassan Balawi, le Belge Sébastien Boussois, l’Italienne Paola Caridi et le Français Alain Gresh. La littérature sud-américaine ne sera pas en reste.

L’Algérien Sadi Lakhdari, chargé des hautes études ibériques à la Sorbonne de Paris, animera avec l’écrivain chilien Sergio Macias, l’art d’écrire en Amérique latine. Juan Castilla Brazalès, directeur de l’Institut arabe de Grenade, fera, jeudi 29 octobre, une présentation de son dernier ouvrage Il était une fois en Andalousie. Autre rendez-vous intéressant : la conférence de Jean Bricmont, « Responsablité de protéger et Cour pénale internationale : vers une justice pour les pays du Sud ? », qui sera présentée par Meriem Abdou. La critique littéraire au Maghreb fera l’objet d’un débat animé, entre autres, par la Tunisienne Imen Laâbidi, le Marocain Abdeljalil El Azadi et l’Algérien Ahmed Mennour. Aucun prix littéraire ne sera accordé cette année. D’habitude, l’Association des libraires algériens (Aslia) organisait une sélection des meilleurs ouvrages. Pour Smaïl Ameziane, le retrait de Aslia est dû au fait qu’il ne pouvait pas y avoir deux gestionnaires pour le Salon du livre. « J’invite la presse à organiser le concours des meilleures œuvres littéraires. Montez un jury international et faites-le. Les éditeurs ne peuvent pas le faire car on ne peut être juge et partie », a-t-il dit. Le SILA sera-t-il maintenu à l’avenir à l’esplanade du 5 Juillet ? « C’est au public de décider ! », a répondu Smaïl Amziane. Invités au Salon, Amin Malouf, Jorge Semprun, Regis Debray et Antoine Sfeir n’ont pu faire le déplacement à Alger. « Ils ne pouvaient pas le faire en raison d’un agenda chargé. Mais ils promettent de venir l’année prochaine », a précisé Youssef Sayah.



Par Fayçal Métaoui

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Avis des lecteurs...

Le 26.10.2009 à 21h01
Le roi livre sous le chapiteau

un rendez-vous à ne pas ratter,l’occasion de nourrir son ésprit et faire profiter les enfants des bienfaits de la lecture

répondre


Le 26.10.2009 à 20h16
Le roi livre sous le chapiteau

je pensais que "La condition humaine" était de Amar Tou, .

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Le 26.10.2009 à 16h21
Le roi livre sous le chapiteau

Cher Idir, quels beaux romans que ceux que vous citez. J’ai trouvé les nouveautés des auteurs que vous citez. "Frank Liken Neddouh" de Abdelaziz Belkhadem, "Touche pas au grisbi" de Djamel Bent Abbés, "Quattadeux" de Benbouzid, "Jamais le Dimanche" de Aboudjerra Soltani. "Les mémoirs d’espoir" et "les mémoires de guerre" le stock est épuisé, par contre j’ai trouvé "Il n’est pas trop tard pour recommencer" de Abdelaziz Mugabé. - Med Tahar.

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Le 26.10.2009 à 13h24
Le roi livre sous le chapiteau

mettez là où vous voulez votre salon celà ne m’interresse pas car dans tous les cas les beaux livres sont chers. Les gens qui s’intéressent à la culture n’ont pas d’argent et pour ceux qui en ont elle reste le dernier de leurs soucis. sauf une minorité peut être.

répondre


Le 26.10.2009 à 11h24
Le roi livre sous le chapiteau ( Le roi livre détourné de son palais et sommé à la pratique du sport ou à la guillotine.)

Je suis professeur de français langue étrangère au collège à Alger, plus précisément à EL Harrach. J’habite à Hassen Badi (ex Belfort) donc à proximité de la Safex,de par ma profession, j’attendais beaucoup de ce salon évnementiel selement pour moi l’endroit de l’emplacement choisi par les respnsables(à Chvaley) n’a pas tenu compte de la disponibilté du déplacement et des moyens de transport qui sont presque inexistants(je ne suis pas véhiculée)et pour prendre un taxi leurs tarifs dépassent mes moyens d’enseignante(mon snmg est islamiste, il jeûne toute l’année.) et ce point est vraiment crucial, je ne comprends pourquoi l’on fait une "foire "là où les personnes les plus concernnées, je ne parlerai pas des commerçants qui revendront leurs articles achetés au prix de l’or(crise économique oblige) ne peuvent pas s’y rendre, je suis en colère parce quand je vois LE PALAIS DES EXPOSITIONS tous les jours profiter à la vente de véhicules, à l’électroménager et aux casse-croutes( aujourd’hui, il es vide, il n’y a que les étudiants en marketing) alors que les aricles les plus interessants,qui se commercialisent très bien car le but de la safex c’est bien de vendre, puisque le monde qui visite l’xposition des livres dépasse de très loin celui qui vient admirer les nouveautés dans le domaine des voitures et la mécanique s’en vont ailleurs dans un COMPLEXE SPORTIF.Cela me fait penser à un un récit court por enfants "UN JOUR LE ROI LIVRE, PARCE QUE EN ALGERIE LE LIVRE EST ROI, VOULAIT PRATIQUER LE SPORT ET L’INSERER DANS SES PAGES AFIN DE DEVELOPER L’ESPRIT ET LE CORPS DES SES LECTEURS" LES INTELLECTUELS" SANS QUE CEUX-CI N’AIENT BESOIN DE LE FAIRE, IL S’EN ALLA DONC S’INSCRIRE DANS LE COMPLEXE SPORTIF DU 5 JUILLET...." à moins que l’on recommence une autre foire à la safex dans les prochains jours ????? Je vous remercie de lire mon courrier, je suis vraiment en colère.Je profite pour vous dire que l’internet à la maison m’apporte beaucoup ; je peux lire les journaux nationaux à la maison à tête reposée, c’est vraiment très bien,et vous en remercie beaucoup cela doit vous prendre du temps et de l’énergie. Peut être viendra le jour où je pourrai m’abonner à vos supléménts via internet et recevoir les magasines DANS MA BOÏTE AUX LETTRES au lieu des factures.

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Le 26.10.2009 à 10h20
Le roi livre sous le chapiteau

Tres bon retour de la rubrique "réactions des lecteurs" sur le web.ça nous a beaucoup manqué.

répondre


Le 26.10.2009 à 10h06
Le roi livre sous le chapiteau

Un rois ne doit pas se mettre sous un chapiteau, un roi doit régner !!

I.Mouloud

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Le 26.10.2009 à 05h09
Le roi livre sous le chapiteau

Voila donc que soudainement je ressens remonter en moi le terrible poids de cet exil amer et pesant. Cet exil qui m’empêche de m’enivrer sous ce chapiteau forain où foisonnent les dernières publications de nos plus éminents penseurs. Que c’est pénible de devoir se priver du plaisir de s’abreuver de toute cette richesse littéraire algérienne. Ma curiosité scientifique fait que je déroge à ma retenue et ma pudeur pour demander s’il y aurait une lectrice ou un lecteur d’El Watan qui pourrait se rendre à ce salon du livre pour m’acheter "les fleurs du mal" de Abdelaziz Belkhadem, "les misérables" de Djamel Ould Abbès, "La condition humaine" de Belbouzid, "les cosaques" de Said Barkat, "les Damnés de la Terre" de Aboudjerra Soltani et bien évidemment "Les mémoires de guerre" et "les mémoires d’espoir" du plus grand révolutionnaire de la planète, homme de lettres, illustre penseur contemporain : Sa majesté Abdelaziz Mugabé. Idir de Paris

répondre
Le roi livre sous le chapiteau

il y a rien de scientifique dans les titres que vous venez de citer.restez la ou vous etes,,et continuez a lire les classiques francais.laissez les algeriens qui essaient ..essayer


Le roi livre sous le chapiteau

Bravo Idir !!

Rabah de Montréal


Le roi livre sous le chapiteau

< de toutes les merveilles de la nature, la plus etonnante c’est l’homme.

Oui, prodige que l’industrie de l’homme : par elle il brave les montagnes, par elle aussi, il se brise. sûr de son pouvoir, il trébuche, son audace a sa chute le mene. SOPHOCLE Antigome.> fraternellement lhadi


Le roi livre sous le chapiteau

J’ai oublié un titre. Un véritable chef d’oeuvre pourtant : " LA SOLUTION FINALE" de Heinrich Himmler Yazid Zerhouni.





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